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Témoignage de Pauline Macabies

Rédigé le lundi 20 mai 2013

Témoignage de Pauline Macabies (Equipe de France de Biathlon) autour des résultats des techniques proposées dans La course

 

J'ai commencé ma collaboration avec Fred au printemps dernier (2012). Mon objectif était d'optimiser mes appuis pour pouvoir augmenter la fréquence de mes pas en ski de fond.

Après avoir évalué ma course pieds nus sur stade, il est apparu une différence entre mes appuis jambe droite/jambe gauche, ainsi que des imperfections globalement dans ma posture. Suite à cela nous avons mis en place une série d'exercices posturo-dynamiques spécifiques à effectuer régulièrement incluant de la course à pied avec une prise d'appui avant-pied. Nous avons travaillé principalement à distance, avec des retours vidéo, photos, et téléphone pour échanger sur les sensations. Les exercices ont évolué au fur et à mesure de ma progression. Lorsqu'un exercice était compris et intégré, il était soit complexifié, soit remplacé.

J'ai d'abord travaillé à pied, puis en skis à roulettes. Dès mes premières séances sur skis à roulettes j'ai vu des changements dans mes placements, dans mes appuis, au niveau des pieds jusqu'à mes poussées de bras. Durant l'été le travail a continué à évoluer en gardant à la fois des exercices à pied et sur skis à roulettes. J'ai ressenti une grosse progression, surtout dans les montées lors des courses estivales. J'arrivai à enchaîner mes pas plus vite sans être plus essoufflée, et sur les plats toute mon énergie était consacrée à mettre de la puissance dans mon ski, et non à chercher mon équilibre avant de pouvoir pousser sur mes jambes.

A l'automne, j'ai rechaussé les skis de fond sur neige. La transition a été plus délicate car je passai d'un support dur (la route) à des conditions de neige variantes et souvent beaucoup plus « molles » qui nécessitaient des ajustements au niveau des appuis. J'ai malgré tout retrouvé les progrès acquis durant la préparation sur goudron, que j'ai pu mettre en pratique lors de mes courses de l'hiver.

Durant la saison d'hiver, mon objectif n'était plus de progresser mais de mettre en application pendant les compétitions le travail effectué à l'entraînement. Mes objectifs techniques ont été atteints ; et j'ai encore une belle marge de progression devant moi !

Au delà du travail purement technique, ma collaboration avec Fred m'a apporté deux autres choses essentielles pour moi.

  • Le résultat est une conséquence. Les points techniques travaillés m'ont permis durant les compétitions de ne plus penser au résultat mais seulement à la manière de skier en me concentrant sur un ou deux points précis.
    • Au lieu de me dire « je dois aller le plus vite possible » je me suis dit « je dois ramener ma jambe de telle façon et écarter les bras ». J'ai ainsi gagné en relâchement, en effectuant un geste "propre", et du coup le chrono était meilleur.
    • Cela m'a servi encore plus sur les courses longues distances, où le geste à tendance à se dégrader au fil des km. En plus d'avoir un ski efficace, j'ai pu économiser de l'énergie tout au long du parcours.
  • L'implication et le plaisir par le fait de comprendre et de maitriser sa gestuelle. Arrivé à un certain niveau, il est de plus en plus difficile de progresser techniquement. La routine s'installe petit à petit, l'entraînement devient lassant, on regarde sa montre pour « faire ses heures »... Découvrir le système EAD m'a permis d'apprendre beaucoup, d'abord sur le corps humain et la course à pied avant-pied. Ensuite, adapter ces nouvelles connaissances à mon sport a été une source de motivation énorme qui m'a aidé à m'impliquer encore plus dans mon entraînement en prenant du plaisir dans chacune de mes séances.

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Auteurs associés :

BRIGAUD Frédéric


La Vie

Rédigé le mercredi 1 mai 2013

LA DRACHME PERDUE. L'ANTHROPOLOGIE "CORPS, AME, ESPRIT" EXPLIQUEE de Michel Fromaget. C'est le livre par lequel commencer si l'on veut comprendre l'½uvre de Michel Fromaget et l'anthropologie ternaire. L'auteur apporte un éclairage sur la façon dontles pères de l'Église et saint Irénée de Lyon ont présenté l'homme en trois dimensions. Il effectue aussi le lien entre cette approche et celle des grandes traditions spirituelles.

Auteurs associés :

FROMAGET Michel


le Monde des Ados

Rédigé le mercredi 24 avril 2013

Conçu par la maman d'un enfant allergiques, ce livre montre qu'on peut être allergique et  gourmand !

Auteurs associés :

SABOT-PATRACONE Nelly


Barefoot Runner

Rédigé le lundi 1 avril 2013

« ...
 
Le dernier ouvrage de Frédéric Brigaud dédié à la course à pied nous aide à mieux appréhender l'importance de la posture, de comprendre les er­reurs techniques couramment commises par les coureurs, depuis la prise d'appui jusqu'à l'orientation des bras ou encore celle de la hanche. La richesse des informations pourrait même en impressionner certains... Cet ouvrage est destiné aux professionnels du monde du sport, au monde mé­dical, mais également aux passionnés de la course à pied compétiteurs ou amateurs grâce au double niveau de lecture voulu par l'auteur qui permet de retenir l'essentiel même si l'on n'a pas reçu de formation spécifique en biomécanique. Une nouvelle impulsion pour votre foulée !
 
 

En course à pieds, doit-on prendre en considération la ges­tuelle du corps dans son ensemble et pas uniquement les pieds et les jambes ?

Assurément ! Le corps est un tout où tous les éléments interagissent. En avoir conscience et savoir comment lier et mobiliser les différentes parties du corps est un réel atout ; source de préservation et de performance. Dans le cadre de la course à pieds c'est dédier l'ensemble du corps pour un déplacement vers l'avant. Combien de coureurs n'emploient que leurs jambes pour courir négligeant le haut du corps ? Ils n'ont pas conscience que du fait qu'il est mal employé il les freine, les déséquilibre et impacte leur foulée. Le premier athlète complet, c'est-à-dire orchestrant l'ensemble de ses segments pour avancer, que j'ai pu observer dans la pratique de la course à pied et plus spécifiquement du Trail est Dawa Sher­pa. Ce jour là, en 2009 aux Contamines, j'ai pu constater que pas un secteur de sa gestuelle n'était mal employé. Efficacité, aisance, fluidité, solidité et marge de man½uvre sont des mots qui caractérisent sa biomécanique, sa gestuelle. Chez lui la performance est une conséquence, pas un objectif. Donc oui, on doit prendre en considération le corps dans son ensemble si l'on souhaite être efficient ; l'interrelation bras, tronc, jambe a une action directe sur la foulée.
Ce jour là, en 2009 aux Contamines, j'ai pu constater que pas un secteur de sa gestuelle n'était mal employé. Efficacité, aisance, flui­dité, solidité et marge de man½uvre sont des mots qui caractérisent sa biomécanique, sa gestuelle. Chez lui la performance est une conséquence, pas un objectif. Donc oui, on doit prendre en considération le corps dans son ensemble si l'on souhaite être efficient ; l'interrelation bras, tronc, jambe a une action directe sur la foulée.
 
 

Est-ce réellement possible de courir silencieusement ?

Sans aucun bruit, très difficile. Le bruit traduit l'importance de l'im­pact lors de la prise d'appui, c'est un bon indicateur de la qualité de votre prise d'appui. Courir en tapant des pieds c'est gaspiller de l'énergie inutilement. Les chaussures avec de fort amorti rendent très difficile la perception de celui-ci. Alors que l'amorti est un point clé de l'efficience, il détermine l'onde de choc qui se propage dans l'organisme sous tension et rentre en ligne de compte dans le rendement de votre foulée et la préservation.
 


Comment réduire les douleurs post efforts au niveau des mollets ?

En courant intelligemment ! Mieux vaut prévenir que guérir. Si vous avez des douleurs dans les mollets après avoir couru, c'est que vous avez dépassé vos capacités du moment.
 

 


Existe t'il des contre-indications à la course pieds nus si on a l'habitude de courir avec des orthèses et/ou des modèles an­ti-pronation / supination ?
Vaste sujet où il faudrait donner une réponse individualisée. Ce qui est certain c'est qu'il existent des malformations, des déformations et / ou des pathologies qui nécessitent le port d'orthèse et qui de ce fait ne permettent pas de courir les pieds nus. Un professionnel devrait être à même de le déterminer. Lecteurs, si vous êtes concernés, posez lui directement la question. Cependant, après avis, si une « pronation » ou une « supination », bien que je n'aime pas employer cette terminologie qui s'attribue à la main, n'est pas la conséquence de pathologies, de malformations ou autres, mais provient d'un réel défaut de prise d'ap­pui, la course pieds nus est possible. Il faudra alors que la personne apprenne à prendre appui afin de corriger ses défauts. Recentrons la discussion, et n'oublions pas que la course pieds nus c'est avant tout une prise d'appui avant-pied. Alors je pose la question suivante pour lancer le débat, quelle action a une semelle lorsque vous prenez un appui avant-pied ?

 


Est-ce que le pied peut corriger de lui-même une mauvaise prise d'appuis et/ou une mauvaise posture ?

La réponse est non, le pied n'est pas auto-correcteur et il ne corrige pas une mauvaise prise d'appui, par contre lui (le pied) et le reste du corps compenseront les répercussions de cette mauvaise prise d'ap­pui. Et qui dit compensation, dit baisse de rendement, augmentation de la dépense énergétique, et un empilement articulaire dynamique (EAD) moins optimal. Si vous avez un défaut de prise d'appui vous risquez de le garder longtemps, sauf si vos gestes du quotidien ou d'autres pratiques sportives, voire des traumatismes, vous amènent à changer vos appuis, mais c'est alors un peu « au petit bonheur la chance ».
 
 ... »

Auteurs associés :

BRIGAUD Frédéric


60 Millions de consommateurs HS

Rédigé le lundi 1 avril 2013

Les enfants affûtent dès le plus jeune âge leurs goûts et leur répertoire alimentaire, d'autant plus variés qu'ils auront été très tôt invités à la diversité. Oui, mais voilà, en cas d'allergie alimentaire sévère, comment faire ? Nelly Sabot-Patracone, maman d'un enfant polyallergique, s'est essayée au fourneau pour proposer à son fils des plats aussi sûrs que gourmands et variés. Au menu, 130 recettes pour les jours de fête ou pour le quotidien, afin que le plaisir s'invite aussi à la table des personnes allergiques. Vous testerez bien un petit farci Paris-Bayonne ou un flan parfumé à la lavande ? Dans la famille de Nelly Sabot-Patracone, tout le monde dit oui avec plaisir.

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SABOT-PATRACONE Nelly


4 saisons du jardin bio

Rédigé le lundi 1 avril 2013

Directrice de recherche honoraire au CNRS et auteur d'un Grand traité des épices, Mireille Gayet présente dans ce gros livre plus de 90 plantes aromatiques, leur histoire, leurs utilisations en médecine et surtout en cuisine, avec de nombreuses recettes.  

Magnifiquement illustré de dessins à l'encre et d'aquarelles, c'est un livre de référence, précis. érudit et accessible, d'où s'échappent de délicieuses effluves ... 

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GAYET Mireille


Grandir autrement

Rédigé le vendredi 1 mars 2013

 

L'auteure a un enfant polyallergique et, lorsque l'on voit la liste des aliments qu'il ne supporte pas, on craint qu'il ne prenne pas de plaisir à table. Pourtant, sa mère a su lui élaborer ces 130 recettes très variées, en prenant en compte son souci d'une nourriture qui reste équilibrée. Les non-allergiques ne dédaigneront pas ces petits plats ! 

Auteurs associés :

SABOT-PATRACONE Nelly


Nutriveig

Rédigé le mardi 5 février 2013

C'est le grand retour des légumes oubliés dans nos assiettes, et plus précisément des légumes « racines » ou tubercules : topinambours, panais, rutabagas...

Les consommateurs sont en quête d'authenticité et de naturalité, ils ont la nostalgie des légumes qui ont du goût, comme dans les légumes « racines » (qui poussent donc dans la terre). C'est le cas de la betterave, mais chaque légume apporte son petit goût caractéristique : noisette pour le topinambour, sucré pour les crosnes, piquant pour le radis noir...

Ils ont également de drôles de formes, de couleurs et il existe bien plus de variétés qu'on ne l'imagine : une cinquantaine de variétés a refait surface ! Prenons l'exemple de la betterave : le plus souvent on consomme la betterave rouge cuite. Or, il existe de la betterave jaune, blanche, la crapaudine allongée, soit plus de 5 variétés !
Mais faute de rendement suffisant, certaines variétés ont été négligées, comme les crosnes. On a privilégié des variétés plus faciles à cultiver, plus productives, plus homogènes dans la forme, la texture et la saveur.
D'autres légumes ont été abandonnés, tel le rutabaga par exemple, car il est lié à de douloureux souvenirs liés (pendant la guerre où on en mangeait beaucoup !).
D'autres, il faut le reconnaître, demandent une préparation culinaire longue et fastidieuse, comme éplucher les topinambours !
Il y a aussi des désagréments digestifs en raison de leur richesse en fibres (un peu comme les légumineuses type haricots secs).

Côté nutritif, ces légumes n'ont pas d'atouts supplémentaires, ils sont complémentaires aux traditionnels poireaux, carottes, choux et légumineuses (type lentilles, haricots secs...). L'idée est surtout de profiter de leur pleine saison, automne-hiver, où ils offrent leur meilleur potentiel (fibres, vitamines, sels minéraux, glucides)! Ce n'est pas le cas d'une tomate ou d'une courgette vendue avant l'été, qui s'avère très peu nourrissante (du fait d'une culture sans soleil sous serre).
Ensuite, chaque légume racine présente une composition différente et des atouts nutritionnels différents. Seule indicateur visuel : chaque couleur indique une famille d'antioxydants (substance bénéfique pour la santé). Alors variez les couleurs dans votre assiette !

Quelques idées pour se régaler ...

Tous ces légumes racines peuvent se cuisiner simplement ou de façon plus gastronomique. D'ailleurs de plus en plus de grands chefs étoilés les ont remis à la carte ! Je vous conseille de démarrer par des légumes proches de ceux que vous connaissez : le panais s'apparente à la carotte, il suffit de le peler ou de le brosser et de l'ajouter dans une soupe, dans un gratin de légumes (avec carotte ou potiron...). Les autres variétés de betteraves se mangent crues en carpaccio ou râpées dans une salade de crudités.
Et pour vous donner plus d'idées voici deux livres très différents :

 

« Légumes oubliés je vous aime... » (...)  : il propose plus de 60 recettes familiales simples à glisser dans nos menus du quotidien  (velouté de topinambours, gratin de panais, pot-au-feu de légumes anciens, crosnes aux noisettes...) avec plein d'astuces pratiques (frotter les crosnes dans du gros sel pour éliminer leur peau)

 

(...)

 

 

Retrouvez le blog ici !

Auteurs associés :

VIGOT-LAGANDRE Béatrice


Blog Allergie & Co !

Rédigé le jeudi 6 décembre 2012

 

Je vous propose de découvrir le livre de Nelly. Très belle rencontre avec Nelly via les réseaux sociaux, rencontre de maman d'enfants allergiques. On se comprend à demi-mot, des rires sarcastiques sur des situations, des coups de coeurs, des maux... J'ai eu envie de vous faire découvrir Nelly et son livre "130 Recettes pour allergies sévères". L'interview est volontairement longue, mais les mamans confrontées aux allergies se retrouveront dans leur quotidien en lisant le parcours de Nelly...Je vous souhaite une bonne lecture et une belle découverte.

 

Nelly Sabot en quelques mots : qui êtes vous, où vivez-vous que faites-vous actuellement....

Grande asthmatique en étant enfant j'ai été sensibilisée très tôt à l'influence de l'alimentation sur la santé, par mes parents qui cherchaient avec beaucoup de détermination un moyen d'améliorer mon quotidien.

La notion d'allergies alimentaires a alors été abordée, mais à l'époque, les tests étaient axés sur les allergies respiratoires...
Aujourd'hui je suis une maman, trentenaire, dont le petit garçon est poly-allergique. Mon principal but est de l'aider à bien grandir, à profiter des joies de la vie, et à s'intégrer correctement dans la société, parce que les allergies, même sévères, sont trop souvent considérées comme une tare et sont à l'origine d'exclusions .
Je souhaite également aider les familles dans le même cas que nous, c'est pourquoi j'ai créé un blog que j'alimente avec toutes les informations utiles que je parviens à trouver. Ce blog se veut être un « lieu » de communication également, parceque l'on se sent moins seul en rencontrant des personnes vivant une expérience similaire à la nôtre.
Voici le lien pour y accéder :
http://www.les-recettes-d-hugo.com

Vous pouvez également me retrouver sur Facebook où j'ai ouvert une page : Hugo et les allergies alimentaires.  

Qui est allergique chez vous ? 

J'ai senti très tôt qu'Hugo avait un problème avec le lait. A la maternité, après chaque tétée, il se tordait de douleur et régurgitait beaucoup...Je l'ai allaité pendant 8 mois, mais en consommant des produits laitiers que je lui ai forcément transmis. Il a souffert pendant plus de 20 mois de Reflux Gastro ¼sophagien, pendant plusieurs mois d'eczéma, de soucis respiratoires...

Les médecins le gavaient d'antibiotiques, de cortisone sans jamais tenir compte de mes doutes sur le lait.

Quand je l'ai sevré, j'ai décidé moi-même de lui donner du lait de soja...mais vers l'âge de 10 mois il a fait un ½dème de Quincke en mangeant un petit pot bio contenant un soupçon de crème...et nous avons eu très peur !

A l'hôpital, son cas a été pris au sérieux et des tests ont enfin été pratiqués !

Des allergies ont été détectées, les plus courantes, mais nous en découvrions d'autres à chaque visite chez l'allergologue...et j'attendais toujours d'avoir testé un aliment avant de l'introduire dans le régime d'Hugo.

La liste des allergènes s'est allongée au fil du temps et avec elle, notre vie a été complètement chamboulée :

Laits animaux, viande de b½uf et de veau, ½ufs, crustacés, blé et céréales contenant du gluten, sarrasin, quinoa, arachide, noix, pistache, mandarine, asperges, blettes, épinards, poireaux, oignon, persil, petits pois et pois chiches, lupin, câpres, pignons de pin, moutarde, poivre, curry.

Votre quotidien de maman d'enfant allergique (repas sorties vacances) ? 

Pour être disponible pour Hugo, j'ai arrêté de travailler. Ses allergies et sa grande fragilité au niveau ORL et respiratoires n'étaient pas compatibles avec une activité professionnelle...d'autant plus que nous ne trouvions pas de nounou : certaines ne voulaient pas « s'embêter » à garder un enfant allergique pour un salaire équivalent à celui d'un enfant « normal » (eh oui, c'est ce qu'on nous a dit !), les autres ont eu du mal à nous convaincre de leur sérieux et de leur réactivité en cas de problème.


Le quotidien d'une maman d'enfant allergique n'est pas toujours simple, car elle ne peut jamais avoir l'esprit vraiment tranquille : le danger est partout dès que l'on sort de chez soi !
Une maman d'enfant allergique ne peut pas, même exceptionnellement juste faire réchauffer un plat préparé, acheter une pizza ou aller au fast-food du coin.
Quand nous partons en vacances, il me faut prévoir d'apporter avec nous des « provisions », non pas pour faire des économies, mais pour avoir sous la main les produits qui nous sont indispensables. Pour cela il faut penser à les commander à l'avance auprès de sites spécialisés comme Allergie & Co.
Même en vacances, nous n'allons pas au restaurant, nous ne mangeons pas de glaces, de crêpes ou d'autres gourmandises tant prisées par les touristes...
Nous partons toujours dans des appartements où nous pouvons cuisiner et où nous disposons d'un lave-vaisselle pour pouvoir nettoyer toute la vaisselle efficacement avant de l'utiliser pour éliminer les traces d'allergènes laissées par nos prédécesseurs. Par ailleurs nous louons toujours des appartements où les animaux ne sont pas autorisés, Hugo étant aussi allergique aux chats...
Je ne travaille pas pour qu'Hugo puisse manger à la maison à midi...mais il arrive qu'il ait envie d'être avec ses copains. Dans le village où nous habitions sa présence n'était pas vraiment souhaitée, mais il y est allé une fois.
Dans notre nouvelle école il n'y a aucun souci : les menus sont affichés à l'avance pour que je puisse confectionner un panier-repas ressemblant et chaque détail a été étudié avec moi...ce que j'ai apprécié.
Pour le moment Hugo n'a pas éprouvé le besoin de s'y rendre, mais malgré tout, je sais que ce jour-là mon téléphone portable ne me quittera pas et la peur non plus. Malgré toute la bonne volonté du personnel péri-scolaire un accident est possible : les enfants peuvent mélanger leurs couverts, mettre des aliments adangereux dans l'assiette d'Hugo...bref, tant que cela sera possible, la présence d'Hugo à la cantine restera exceptionnelle.
Quand nous sortons, même pour un temps très court, en dehors de chez nous, nous n'oublions jamais la trousse d'urgence avec anti-histaminique, Ventoline, comprimés de cortisone et Anapen...
Il n'y a pas vraiment de place pour l'improvisation dans la vie d'un allergique. Cela dit, même si les allergies nous empêchent de manger tout ce que l'on veut, même si elles nous rendent plus méfiants, plus prudents, elles ne nous empêchent pas de profiter d'autres plaisirs...Hugo et sa joie de vivre permanente en sont la preuve

Et votre livre, pourquoi comment et qu'y a t'il dedans ?  

Lorsque le diagnostic est tombé pour Hugo, il nous a fallu vider le contenu de nos placards et changer nos habitudes en cuisine...cela n'a pas été simple au début, car j'ai fait beaucoup d'essais culinaires et puis parce que la peur de l'erreur éventuellement fatale était omniprésente. Nous ne connaissions pas encore tous les allergènes dangereux pour Hugo et tant que nous ne les avions pas testés chez l'allergologue je ne prenais pas le risque de lui donner de nouveaux aliments.
Nous ne connaissions pas non plus tous les mots désignant la présence de lait de blé ou d'½ufs dans les compositions des produits achetés (sirop de glucose, caséine, lisozyme...) et dans le doute nous nous abstenions. 
Mon mari et moi avons donc fait beaucoup de recherches à ce niveau-là.
Nous avons aussi décidé de manger comme notre fils, pour qu'il ne se sente pas exclu à la maison, mais aussi pour qu'il n'y ait aucune trace d'allergènes chez nous, afin de limiter les risques d'accidents.
Lorsque nous avons recherché des livres de recettes et/ou de conseils pour nous aider, il y a 6 ans de cela nous avons eu beaucoup de mal à en trouver qui satisfassent nos besoins, car les recettes ne contenant pas de blé contenaient du lait ou des ½ufs ou inversement...
Je me suis donc lancée car il fallait absolument que nous puissions manger avec plaisir, tout en gardant un certain équilibre.
Plusieurs fois des proches qui sont venus manger à la maison ont été agréablement surpris par les plats que j'avais concoctés. Ils m'ont alors suggéré de me mettre en quête d'un éditeur.
Mon mari m'a aussi fortement encouragée à faire publier mes recettes...et ce n'est qu'au bout de quelques mois que je me suis décidée, dans l'objectif d'aider les personnes dans le même cas que nous.

Au cours des 127 pages de "130 recettes pour allergies sévères", pour un prix de prix maximum de 12,90 ¤, vous découvrirez des recettes « vite faites » ou plus élaborées, exotiques ou traditionnelles qui trouveront leur place en toutes occasions, au quotidien comme lors des jours de fêtes. Disponible en version papier et ebook.

Qu'est-ce que vous aimez chez Allergie and Co ? 

Allergie & Co a été créé par une maman d'enfants allergiques comme moi...elle ne peut donc que comprendre quelles sont mes préoccupations et mes priorités. C'est une personne avec qui on peut communiquer.

Le site quant à lui est coloré et gai et je trouve la recherche par allergènes à exclure très pratique !
Enfin j'aime beaucoup consulter le blog, que je trouve très intéressant.
Votre produit chouchou chez nous ? 

Mon produit chouchou serait les lasagnes de riz bio, qui permettent de faire des plats assez appréciés. Pour Hugo, c'est plutôt les sucettes Candy Tree, sans blé ni lait et de surcroît bios !

Un conseil pour les mamans ? 

 Le conseil que je pourrai donner aux mamans, c'est de ne pas s'affoler à l'annonce du diagnostic. Votre enfant ressent tout ce que vous ressentez et le fait de suivre un régime alimentaire très strict ne l'empêchera pas d'être heureux, car le plus important c'est l'amour que vous lui portez.


Pour mieux vivre les allergies, je pense qu'il faut absolument pouvoir entrer en contact avec d'autres parents dans le même cas, ne pas rester isolé(e). On se passerai volontiers des allergies et il arrive qu'on envie ceux qui n'en souffrent pas ; cela dit, grâce à elles on bénéficie d'un lien exceptionnel avec son enfant et on fait de belles rencontres !

Complétez cette phrase ? 

 
Comme le dit l'une de mes amies quebecoises, "on ne peut pas manger ce qu'on veut mais on peut tout faire !" En résumé parce qu'être allergique n'empêche pas d'être heureux !

 Une recette fétiche de votre livre et un menu idéal ? 

 
Ma recette fétiche ? C'est difficile à dire...selon l'occasion et l'humeur du jour cela peut changer. Le Risotto de Penne aux artichauts et au chorizo...et le pain d'épices ;-) font partie de mes recettes fétiches.

En entrée brochettes d'escargots et salade verte à la vinaigrette au citron et au miel

En plat, filet mignon à l'italienne et mousse chaude de céleri-rave

En dessert, tarte au citron.

Auteurs associés :

SABOT-PATRACONE Nelly


http://www.alsacreations.com

Rédigé le vendredi 9 novembre 2012

Dans la même lignée que "Typo & Web" précédemment évoqué, "Webgrids" traite - en résumé - de la mise en page web.

Plus en détail, le sous-titre est révélateur : "Structure et typographie de la page web". L'ouvrage revient aux fondamentaux de la mise en page, à ses racines historiques et culturelles dans le but de faire des parallèles évocateurs. La structure d'un document est abordée de manière complète, et les enjeux sont expliqués clairement et illustrés.

Le livre traite de tous les types de grilles : les règles imposées et comment les enfreindre, l'importance du rythme vertical, les à-priori et l'ordre établi qui règnent déjà sur un support pourtant bien jeune. Mais il y est également question de composition, des bonnes pratiques et des parti-pris potentiels, le tout de manière documentéé, illustrée et commentée.

C'est un ouvrage qui permet de conscientiser et théoriser les possibilités de composition, de structure et de typographie disponibles sur le web - et permet de réaliser qu'en définitive le web n'est pas aussi limité qu'on l'eût cru. Il s'adresse d'aileurs autant aux intégrateurs qu'aux graphistes et webdesigners.

 

http://www.alsacreations.com

Ouvrages associés :

Ebook : Webgrids, Webgrids

Auteurs associés :

FRADIER Anne-Sophie


http://www.ffoodd.fr/lecture-webgrids/

Rédigé le mercredi 7 novembre 2012

Bien que familier avec les deux versants du graphisme web - à savoir : le graphisme & le web - force m'est de constater que ces deux versants d'une même montagne sont opposés, à l'instar de l'adret et l'ubac.

L'adret

Ma formation en communication visuelle m'a enseigné les règles typographiques, de mise en page, l'histoire de l'imprimerie et les différents mouvements qui ont heurté l'histoire du graphisme et de l'impression.

L'ubac

Mon expérience professionnelle dans le web m'a éduqué aux contraintes spécifiques du support : affichage sur écran divers et variés, dans des navigateurs qui sont également pléthore.

Un livre très instructif

Dès la première page, la connaissance nous submerge :

Avant que le livre ne prenne la forme que nous lui connaissons aujourd'hui,on utilisait le rouleau ou volumen [...]. Les scribes de l'époque alignaient des colonnes sur cette longue bande de papyrus que l'on déroulait d'un côté et enroulait de l'autre au fur et à mesure de la lecture. À bien y regarder, la pratique de la lecture propre à ce support que les anglophones appellent - accrochez-vous - scroll, en fait un cousin bien plus proche de la page web que ne le sera jamais votre livre de poche, descendant végétarien du codex en parchemin.

Et ce n'est qu'un extrait de la première page. Ce livre fourmille d'explications aussi simples que pointues pour comprendre et appréhender la mise en page sur le web. Un véritable retour aux fondamentaux - parfaitement documentés - qui devenait nécessaire. Je pense que cette lecture m'a fait progresser et c'est la meilleure raison qui soit pour faire l'éloge de ce livre plus qu'abordable.

Ce livre permet d'atteindre le sommet, ce point si compliqué à atteindre mais bel et bien le seul ou se rejoignent l'ubac et l'adret. Réconciliez le web et la mise en page avancée, lisez ce livre !

 

 

Ouvrages associés :

Ebook : Webgrids, Webgrids

Auteurs associés :

FRADIER Anne-Sophie


Histoire de l'éducation

Rédigé le jeudi 1 novembre 2012

o Ainsi, Père et Mère, vous voyez l'obligation indispensable que vous avez de prendre très grand soin de vos enfants o. En ouvrant le superbe ouvrage de Rémi Jimenez, on découvre dans la double page de garde la reproduction agrandie, blanc sur fond noir, d'une planche en o caractères de civilité o. Datée de 1742, elle provient de chez Claude Lamesle, fondeur de caractères et on apprend avec surprise que cette typographie imitant la cursive gothique ne prend ce nom que vers 1740: choisie par J.-B. de La Salle pour Les règles de la bienséance et de la civilité chrétienne, c'est seulement après s'être répandue dans toutes les écoles des Frères que son nom se banalise. Dès lors, les impri-més antérieurs de même facture seront désignés sous ce nom. De quand date-t-elle? Inventée à Lyon par Granjon en 1557, elle se nomme à l'époque o Lettre française d'art de main o. à cause de sa proximité inégalée avec l'écriture manuscrite (ligatures, boucles, effets de traîne). Destinée à concurrencer les o écritures italiques o. elle est protégée par un privilège royal et les graveurs vendent des poinçons dans toute la France et dans l'Europe du Nord (Allemagne, Angleterre, Flandres, Pays-Bas, Suisse). pour des éditions poétiques, musicales, les traductions en français (vis-à-vis de l'original en romain) et, bien sûr, des livres scolaires : la Civilité puérile adaptée d'Érasme, les Quatrains de Pibrac, les Quatre Livres de Caton, le Catéchisme latinjrançais de Calvin.

Pourtant, le succès de cette cursive imprimée est bref : les caractères gothiques reculent devant les  romains et les manuscrits des actes officiels se mettent à suivre les nouveaux modèles d'écriture proposés par les Italiens. En 1633, les seules écritures manuscrites autorisées par le roi sont la ronde (française) et la bâtarde (italienne). Les caractères de civilité sont alors abandonnés. Pourquoi J.-B. de La Salle va-t-illes faire renaître soixante-dix ans plus tard ?
Pour Rémi Jimenez, la raison est de stricte commodité : les caractères de civilité, difficiles à déchiffrer pour qui a appris à lire en lettres romaines, ont l'avantage de présenter aux élèves l'écriture imprimée qui se rapproche le plus de la ronde qu'ils ont à écrire. C'est donc au moment où ils sont mis à la plume que les Frères donnent à lire la Civilité, répertoire de modèles à imiter autant que livre de lecture. Cette étape prépare à la o lecture des registres » (les véritables  manuscrits). L'usage lassallien déborde les écoles chrétiennes et nourrit l'édition populaire des livrets de colportage. Les fontes anciennes, parfois un peu modernisées, sont donc consacrées aux Civilités et à elles seules, si bien que les typographes troyens conservent les planches composées, s'épargnant la peine et le temps d'une nouvelle composition (nombre d'errata persistent d'une édition à l'autre). Des milliers de livrets sont ainsi rapidement réimprimés, réapprovisionnant à bas prix les libraires et les colporteurs. Lorsque les maîtres abandonnent l'écriture la ronde pour o la coulée o. puis pour o l'anglaise » qui s'impose au XIXe siècle dans le commerce et l'administration, les caractères de civilité disparaissent définitivement. Richement illustré et précisément annoté, le livre de Rémi Jimenez, pour qui les écritures manuscrites ou imprimées n'ont pas de secret, documente ainsi avec précision et clarté la pédagogie populaire de l'Ancien Régime. Grâce à lui, nous rendrons à La Salle ce que les vulgates attribuaient à Érasme : pour l'histoire de l'école, ce n'est pas rien.

Auteurs associés :

JIMENES Rémi


L'indépendant

Rédigé le samedi 20 octobre 2012

Non, le tofu n'est pas réservé aux tables des végétariens ! Et oui, il peut être savoureux. Vous en doutez encore ? Gageons que ce livre saura vous convaincre des bienfaits de cet aliment. Certes, proposé tel quel, il faut bien avouer que le tofu est un peu fade, voire insipide. Mais cet inconvénient peut rapidement se transformer en atout. Véritable caméléon, le tofu s'imprègne de la saveur des aliments avec lesquels il est cuisiné. Il apporte alors une texture originale (goûtez au tofu soyeux pour vous en convaincre!), des saveurs nouvelles, le tout avec peu de calories. Car le tofu est bourré de bienfaits nutritionnels : léger, il est exempt de graisses, et apporte des protéines végétales de bonne qualité. Vous trouverez dans ce livre 70 recettes d'entrées, de plats et de desserts, simples (mais forcément savoureuses!) et judicieusement commentées par Solveig Darrigo, nutritionniste.
De la quiche au tofu et petits légumes au curry au tofu et patates douces, en passant par la mousse soyeuse au chocolat, ces recettes sauront, je l'espère, conquérir vos papilles. Alors, osez le tofu !
 


Blog de l'auteure : Nutriveig

Rédigé le lundi 15 octobre 2012

Et voici le dernier né chez Béatrice Vigot-Lagandré, rédactrice assidue du site Nutriveig.fr !
Elle vous propose de découvrir le tofu ferme et le tofu soyeux dans une soixantaine de recettes toujours aussi simples et efficaces, comme elle sait très bien le faire.
Vous allez vous régaler et alléger ainsi vos préparations car le tofu se glisse partout. En effet, il a l'intérêt de remplacer des ingrédients classiques trop gras (crème par exemple) et peut se fondre dans diverses recettes classiques ou originales tout en restant discret.
J'ai aussi mis mon « grain de sel » dans cet ouvrage, afin de présenter cet aliment millénaire d'origine asiatique arrivé depuis une dizaine d'années sur nos tables. J'avoue préférer la version soyeuse dans mes propres recettes, mais celles de Béatrice, avec le tofu sous différentes formes et intégré de l'entrée au dessert, sont bluffantes !
Je vous laisse les découvrir dans ce petit livre joliment illustré par Virginie Mouls.

Cybium (n°12)

Rédigé le mardi 2 octobre 2012

Ce livre est une réédition revue et complétée d'un précédent ouvrage (Liban mémoire du temps. Les poissons fossiles) de 158 pages, paru en 2003. Il me serait facile de reprendre quasiment in extenso ma précédente analyse1 qui mettait en valeur les qualités et l'intérêt du livre, mais ce serait manquer de souligner les importantes améliorations effectuées par les auteurs aussi bien dans la présentation que dans le contenu.
Il faut rappeler ici que les gisements fossilifères qui sont à la base de l'ouvrage correspondent à des secteurs sédimentaires qui étaient éloignés des terres et qu'ils ont essentiellement fourni des "poissons" et des non-vertébrés aquatiques ; en 2003, le seul tétrapode mentionné dans l'ouvrage était une tortue. Toutefois, les nouvelles fouilles de l'un des quatre gisements qui était manifestement plus proche du secteur continental a livré de nouveaux tétrapodes : plusieurs tortues, un ptérosaure et une plume d'oiseau. En revanche, avec l'abondante ichtyofaune bien conservée c'est tout un ensemble aquatique riche en espèces qui s'offre au lecteur avec la revue des fossiles de poissons.
Avec plus de 500 espèces décrites (soit plus de 200 genres), règnes végétal et animal confondus, le Liban est un véritable "hotspot" fossile du Globe pour la période -100 à -85 millions d'années (Crétacé supérieur). La description des espèces de poissons qui suit la phylogénie des différents ensembles est précédée de différents textes formant une solide introduction à perspectives didactiques.
Ainsi, une première partie est un historique de la découverte des gisements fossiles, le tout agrémenté de citations faisant référence à Hérodote (-450), Eusèbe de Césarée (iiie siècle), du Sire de Joinville, le compagnon de Saint-Louis (1268), J.J. Scheuchzer (1708), L. Bourguet (1742), J.E. Guettard (1786) ou encore C.F. Volney (1787). Il ne faut pas oublier que ces sites fossilifères du Liban sont probablement parmi les premiers qui ont retenu l'attention des hommes ; ceux-ci ont cherché une explication à cette présence de poissons pétrifiés loin des côtes de la Méditerranée. C'est ce qui a conduit certains peuples au mythe diluvien. L'interprétation rationnelle de faunes disparues a demandé beaucoup de temps, comme le montrent les textes des différents auteurs cités ci-dessus. Les pouvoirs religieux du Moyen Âge n'ont certes pas facilité les timides avancées scientifiques dans ce domaine des fossiles. Il faut attendre le xvie siècle puis les avancées du siècle des Lumières pour que s'ouvre progressivement le carcan dogmatique du déluge biblique et les 6 000 ans d'histoire du Monde. On ne peut qu'être confondu par cette lenteur de la compréhension rationnelle de ces restes figés d'êtres vivants au regard de celle du peuple Maya. Effectivement, si l'on traverse l'Atlantique pour observer cette société amérindienne, on s'aperçoit que le peuple Maya fut, il y a 3000 ans, une des sociétés les plus avancées du monde américain préhispanique. Dans la cosmogonie Maya, le monde sort d'un océan primordial et les fossiles sont vus comme des reliques d'un monde ancien ; ils sont clairement interprétés comme des formes vivantes éteintes. Les Maya évaluent l'âge de leurs fossiles à 1 million d'années ! La description scientifique des espèces libanaises commence réellement au début du xixe siècle et elle s'est poursuivie régulièrement
par la suite. Ces gisements du Liban, d'abord laissés en accès libre, ouvrant ainsi la voie à de nombreux pillages, bénéficient aujourd'hui de mesures de conservation protégeant ce patrimoine biologique historique. Ceci permet d'enrichir les connaissances scientifiques sur ces biotopes du Crétacé supérieur. La structure lithologique des calcaires de ces gisements permet une extraction aisée des fossiles qui sont dans un état de conservation exceptionnel autorisant des études d'une grande précision. Un 5e gisement plus nordique (Kousba) a été "redécouvert" récemment mais semble moins riche que les quatre autres : Hgula, Haqil, En Nammoura et Sahel Alma.
Pour ce qui concerne les améliorations, j'ai noté la présence d'un sommaire paginé ce qui permet d'accéder très rapidement aux grands ensembles de taxons (au niveau de l'ordre ou, dans certains cas, de la famille) et le transfert du tableau de la liste des espèces et des genres de téléostéens avec leur localisation sur les quatre sites fossilifères au début de l'ouvrage et non plus à la fin. Dans les textes de présentation sont discutées certaines notions fondamentales comme la signification actuelle en systématique des termes de "poissons" et "reptiles". Par ailleurs le bestiaire s'est enrichi de nouvelles formes parmi les crustacés, les échinodermes et les mollusques pour les "non-vertébrés", les Pycnodontiformes et les Coelacanthes pour les Ostéichthyens. De nouveaux taxons de poissons ont été découverts et décrits : Halécomorphes et Pachyrhizodontidés. Il faut remarquer dans cet ensemble ichtyologique l'absence d'espèces à écailles ganoïdes ce qui confirme un âge post-jurassique pour ces gisements. Les très nombreux clichés qui illustrent le texte ont été particulièrement soignés si bien que l'ouvrage est devenu un véritable musée à domicile. C'est donc un ouvrage à faire rentrer dans les bibliothèques personnelles.
François J. Meunier

 


Consom'action n°65

Rédigé le dimanche 2 septembre 2012

LES MAÎTRES BOULETTOLOGUES

 

L'expert

Pierre-Brice Lebrun est incollable sur les boulettes. Il en a mangé dans le monde entier ! Les meilleures? Celles aux viandes rôties au four que faisait sa grand-mère bien sûr. Et sinon, des falafels moitié fèves, moitié pois chiches, dégustés tièdes dans un pain libanais avec de l'hou mous. " Une boulette doit être bonne sans sauce, c'est-à-dire nature. Mais on peut la faire cuire dans une sauce qui lui donnera, quand elle l'absorbera, sa personnalité. "

Les plus étranges? Des boulettes de zébu à Madagascar, d'ours en Finlande(« fort, mais délicieux!»), de renne en Scandinavie ...

Cuisson? Pas trop longue surtout1 Plutôt à four chaud, ça donne du croustillant dessus, du moelleux dessous. La poêle, c'est plutôt pour réchauffer, ça les rend vite trop compactes.

Sans cuisson? Il faut bien compacter, les mettre 1 à 2 heures au frigo et les manger très vite à la sortie . . Amalgame? Il faut avoir le bon geste, bien serrer. Pour que la boulette ne risque pas de se défaire, on peut utiliser de la farine, du blanc d'½uf ou du vinaigre blanc.

Auteurs associés :

LEBRUN Pierre-Brice


Régal septembre-octobre 2012

Rédigé le samedi 1 septembre 2012

En fait de petit traité, c'est à une saga du pois chiche que vous convie ce livre drôle et bien documenté. De la passion, de l'humour et des recettes: tout pour plaire.

Auteurs associés :

LEBRUN Pierre-Brice


Alsacreations.com

Rédigé le mardi 21 août 2012

Le web est désormais typographie. La liberté permise par les nouvelles techniques embarquant des polices, notamment grâce à CSS3, ajoute une nouvelle dimension à la création graphique. Ce livre est consacré à la lisibilité optimale de la typographie sur Internet. Il l'aborde de prime abord de façon très intéressante par la théorie historique et les différentes études effectuées autour du sujet ; puis par les différents concepts applicables au web : forme des lettres, lecture sur écran, lissage, contraste, et outils.

Y sont abordés le rendu des police selon les moteurs graphiques (systèmes d'exploitation, navigateurs) et les instructions CSS pour les manipuler, autant via l'échelle et ses unités que le positionnement, l'espacement ou le choix des caractères. Tout ceci pour optimiser le confort de lecture sur écran, qui influence considérablement nos sens, et aboutir à des pages plus efficaces.

C'est un bon ouvrage pour connaître l'essentiel de la pratique typographique pour le web. Un seul petit regret : les blocs de code indiqués en exemples n'utilisent pas de police à pas fixe, ni d'indentation ;)

http://www.alsacreations.com/livres/lire/1479-typo-web.html

 

 

Ouvrages associés :

Typo & web

Auteurs associés :

FOUTOYET Aurélien


Neuf mois

Rédigé le mercredi 1 août 2012

Ce précis d'anatomie, associé à un guide pratique pour apprendre à développer la mobilité du bassin et un récapitulatif illustré des positions possibles lors de l'accouchement, n'est pas une lecture très glamour mais c'est une mine d'infos utiles!

Auteurs associés :

CALAIS-GERMAIN Blandine


Mains libres

Rédigé le jeudi 3 mai 2012

Frédéric Brigaud, Ostéopathe.DO, consultant en biomécanique humaine, plus particulièrement auprès de sportifs de haut niveau, a conçu les principes posturo-dynamiques d'Empilement Articulaire Dynamique (EADconcept) pour l'organisation et la gestion du corps dans le mouvement dans un soucis de performance et de préservation. L'ouvrage qu'il propose s'adresse principalement aux sportifs, aux préparateurs physique, aux physiothérapeutes, kinésithérapeute, médecins et ostéopathes,... Son travail vous permettra d'aborder une approche pratique de la biomécanique, globaliste et immédiatement applicable, puisqu'il vous dévoilera l'intéraction entre les différents éléments osseux qui interviennent dans la marche, la course et la pratique de nombreux sport.
La compréhension et la maitrise du déroulement du geste est fondamentale pour assurer des performances optimales, pour préserver son corps des lésions possibles et ceci quelque soit la discipline sportive. MAINS Libres vous recommande chaleureusement la lecture de cet ouvrage. »
 

Auteurs associés :

BRIGAUD Frédéric


Barefoot Runner

Rédigé le mercredi 2 mai 2012

En tant qu'ostéopathe que recherches-tu quand tu testes des chaussures ?
Lorsque je teste des chaussures ce que je recherche en premier lieu c'est une interface la plus neutre poxssible, c'est-a-dire des chaussures qui ne modifient pas la statique de mes pieds exactement comme si j'étais entrain de courir pieds nus.

Que faut il savoir avant de commencer la pratique du barefoot ?
Ce qu'il faut savoir avant de commencer c'est que c'est une discipline totalement différente de la
course à pied traditionnelle, c'est comme si vous commenciez un nouveau sport De ce fait vous ne pouvez l'aborder n'importe comment. L'ensemble du corps aura besoin de s'adapter à cette nouvelle pratique et si vous pensez pouvoir courir en barefoot de la même façon qu'en course à pied traditionnelle vous foncez droit à la catastrophe. Vous allez générer des pathologies aux seins de votre système musoulo-squelettique.

Pourquoi limiter les premières sorties à 20 minutes ?
Je dirais beaucoup moins de 20 minutes, c'est 3 x 10 minutes par semaine et cela pendant 6 mois pour que l'appareil museulo-squelettique al le temps de s'haMuer à ces nouvelles contraintes. Ce qui ne vous empêche pas de courir de façon plus classique c'est-à-dire que dans votre course à p.ed tradibonnelle vous intégrez 10 min de barefoot.
 

Quelle est la zone d'appuis idéale ?
On ne parle pas de zone d'appuis Idéale mais de zone d 'appuis tout simplement parce que dés que l'on commence â décoller le talon on va vénir prendre appuis sur la zone antérieure du pied, la tête des métatarsiens c'est cette zone là qui va rentrer en contact puis oeta va plus ou moins s'entendre vers l'arrière en fonction du dégré d'inclinaison du pied par rapport au sol.

Peut on poser le talon tl la fin de chaque foulée et si oui pourquoi est-ce intéressant ?
Oui, il est tout tl fait possible de poser le talon à la fin de chaque foulêe, parce que cela permet de limiter les contraintes au niveau de l'avant du pied. C'est donc une méthode que l'on préconise  pour les débutants ou bien lorsque l'on est fatigué.

Auteurs associés :

BRIGAUD Frédéric


Etapes n°204

Rédigé le mardi 1 mai 2012

Les ouvrages pratiques sur la mise en page et l'usage de la typographie sur Internet sont rares. Les éditions Perrousseaux, bien connues par les passionnés de graphisme, ont donc bien fait de publier Webgrids d'Anne-Sophie Fradier. Le Web bouscule les "grandes règles typographiques", ainsi, ce qui marchait très bien pour le papier ne fonctionne pas forcément pour la lecture numérique. Comme l'explique l'auteure, ce serait une erreur de vouloir appliquer de façon dogmatique les pratiques héritées du support papier aux nouveaux supports que sont les écrans digitaux. Si l'introduction de Webgrids est d'ordre historique (on remonte à la naissance du livre moderne, du volumen au code~). cet essai est loin d'être seulement théorique. Très vite, on en vient aux spécificités du support écran: de la page mouvante et sans limite au règne des 960 pixels, en passant par l'importance des marges, aux types de grille et à la hiérarchisation des éléments visuels, Anne-Sophie Fradier décrypte les caractéristiques du graphisme appliqué au Web et nous donne quelques conseils pour réaliser des contenus.lisibles, intelligibles et esthétiques.

Ouvrages associés :

Webgrids, Ebook : Webgrids

Auteurs associés :

FRADIER Anne-Sophie


Vie pratique 05 2012

Rédigé le mardi 1 mai 2012
Auteurs associés :

ROUSSEL Renaud


Nouvelles de Versailles

Rédigé le mercredi 25 avril 2012

Envie d'apporter à vos plats une touche d'originalité ? Pourquoi ne pas essayer de cuisiner le fenouil grâce au tout nouveau livre de Béatrice Vigot-Lagandré, "Fenouils, je vous aime... un peu mais passionnément !".
Ce légume méditerranéen au goût légèrement anisé ravira vos papilles et celles de vos invités. Aussi bon cru que cuit «L'intérêt de cuisiner le fenouil c'est qu'on peut le manger aussi bien cru, en salade par exemple, que cuit, explique la journaliste culinaire viroflaysienne. On peut tout manger dans le fenouil, son bulbe, ses tiges et son plumet. Il s'accommode aussi bien en entrée, qu'en plat ou même en dessert.» De la salade de fenouils aux pommes au tajine de poisson aux fenouils, en passant par le cake ou encore le sorbet, ce sont plus de 70 recettes que livre l'auteur. Elle y dévoile également ses astuces pour bien choisir ce produit apprécié depuis l'Antiquité et connu pour ses vertus médicinales et amincissantes. «On en trouve toute l'année sur nos étals. Il faut qu'il soit bien ferme, ventru, de couleur blanc crème et sans tâche. Les tiges doivent être fermes et le plumet d'un vert éclatant conseille-t-elle. J'utilise plutôt un économe pour éplucher les feuilles extérieures plus dures. Je garde le plumet pour assaisonner un poisson.»

Auteurs associés :

VIGOT-LAGANDRE Béatrice


La vie

Rédigé le jeudi 19 avril 2012

L'ouvrage de Marie-Laure Potel, le Chant prénatal retrace l'historique de cette méthode et en aborde tous les aspects, qu'ils soient physiologiques, psychologiques ou pratiques.

Auteurs associés :

POTEL Marie-Laure


Le Papetier

Rédigé le mardi 10 avril 2012

Pierre-Brice Lebrun s'intéresse au pois chiche et à son histoire. Cette légumineuse millénaire a été injustement cantonnée à la couscoussière selon lui mais peut être cuisinée de l'entrée au dessert. Ce récit porte sur les origines, l'exode et le déracinement du pois chiche et s'accompagne d'une centaine de recettes de tous les horizons.

Auteurs associés :

LEBRUN Pierre-Brice


http://www.viscomedia.ch

Rédigé le mercredi 4 avril 2012

Un excellent ouvrage propose de vous raconter le destin fascinant d'un créateur méconnu qui a pourtant su, parmi les premiers, allier la maîtrise de la calligraphie à l'aisance technologique dans la plus grande tradition de la lettre latine. François Boltana (1950-1999) aura vécu la typographie à son instant le plus décisif, au moment où les promesses multiséculaires qu'elle portait en elle purent vraiment se concrétiser.

La France des années 50 dans laquelle il naît connaît une période de renouveau typographique sous l'impulsion de personnalités comme Roger Excoffon ou Adrian Frutiger, sur fond de concurrence exacerbée entre les fonderies Olive et Deberny & Peignot. Boltana aura traversé comme un météore la galaxie typographique. Elève du Scriptorium de Toulouse à 18 ans, il publie ses premiers caractères chez Hollenstein dès l'âge de 22 ans et son premier caractère international à 23 ans chez Letraset, le Stilla, qui incarne le psychédélisme débridé des années 70, en plein âge d'or de la photocomposition.

Boltana a ouvert la voie de l'électro-typographie moderne, alliant l'élégance de la geste calligraphique à une virtuosité technique inédite jusqu'alors. Véritable «type geek» avant la lettre, il décode en 1989 la calligraphie prodige de l'Anglais Joseph Champion et en propose l'année suivante une version complète et informatisée - c'est l'OpenType avant la lettre. Il fut aussi parmi les premiers créateurs à vendre directement ses polices de caractères, ouvrant la voie à la typographie indépendante telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Ouvrages associés :

François Boltana

Auteurs associés :

CARDINAL Suzanne, ADEBIAYE Frank


neuviemeart.citebd.org

Rédigé le dimanche 18 mars 2012

(...) C'est précisément le mérite de l'ouvrage de Jean-Noël Lafargue, Entre la plèbe et l'élite : les ambitions contraires de la bande dessinée [2], de faire une part très large aux discours des adversaires des littératures dessinées. Lafargue fait partie de ces historiens qu'on pourrait appeler sauvages, qui récrivent une histoire du médium un peu à leur propre usage. C'est ici une triple histoire que nous propose l'auteur, celle de la bande dessinée, celle de sa vitupération et celle de son statut culturel.
Dans la partie historique, Lafargue n'échappe pas complètement aux bizarreries. Rien n'explique ainsi la place disproportionnée faite au domaine nord-américain, si ce n'est les goûts personnels de l'auteur. Plus fondamentalement, on peut s'étonner du choix d'une approche chronologique, au détriment d'une analyse et d'une synthèse, d'autant que les deux autres thèmes, le rejet de la bande dessinée et le processus de légitimation, sont eux aussi présentés de façon chronologique et thématique, ce qui empêche l'auteur de tirer des conclusions claires.
Lafargue échappe aux euphémismes avec lesquels une certaine critique savante s'était habituée naguère à traiter les campagnes anti-bande dessinées (activités de la Commission de surveillance française, campagne américaine anti-comics). Notre auteur s'est sérieusement documenté. Il dispose par exemple du microfilm du violent pamphlet de Georges Sadoul, Ce que lisent vos enfants, exemplaire de la Bibliothèque nationale, avec son numéro de catalogue manuscrit sur la couverture. Il détient le numéro de Fiction où Pierre Strinati lance sans le vouloir ce qui deviendra le fandom français. Et lorsqu'il est question des allusions à la bande dessinée au petit écran, notre auteur va se documenter sur le site de l'INA (épisode des Cinq dernières minutes).
Il est intéressant de comparer les « séries culturelles » qui nourrissent la bande dessinée selon Lafargue à celles du volume collectif dirigé par Maigret et Stefanelli. Selon Lafargue, la bande dessinée, c'est aussi... le dessin narratif, le théâtre et la danse, la littérature populaire, le dessin de presse, l'anthropomorphisme (?), le dessin animé, le cinéma, la photographie, etc. L'auteur arrive ainsi rapidement à faire le tour de la culture de masse, mais aussi des médias, et même de la culture « haute ». Voilà qui relance le bouchon, et fort loin, et qui repose la question des flux et des hybridations.

Auteurs associés :

LAFARGUE Jean-Noël


graphism.fr

Rédigé le lundi 12 mars 2012

Il y a quelques temps est sorti un très bel ouvrage intitulé : « François Boltana & la naissance de la typographie numérique ». Ses deux auteurs : Frank Adebiaye & Suzanne Cardinal ont ainsi réalisé un véritable travail d'enquête autour de ce passionnant acteur de la typographie. Publié à l'Atelier Perrousseaux (Adverbum, octobre 2011), l'ouvrage que j'ai pris soin de lire est divisé en plusieurs parties : introduction, calligraphie & les années de formation, le phototitrage, l'informatique, la synthèse humaniste, l'héritage de François Boltana, Verbatim (ligatures & calligraphie assistée par ordinateur) et aux couleurs de François Boltana (partie avec des photographies couleurs).

L'ouvrage très complet se veut simple, élégant et s'avère être très généreux en images, en textes en anecdotes aussi. Cela permet de connaître vraiment la vie, le travail le démarche et la réflexion de ce typographe hors du commun et qui mérite vraiment à être connu. D'ailleurs, si les petits noms de Geneviève, Lineameca, Gyrus, Capitole, Aurore ou encore Toulouse vous disent quelque chose... c'est que vous connaissez déjà le travail de Boltana icon smile [avis & interview] François Boltana & la naissance de la typographie numérique

Présentation officielle :

« François Boltana (1950-1999) aura peut-être vécu la typographie à son instant le plus décisif, au moment où les promesses multiséculaires qu'elle portait en elle purent vraiment se concrétiser. La France des années 1950 dans laquelle il naît connaît une période de renouveau typographique sous l'impulsion de personnalités comme Roger Excoffon ou Adrian Frutiger, sur fond de concurrence exacerbée entre les fonderies Olive et Deberny & Peignot. François Boltana aura traversé comme un météore la galaxie typographique. Élève du Scriptorium de Toulouse à 18 ans, il publie ses premiers caractères dans la prestigieuse maison Hollenstein dès l'âge de 22 ans et son premier caractère international à 23 ans chez Letraset, le Stilla, qui incarne à lui tout seul le psychédélisme débridé des années 1970, en plein âge d'or de la photocomposition.

François Boltana a ouvert la voie de l'électro-typographie moderne, alliant l'élégance de la geste calligraphique à une virtuosité technique et technologique inédite jusqu'alors. Véritable « type geek » avant la lettre, il décode en 1989 la calligraphie prodige de l'Anglais Joseph Champion et en propose l'année suivante une version complète et informatisée - c'est l'OpenType avant la lettre. Il fut aussi parmi les tout premiers créateurs de caractères à vendre directement ses polices de caractères, ouvrant la voie à la typographie indépendante telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Cet ouvrage propose de vous raconter le destin fascinant de ce créateur méconnu qui a pourtant su, parmi les premiers, allier la maîtrise de la calligraphie à l'aisance technologique dans la plus grande tradition de la lettre latine. »

 

L'interview d'un des auteurs, Frank Adebiaye :

Bonjour Frank Adebiaye et merci de m'accorder ton temps pour cette petite entrevue icon smile [avis & interview] François Boltana & la naissance de la typographie numérique Le sujet de cette interview va tourner autour de ton livre mais avant, j'aurais aimé que tu te présentes tout d'abord aux lectrices & lecteurs de Graphism.fr.

« Je suis comptable-typographe. Je me suis passionné pour la typographie dès 1999. J'ai organisé une conférence sur la typographie en 2003 avec Jean-François Porchez dans mon école (Reims Management School). Puis j'ai beaucoup lu et écrit sur la typographie (sur mon blog Velvetyne de 2006 à 2010, sur feu le typographe, dans la revue Graphê, dans mon fanzine le Rhino) avant de monter ma propre fonderie de caractères VTF en 2010 et de publier deux livres sur la typographie en 2011, l'un sur François Boltana qui fait l'objet de la présente interview et l'autre, écrit collectivement, sur les fontes libres pour le compte de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Je suis également intervenu à deux reprises aux Rencontres Internationales de Lure en 2008 et 2011. »

Tu as écrit ce livre sur François Boltana avec Suzanne Cardinal, pourrais-tu la présenter également et me raconter l'histoire qui vous a réuni autour d'un tel projet ? icon smile [avis & interview] François Boltana & la naissance de la typographie numérique

Suzanne Cardinal est étudiante en graphisme et en édition aux Arènes à Toulouse. Nous sommes rencontrés autour de ma fonderie et de la publicité que j'avais fait paraître en novembre 2010 dans Étapes. Elle m'a dit s'intéresser à mes caractères typographiques ; la sachant à Toulouse et la sentant dynamique et enthousiaste, je lui ai proposé de me rejoindre sur le projet, que je venais seulement d'entamer.

Votre choix s'est porté sur François Boltana. Pourquoi ce personnage et pourquoi en faire un livre ? Avez-vous hésité avec un autre typographe ?

« J'ai découvert le travail de François Boltana dans les Cahiers Gutenberg (une gazette publiée par l'association Gutenberg autour du logiciel LaTeX, logiciel de composition typographique et scientifique ; ) en 2004. J'ai été alors stupéfait par son travail incroyable sur les ligatures (cette fusion élégante entre plusieurs lettres pour des raisons esthétiques comme pour le « ? » ou linguistiques comme le « ½ », sur les anglaises (aux formes très calligraphiques et très contrastées, dessinées à la plume Sergent Major) et j'ai été encore plus abasourdi en apprenant que François Boltana était complètement tombé dans l'oubli. Le dévolu que j'ai jeté sur François Boltana n'était pas fortuit, loin de là, car je sentais que c'était grâce à des visionnaires comme lui, que des gens comme moi (comprendre : des autodidactes, venant à la typographie par l'informatique) ont pu avoir accès à ce « vieil art » de la typographie. Ironie de l'histoire : François Boltana est mort en 1999, l'année même où je commençais à me plonger dans le monde de la typographie, en m'extasiant sur le moteur typographique « révolutionnaire » d'InDesign, dont la tout première version devait sortir la même année. Je dois avouer que mon intuition n'a pas été déçue, bien au contraire, car à la figure du visionnaire s'est ajouté la personnalité hors du commun d'un personnage attachant. »

Le livre retrace très bien la vie et les inspirations de Boltana. Est-ce pour toi un modèle de réussite ? De courage ? Boltana a-t-il connu des « ratés » dans son parcours ?

« Comme le suggère assez la citation d'Hippocrate placée en exergue à la conclusion de l'ouvrage, la vie de François Boltana, au-delà de son parcours typographique, est une véritable leçon de vie. Il y avait en lui un sentiment d'urgence de la création, cette volonté farouche de s'en sortir et un immense courage. De ce point de vue, François Boltana est un modèle de réussite, même si, comme le tout le monde, il avait sa part de doute. Plus que de « ratés », je parlerais davantage d'un gigantesque rendez-vous manqué avec l'histoire très récente de la typographie qui lui a largement donné raison : il a été un précurseur de l'OpenType, de la fonderie personnelle et indépendante, du souci de protéger son travail de créateur et d'auteur. Certaines de ses formes ressurgissent. Je pense au Lineameca (voir page 24) que l'on retrouve dans le Cholla Slab, de l'Oscar (voir page 57) que l'on retrouve dans le FF Ernestine, sans parler du Stilla (voir page 31), en pleine actualité quand on voit la résurgence des normandes, ces grasses et généreuses didones. »

Retrouver le travail de Boltana, le mettre en forme, prendre du recul par rapport à son oeuvre, marcher sur ses traces, quelles ont été les principales difficultés dans l'écriture de ce livre ? Quelle a été ta/votre plus grande victoire ?

« La tâche la plus ardue a été de retrouver le travail de François Boltana. Pour cela, il nous a fallu gagner la confiance de la famille Boltana (en particulier sa veuve Geneviève et sa fille Sabine). D'autres initiatives ou velléités éditoriales autour de François Boltana nous avaient précédées, nous avons donc redoublé de pédagogie et d'équité pour mener à bien le projet. En parallèle et par la suite, il y a eu un travail de recherche, d'écriture suivi de relectures attentives (celles de Jean-François Porchez et de Franck Jalleau ont été tout particulièrement précieuses). La plus grande victoire a donc été de mener ce projet à bien et surtout d'observer les réactions enthousiastes qu'il a suscitées, la fierté de la famille de revoir un peu revivre François Boltana au travers de cet ouvrage et le sentiment, confirmé maintes fois depuis, d'avoir fait ½uvre utile, dans un style accessible. »

L'ouvrage est très complet et très beau, les éditions Atelier Perrousseaux vous ont laissé carte blanche ? Comment votre collaboration s'est-elle passée ?

« Rien n'aurait été possible sans notre directeur de collection, David Rault. Il y a bien sûr comme dans toute collection, une charte minimale à respecter. Il y a avait une contrainte en terme de pagination. Mais j'ai eu tout latitude dans l'écriture, et ce n'est pas là chose négligeable, car je considère aussi et peut-être surtout ce travail comme un travail littéraire. Suzanne a pu donner toute sa mesure dans les interviews avec la famille et dans les prises de vue, remarquables, du travail de François Boltana dans les archives familiales. Nous avons pu grandement peser sur le graphisme de la couverture, en particulier sur cette couleur violette si particulière, qui avait un sens profond car c'est la couleur de Toulouse. Pour des raisons inhérentes à l'organisation du projet, j'ai grandement participé à la mise en page du livre. Il est assez jouissif de mettre en forme, en page, en livre son propre texte. »

J'ai beau avoir un faible pour le Stilla, j'aurais été curieux de connaître ton caractère favoris chez Boltana ?

« Le Stilla est effectivement un caractère magnifique, une madeleine de Proust des années 70 insouciantes, généreuses et psychédéliques. Mais mon caractère préféré de François Boltana, c'est le Geneviève, en hommage à sa femme. La volupté des formes, les guillemets en forme de cils (voir pages 19 et 20) tout particulièrement, sont tout simplement confondants de grâce et de beauté. »

Pour finir, deux petites questions, la première porte sur d'éventuelles anecdotes que tu n'aurais pu mettre dans le livre mais que tu as plaisir à raconter.

« Notre interview va ressembler à une interview de Michel Drucker, mais je dois bien admettre, mon cher Geoffrey, que j'aime beaucoup les chiens ( icon biggrin [avis & interview] François Boltana & la naissance de la typographie numérique sacré Frank !). Tout comme François Boltana qui avait un chien que l'on peut voir en page 56. Il y a deux anecdotes à propos de ce chien. La première c'est que Boltana, qui était un dessinateur hors pair (un artiste total, le rapprochant d'un Eric Gill) a exécuté une caricature de son chien. Nous n'avons pas pu la présenter dans la version finale du livre, mais elle était très réussie. Et la seconde anecdote tient au nom de ce chien, entré dans la famille Boltana au début des années 1980. En écho à l'actualité politique de l'époque, François Boltana avait appelé son chien Reagan ! »

Et la seconde et dernière question est de savoir si tu envisages (seul, avec Suzanne ou d'autres acolytes) d'écrire un prochain livre ?

« Oui, tout à fait, j'ai même fait plus que l'envisager, je l'ai fait, tout récemment : il s'agit de l'annuaire 1554 de la scène typographique française vivante. C'est un livre hautement pratique, avec, en sus, un article exposant, de mon point de vue, les enjeux actuels et à venir de la typographie en France ; les curieux y découvriront également l'origine du mot « typographe ». Ce livre est d'ores et déjà en vente sur Blurb et sera présenté aux Puces Typo le 5 mai prochain. »

Ouvrages associés :

François Boltana

Auteurs associés :

ADEBIAYE Frank, CARDINAL Suzanne


Revue EPS

Rédigé le samedi 10 mars 2012

Selon l'auteur, "la leçon est la concrétisation de tout l'enseignement. Tout ce qui précède, à savoir l'élaboration d'un programme, d'un projet, d'un cycle, aboutit à ce pendant lequel le maître enseigne et l'élève apprend". Il construit cet ouvrage à partir de son expérience professionnelle en abordant successivement trois étapes. La première, la conception de l'EPS, relève avant tout de la sphère institutionnelle et présente les textes officiels en vigueur, en particulier ceux concernant le système éducatif, les programmes et les examens scolaires. La seconde étape, la construction de l'EPS, permet ensuite la mise en conformité des objectifs d'enseignement avec la réalité des établissements scolaires. Une véritabIe « EPS écologique o est envisagée au travers des projets d'EPS, des cycles d'enseignement et des diverses situations didactiques. Enfin la conduite de la leçon traite de l'opérationnalisation de l'enseignement: comment le professeur enseigne-t-il et comment l'élève apprend-il? Appuyant ses analyses sur les textes officiels ou des publications scientifiques ou pédagogiques, l'auteur reste toujours néanmoins pragmatique et propose de nombreuses solutions aux problèmes posés par l'enseignement de l'EPS. Ainsi conçu, cet ouvrage s'adresse à l'ensemble de la profession: étudiants, candidats aux différents concours et enseignanIs d'EPS en poste.

Auteurs associés :

SENERS Patrick

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