Une vie consacrée à l'écriture typographique

  • Thèmes : Culture Typographique
  • Nombre de pages : 128 quadrichromie
  • Format : 21 x 30 cm
  • ISBN : 978-2-911220-11-1
  • Prix : 39,50 €

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 Adrian Frutiger nous parle des faits marquants qui ont déterminé sa vie. Son enfance au milieu de sa famille, aux environs d’Interlaken. Si la nature est splendide, la vie était alors économiquement difficile. Il apprend la typographie dans une petite imprimerie d’Interlaken et comprend, en manipulant des caractères de plomb à longueur de journées que toutes les pensées de l’homme pouvaient être fixées pour les lecteurs du monde entier. « Ce dur apprentissage, dit-il sans regret, me fut bénéfique pour toute ma vie professionnelle qui allait suivre. »

En 1948, sans un sou en poche, il s’inscrit à l’École d’arts appliqués de Zürich pour y apprendre le dessin de la lettre dans un cycle de quatre années. L’enseignement est rigoureux, mais Adrian était formé à la précision et les professeurs excellents. Les études achevées, il lui faut trouver du travail. Pour montrer ce qu’il sait faire, il a alors l’idée d’imprimer son travail de diplôme de fin d’études et de l’envoyer à toutes les fonderies de caractères d’Allemagne et de France, « ce qui valait mieux qu’un long discours ». C’est Charles Peignot, directeur de la fonderie Deberny & Peignot, à Paris, qui lui répond le premier, et c’est ainsi qu’il débarque en gare de l’Est, en 1952, avec sa jeune épouse et deux valises. Il a 24 ans.

Adrian Frutiger nous explique ensuite, bien sûr, ses « grands travaux » et leur contexte, ses collaborations, les bons et les mauvais moments. Et de réalisation en réalisation, d’année en année, on retrouve, en fond de trame, la pugnacité et l’esprit inventif et pratique de l’adolescent.

On découvre également, et cela est moins connu, un autre Frutiger : le philosophe et le spirituel, l’homme de cœur. Lui, qui a passé sa vie professionnelle à créer des caractères typographiques, d’abord pour le plomb, puis pour la photocomposition et enfin pour la numérisation informatique, a consacré toute une partie de son temps à s’exprimer graphiquement « d’une façon d’écrire autrement qu’avec des lettres », sous la forme de figures symboliques, dont Le cercle de la vie et Le jeu des perles de verre sont les temps forts.


• Format 21 x 29,7 cm, 128 pages imprimées en quadrichromie. Relié.
• Très nombreuses illustrations.
• ISBN 2-911220-11-0 Prix : 39,50 euros
• Public concerné : étudiants et enseignants en arts graphiques, et tout passionné de typographie.



Pas de cession de droits de traduction pour ce titre

Adrian Frutiger tells us about the formative years of his life. His childhood in the midst of his family around Interlaken. The natural environment may have been splendid, but life was economically difficult. At a little Interlaken printing press, he learned the art of printing, and in handling the lead characters all day long, he told himself that these letters could “store” man’s thoughts for readers worldwide. “This rather rigorous apprenticeship,” he says, without a note of regret, “would be useful to me throughout my entire professional life.”

In 1948, without a cent in his pocket, he registered at the School of Applied Arts in Zurich to learn how to form letters, a four year programme. The classes were demanding, but Adrian was already very meticulous (thanks to his previous work) and his professors were excellent. Once his studies were finished, he needed to find work. To illustrate what he had learned, he had the idea of printing his diploma and sending it to all the type foundries in Germany and France, “which was worth more than a thousand words.”

It was Charles Peignot, director of the Debemy and Peignot foundery in Paris who first answered him and that is how he arrived at the gare de l’Est in 1952, with his young wife and two suitcases. He was then twenty-four years old. Adrian Frutiger tells us about his major works in their context, his joint projects, the great and not so great moments. And from project to project, year to year, we continue to find in the background , the staying power and the inventive and practical spirit of an adolescent.

We also discover what is a little less well known, a different Frutiger: the philosophical and the spiritual man. This man, who spent his professional life creating character fonts, first in lead for typesetting by hand, then for phototypesetting and lastly for computer digitalisation, and has, in fact devoted a good part of his time creating ways to express himself graphically, resorting to “a way of writing other than with letters,” with symbolic figures of which The circle of life and The glass bead game fonts were highlights.


• Format 21 x 29,7 cm, 128 pages printed with 4-colour process. Bound edition.
• Numerous illustrations.
• Interested publics: students, graphic arts teachers and typography enthusiasts.

Adrian Frutiger nous parle des faits marquants qui ont déterminé sa vie. Son enfance au milieu de sa famille, aux environs d’Interlaken. Si la nature est splendide, la vie était alors économiquement difficile. Il apprend la typographie dans une petite imprimerie d’Interlaken et comprend, en manipulant des caractères de plomb à longueur de journées que toutes les pensées de l’homme pouvaient être fixées pour les lecteurs du monde entier. « Ce dur apprentissage, dit-il sans regret, me fut bénéfique pour toute ma vie professionnelle qui allait suivre. » En 1948, sans un sou en poche, il s’inscrit à l’École d’arts appliqués de Zürich pour y apprendre le dessin de la lettre dans un cycle de quatre années. L’enseignement est rigoureux, mais Adrian était formé à la précision et les professeurs excellents. Les études achevées, il lui faut trouver du travail. Pour montrer ce qu’il sait faire, il a alors l’idée d’imprimer son travail de diplôme de fin d’études et de l’envoyer à toutes les fonderies de caractères d’Allemagne et de France, « ce qui valait mieux qu’un long discours ». C’est Charles Peignot, directeur de la fonderie Deberny & Peignot, à Paris, qui lui répond le premier, et c’est ainsi qu’il débarque en gare de l’Est, en 1952, avec sa jeune épouse et deux valises. Il a 24 ans. Adrian Frutiger nous explique ensuite, bien sûr, ses « grands travaux » et leur contexte, ses collaborations, les bons et les mauvais moments. Et de réalisation en réalisation, d’année en année, on retrouve, en fond de trame, la pugnacité et l’esprit inventif et pratique de l’adolescent. On découvre également, et cela est moins connu, un autre Frutiger : le philosophe et le spirituel, l’homme de cœur. Lui, qui a passé sa vie professionnelle à créer des caractères typographiques, d’abord pour le plomb, puis pour la photocomposition et enfin pour la numérisation informatique, a consacré toute une partie de son temps à s’exprimer graphiquement « d’une façon d’écrire autrement qu’avec des lettres », sous la forme de figures symboliques, dont Le cercle de la vie et Le jeu des perles de verre sont les temps forts. • Format 21 x 29,7 cm, 128 pages imprimées en quadrichromie. Relié. • Très nombreuses illustrations. • Public concerné : étudiants et enseignants en arts graphiques, et tout passionné de typographie.

Ma patrie
    Unterseen
    Mes parents
    La machine Jacquard
    L’école
    Mon apprentissage
    D’Interlaken à Zürich
    Walter Käch
    Alfred Willimann
    Mon travail de diplôme de fin d’études
    Les pierres de la rivière Sihl

Paris
    Le départ à Paris
    Le Méridien
    Du plomb à la photocomposition
    L’évolution de la qualité de la composition au XXe siècle
    L’Univers
    L’École Estienne
    Les Arts Déco
    Notre vie familiale
    Un atelier de création
    L’atelier de la place d’Italie
    L’atelier « À la Vache noire »
    La Réunion des musées nationaux
    Sigles et logotypes
    Du logotype à l’image de marque
    Interventions en public
    Quelques comparaisons
    Les critères de la lisibilité
    L’écriture, moyen international de communication
    Mes principaux caractères de labeur

Les projets
    Le système de signalisation de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle
    La décoration murale en gare de Roissy
    La signalisation du métro parisien
    L’OCR-B : écriture saisie par l’ordinateur
    Une image pour la nouvelle Poste suisse
    Un nouveau caractère pour la signalétique du réseau routier suisse
    Le Devanagari, écriture d’une autre civilisation
    En relation avec le caractère indien

Écrire autrement qu’avec des lettres
    Figures symboliques ou symboles figuratifs ?
    Le cercle de la vie
    Le jeu des perles de verre

    La montre
    Le retour dans notre patrie