
Marie-Laure Potel est musicienne et elle s'est formée très tôt à la psychophonie et au chant prénatal, dont elle a participé au développement. Elle s'est particulièrement investie dans l'affinement de cette approche corporelle de la voix, ouverte et accessible à tous.
Elle travaille constamment en lien avec le corps médical. Elle anime des ateliers de chant prénatal dans des maternités et dans une association de musique. Des bébés aux personnes âgées, elle intervient dans différents centres ainsi que dans des formations professionnelles.
La diffusion du chant prénatal est une de ses priorités. Elle forme des animateurs de chant prénatal et le transmet également en Espagne.
Mère de quatre enfants, elle a vécu pour elle-même l'expérience du chant prénatal. Elle en est ressortie encore plus convaincue de ses bienfaits.
Cet ouvrage aborde toutes les aspects, physiologiques et pratiques du chant prénatal. Il en explique le pourquoi et le comment, à chaque étape de la grossesse. Les ateliers de chant prénatal proposent des exercices originaux basés sur la voix et la respiration qui permettent aux femmes enceintes de s'approprier pleinement de leur grossesse et cet événement majeur et unique qu'est l'accouchement.
Ce n'est pas une méthode de préparation à l'accouchement à part entière mais un complément qui soulage les futures mères. En effet, les vocalises permettent aux muscles qui interviennent au moment de l'accouchement (ceinture abdominale, diaphragme, périnée ... ) de se détendre. Dès le deuxième ou le troisième mois de grossesse, on peut commencer ces cours. Ils sont collectifs et les pères sont les bienvenus. «C'est un moment de bien-être pour communiquer avec son bébé à travers des chansons tendres. Il n'y a pas que l'objectif de l'accouchement dans ces séances mais l'envie d'être bien. On pratique l'éveil corporel, en prenant conscience de son corps à travers des exercices chantés. On fait des vocalises, on sent son corps vibrer, nos points d'appui, la dynamique du souffle qui re-lâche les tensions. Et enfin, on chante, déclare Marie-Laure PareI, musicienne tonnée à la psychophonie* et animatrice de cours de chant prénatal. Les scéances ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. Les ateliers restent accessibles encore environ un trimestre après la naissance.
En pratique
Chaque note résonne dans un lieu du corps. Les plus graves résonnent dans le bassin. Plus on approche de la date d'accou-chement, plus les femmes sont capables d'atteindre ces notes. Le jour J, la femme chante. « Les sons graves émis lors des contractions facilitent la décontraction du bassin et du périnée ainsi que la dilatation du col de l'utérus pour mieux endurer les contractions douloureuses. En émettant ces sons, la femme gère le débit d'air plus facilement. Ce chant vibre dans le corps, il ya comme un micromassage sonore. Plus on arrive à relâcher les tensions autour de l'utérus, plus on est détendue et plus les contractions sont efficaces. Même sous péridurale, la femme peut chanter des sons graves pour accompagner le f½tus par sa vibration sonore ~, souligne Marie-Laure PoteL .. La psychophonie est une approche consciente de la voix fondée sur la relation entre les sons, les rythmes et l'homme.


