
Écrire un livre, même petit, sur le pois chiche est déjà une idée pour le moins saugrenue mais le lire de surcroît révèle chez le lecteur une approche de l'existence en général et de la nourriture en particulier qui frôle l'inconscience. Le pois chiche ! Un monde à lui tout seul, d'ailleurs, n'a-il pas la forme du globe terrestre ? On a un certain mérite à l'aimer car l'approche n'est pas facile. Il n'est pas d'une beauté transcendante, un peu sec dans les rapports, il faut s'en occuper comme un bébé, le tremper, le mouiller, le sécher, le cuire longtemps, l'assaisonner, le réduire en purée, ou que sais-je encore. Pierre-Brice Lebrun lui, sait. Il aime le pois chiche au point de s'identifier à lui et d'écrire son livre à la première personne. Il se prend donc pour un pois chiche, ce qui est un cas médical rare ! Mais quelle récompense ! Ils sont manifestement fait l'un pour l'autre et le livre est une véritable histoire d'amour entre un homme et un pois chiche. Pas évident sexuellement, mais pour le reste c'est un régal. L'histoire, des origines au fond du Moyen-Orient à nos jours dans le Lauragais, est un panorama gourmand des cuisines du pourtour méditerranéen où le pois chiche a été, est, et sera un des éléments essentiels. Les recettes du livre illustrent parfaitement l'importance de ce Pisum, un fabacée de la famille des Fabeae, dans les tajines, chorba, soupes, falafels, houmous et autres soccas niçoises ou panisses marseillais, mais aussi dans des préparations moins connues mais fort appétissantes. À vous de goûter. Un livre unique dû au talent de conteur, aux connaissances, à la passion et à l'humour décalé de l'auteur. Plus qu'un livre de recettes, c'est un livre de culture et de civilisation. Le pois chiche ne serait-il d'ailleurs pas le meilleur lien de toutes les cultures méditerranéennes ? Un aliment en commun est déjà le début de la compréhension et donc...Faisons un rêve.
Ce n'est pas parce qu'on est allergique au gluten qu'on doit se priver de bons gâteaux ! Florence Bourquard a passé 30 ans à expérimenter les farines spéciales pour que son grand frère ne se sente pas exclu. Dans ce petit livre très sympa qui fleure bon la cuisine familiale créative et savoureuse, elle partage des recettes de cakes, quiches, pains et gâteaux, classées par type de farine
Un article intéressant :
Dans son excellent "Petit traité des sauces" ( ed. Le Sureau 2011); Olivier Gaudant nous explique que la sauce hollandaise, cousine de la béarnaise, a des origines très confuses. "Beaucoup y voient une sauce que les huguenots français emportèrent avec eux en Hollande, lors de leur exode au XVIIe siècle, écrit-il en citant également "Le Vieux cuisinier françois" de La Varenne (1721) où l'on trouve "une sauce douce accompagnant les asperges, qui ressemble curieusement à la sauce hollandaise".
Quoi qu'il soit, on peut estimer qu'en politique la sauce hollandaise a véritablement pris le 16 octobre, au second tour des primaires socialistes. Dans le numéro de Elle daté du 28 octobre, Valérie Trierweiler rend un vibrant hommage à son gâte-sauce de compagnon qui "a réussi ce tour de force de réunir tous les ennemis d'hier. Ca m'épate, il m'épate!", s'exclame-t-elle. Lier les tendances dures et molles Cela dit, il faut raison gardée après un tel succès car la sauce hollandaise est une préparation instable et fragile. Elle appartient en effet à cette catégorie savoureuse mais casse-gueule dite des "émulsions" qui consiste à mélanger ensemble deux éléments liquides non miscibles (qui d'ordinaire ne mélangent pas ou mal, ici le beurre fondu et le jus de citron) grâce à un agent émulsifiant, ici le jaune d'oeuf. Au Parti socialiste, la tâche de l'émulsifiant Hollande pour lier les tendances dures et molles de la gauche tout au long des six mois à venir n'est pas des plus simples avec des ingrédients aussi peu miscibles que Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Il faut à tout prix que François Hollande évite la surchauffe qui est la plaie majeure de la sauce hollandaise. Aussi, on ne saurait trop lui conseiller le recours au bain-marie pour obtenir une température constante et prévenir la surchauffe des jaunes d'oeufs qui coagulent au delà de 60 degrés.
"La cuisson doit être la plus régulière possible, tout changement de température provoquant la décomposition de la sauce", expliquait à propos de la sauce hollandaise le regretté chef Bernard Loiseau dans ses "Trucs, astuces et tours de main" (ed. Hachette, 1996). On ne saurait suggérer meilleur ligne de campagne électorale. Et l'on pourra aussi toujours méditer cette maxime attribuée à Alfred Hitchcock et reprise par Olivier Gaudant dans son "Petit traité des sauces": "Un meurtre sans des ciseaux qui brillent est comme des asperges sans sauce hollandaise. Sans goût."
LA SAISON DES ENDIVES arrive. Profitez-en pour faire le plein de ce légume peu calorique grâce au livre de l'auteure culinaire viroflaysienne, Béatrice Vigot-Lagandré, "Endives,"je vous aime".
85 recettes originales
«Lorsque mon éditeur m'a, demandé de trouver 85 recettes à base d'endives, j'étais un peu dubitative, explique la journaliste. Il fallait que j'invente des plats autres que la traditionnelle salade d'endives ou le gratin au jambon classique)). Au final, son livre nous offre un large et original choix de recettes, de l'entrée au dessert (surprenant, n'est-ce pas ?), à base de "chicon". De l'endive rouge au foie gras à la tarte tatin aux endives et à l'orange en passant par le crumble d'endive au parmesan, il y en a pour tous les goûts et tous les palais, même les plus délicats. (Beaucoup de gens n'aiment pas l'endive car ils la trouvent trop amère. L'astuce, c'est de couper le cône situé à la base de l'endive, conseille Béatrice. C'est là où se concentre toute l'amertume). Autre petit secret: "Ajouter du sucre ,dans l'eau de cuisson ou bien les badigeonner de miel, de sirop d'érable ou d'agave pour les faire braiser, mijoter ou les mettre au four", ajoute-t-elle.
Dans la même collection, la journaliste culinaire a également sorti, juste avant l'été, un autre livre de recettes sur les fruits rouges. "C'est un livre' pour les gens qui adorent les accords sucré-salé et parfois audacieux", note Béatrice.
Difficile d'imaginer, avant de se plonger avec surprise et délectation dans ce Petit traité joliment illustré, à quel point la saga millénaire du peuple des pois chiches est passionnante! Car, oui, dans ce livre, les pois chiches sont un peuple, un peuple conquérant qui a traversé les siècles et les océans, qui a abandonné sa terre nourricière pour fonder ailleurs, en Europe, en Afrique, en Asie, au Canada, des dynasties heureuses, sans jamais renoncer à son identité, à sa méditerranéité. L'auteur, chroniqueur gourmand, a toute une nuit écouté les confidences d'un vieux pois chiche sage de Viviers les Lavaur, dans le Tarn : il savait qu'il serait au petit matin récolté et ensaché, il a courageusement profité de ses dernières heures pour raconter, avec beaucoup d'émotion, l'histoire millénaire, édifiante et rocambolesque de son peuple. L'auteur a tout noté et, les larmes aux yeux, il a ajouté à ce surprenant témoignage une centaine de recettes du monde entier, à base de pois chiches, avant de publier cet hommage résolument optimiste, cette ode au déracinement et à l'exode dans laquelle le lecteur croisera les Pink Floyd, Charlemagne, le Pharaon Ptolémée IX, Nicole Croisille, Haroun al-Rachid, Téma de Tlemcen et bien d'autres ... Bref: un livre de cuisine atypique qui se lit comme un roman et dont on ne sort pas indemne.
Et on poursuit les lectures de l'été (si si, on y est encore...) : Notre compatriote Pierre-Brice Lebrun récidive, après les excellents Petit Traité de la Boulette & Petit traité des pâtes, avec le Petit traité du Pois Chiche chez Le Sureau (19,50 eur)... l'occasion de découvrir au travers d'un récit sur ses origines et ses périgrinations, une centaine de recettes qui lui rendent hommage. Plus qu'un livre de cuisine, c'est vraiment une belle histoire qui sollicite notre imaginaire et nos papilles...
Oh ! La boulette
Anecdotes, recettes, histoires ... grâce au « Petit Traité de la boulette» (Le Sureau), de Pierre-Brice Lebrun, on saura tout!
Pierre-Brice Lebrun a encore frappé. En l'occurrence, avec ce livre il nous mitraille de pois chiche. Un peu maso, on en redemanderait. Pas besoin de lui dire chiche, Pierre-Brice est toujours partant pour nous emmener dans des aventures culinaires. Ici, le pois chiche universel et grand ancêtre de la cuisine est servi à toutes les sauces. Du nord au sud, de l'est à l'ouest, le pois chiche est partout.
P.B Lebrun, étonnant et prolifique conteur, nous narre la saga du pois chiche avec son inépuisable talent. Dans « Petit traité du pois chiche » le récit et l'art culinaire se mêlent pour notre plus grand plaisir. Sans cesse, Pierre-Brice troque son stylo pour la cuiller de bois et ces morceaux choisis sont aussi appétissants les uns que les autres. Sous le ton humoristique et léger, l'air de rien, ce livre est une mine de connaissances. L'auteur, très bien documenté, a fait l'inventaire de tout ce qui s'est écrit et dit sur le pois chiche depuis des millénaires. Et pourtant, le livre n'en est pas indigeste, ni lourd, au contraire, il se lit avec plaisir l'esprit sans cesse aiguisé par la curiosité.
Se mettant dans la peau d'un pois chiche - et pour un costaud comme lui, c'est un exploit ! - il nous raconte l'histoire de sa famille, remontant un arbre généalogique très ancien et allant voir du côté des cousins proches ou éloignés qui ont émigré aux quatre coins du monde. Ça en fait du monde ! et par conséquent ça en fait des recettes ! Depuis le temps que ce pois est cultivé et même avant quand il était simplement cueilli, le nombre de cuisiniers et de cuisinières, d'origines diverses, qui se sont creusés les méninges pour inventer et améliorer des recettes. Car des amuse-bouches au dessert, les pois chiches se cuisinent dans tous les styles, c'est incroyable le nombre d'ingrédients avec lesquels il s'allie pour de jouissives unions. Moi qui raffole de l'houmous et des falafels, des salades de pois chiche, des soupes et des chapatis, je pars en quête des ingrédients qui me manquent pour tester quelques recettes. Cela permet d'illustrer le propos de manière gourmande et pratique, les recettes s'insérant parfaitement dans le récit lui donnant vie et nous donnant faim.
A propos d'illustrations, tout le long du livre, l'½il est attiré par des d'exquis petits dessins. Il convient de saluer le remarquable travail d'illustratrice de Mireille Gayet, la complice habituelle de P.B Lebrun. Une fois de plus avec grand talent, elle habille le livre de ses superbes et délicats dessins, parsemant l'ouvrage de pois chiche, donnant vie aux recettes proposées ou nous emmenant en voyage au rythme des histoires de Pierre-Brice.
Un livre à s'offrir et à offrir, pour des plaisirs de lectures et de probables plaisirs gustatifs. Le livre est agréablement mis en page et joliment relié, du bon travail de la part de l'éditeur et de l'imprimeur. Un petit ouvrage qui a sa place dans une bibliothèque de gastronome bibliophile.
Pierre-Brice Lebrun est un gourmet, un journaliste gourmet. Il partage avec les autres ses passions culinaires. On se souvient du « Petit traité de la boulette », rempli d'humour, qui lui a valu le Prix Cerise sur le gâteau 2009 du Festival des littératures gourmandes. Cette fois, cet auteur liégeois s'attache au pois chiche, sympathique légumineuse millénaire, injustement cantonnée à la couscoussière, capable pourtant de briller de l'entrée au déssert. Et l'auteur en fait une brillante démonstration. On apprend tout sur son origine, son exode, son déracinement : une belle aventure culinaire ! On apprend même à bien cultiver le pois chiche ! Et comme l'auteur gourmand manie aussi l'humour, il a parsemé (c'est le cas de le dire) son ouvrage de quelques calembours délicieux !
Pour tout savoir de cette légumineuse souvent cantonnée à agrémenter le couscous, ce petit traité nous livre les origines et l'implantation du pois chiche, autour d'une centaine de recettes de l'entrée au dessert.
"Lorsqu'on fait salade, celui qui met le sel doit être un sage, celui qui met l'huile un prodigue", dicton.
Martine Agrech, auteur du cru, nous présente son troisième livre intitulé "Petit traité de l'huile d'olive". Avec ce délicieux petit traité, Martine nous entraîne dans le bassin méditerranéen et surtout en Provence.
C''est donc à la découverte de l'huile d'oIive, de sa production, ses goûts, ses odeurs, ses senteurs et ses parfums mais aussi au partage de recettes et de savoir-faire que Martine vous permet d'assister au fil des pages de ce petit traité. Son livre vous Inviteà mieux connaitre l'huile d'olive de l'Antiquité à nos jours en passant bien sûr par le "régime Crétois". Il évoque la culture de l'olivier, les méthodes extractions, les AOC... Il vous Informe sur le o comment bien choisir son huile d'olive .. pure et vierge, sur ses propriétés, ses astuces d'utilisation et prodigue même quelques .. "conseils beauté" ..... Un condensé de découvertes dans lequel vous trouvez quelques recettes faciles et originales comme la glace au thym ou les fraises a l'huile d'olive.(...)
Toute discrète, presque timide: Béatrice Vigot Lagandré. Les lecteurs de Bol d'Air la connaissent bien depuis qu'elle les régale, toutes les semaines, des produits de saison, de recettes originales, de techniques, astuces ou coup de main ... On connaît la journaliste culinaire - elle écrit dans plusieurs magazines spécialisés -, on sait moins qu'elle a aussi animé des émissions de télévision sur la chaine Gourmetl TV, au côtê d'Anne Hudson à qui elle succéda. Elle il aussi animé des ateliers de cuisine, en compagnie de quelques chefs prestigieux. Surtout, elle publié plus d'une dizaine de livres dans lesquels elle dévoile des recettes inventives, équilibrées, avec toujours une prédilection pour les légumes et les fruits. Si elle a compilé les recettes du monde, hanté les bibliothèqes, c'est pour mieux laisser libre cours à son imagination. les recettes de Béatrice lui ressemblent: simplicité et spontanéité dominent Loin d'une cuisine rigide. Ses publications sont à j'avenant: d'abord dans la jolie collection Je vous aime ... des éditions du Sureau, avec ses illustrations charmantes. Béatrice y sublime poivrons, potirons et potimarrons, pomme et poires, choux ou champignons. Sans oublier ... les légumes oubliés. Comme ces vignerons qui ont sauvé de la disparition des cépages injustement traités parce que mal vinifiés en des temps où seul comptait le rendement -alicante. aramon ou carignan . pour en faire de superbes vins. Béatrice réhabilite pourpier, crosne, panais, orties ... méprisés ou dont on médisait à tort (le topinambour dans des années de privation!) rendant grâce, en cela, fi des chefs étoilés comme le grand Alain Passard qui mène avec succès le même combat. Chez le même éditeur elle a inauguré la collection des Petits traités où elle dit tout sur l'omelette, si simple et si difficile. Dans un genre différent - car elle pratique la randonnée en montagne! - elle a publié en collaboration avec une diététicienne spécialiste du sport, Corinne Dejean, 70 recettes pour sportifs, faciles, savoureuses et variées. Qui ne s'adressent pas qu'aux sportifs! Elle a encore publié aux éditions Larousse ou chez SAEP de raffinés Trésors d'Asie, puis, aux éditions Anagramme, d'appétissantes soupes d'été et d'autres légumes de nos grands-mères, avec une préface de Jérôme Gilngneux, chef du restaurant le 6 New York avec vue sur la Tour Eiffel. Encore un amoureux des lêgumes ! «Des légumes trop souvent absents des menus, souligne Béatrice. A l'heure où l'obésité et la mal bouffe progressent, j'espère faire partager ma passion et inciter les lecteurs à oublier les Idées reçues, leur donner envie de cuisiner les légumes et les fruits. »
Elle Vil publier d'ici quelques semaines un nouvel opus "Endives je vous aime" et projette des recettes avec les restes ou les légumes secs. Merci de nous les faire partager.
Recommandé dans le dossier "L'accent des livres"
1) Qui êtes-vous ?
Je m'appelle Pierre-Brice Lebrun, je suis journaliste voyageur et chroniqueur gastronomique (je préfère nettement chroniqueur à critique), je suis surtout, je l'avoue sans honte et je le porte bien, un impénitent gourmand : j'adore manger, j'adore boire, alors, après avoir été longtemps prof de droit et avoir saoulé mes étudiants de conseils culinaires, de bons plans de voyage, d'adresses gourmandes et d'accords mets - vins (du rouge avec du fromage ? zéro ! du cidre fermier avec du Camembert, du champagne avec du Chaource ? dix-neuf !) j'en ai fait mon métier ! je travaille maintenant pour une quinzaine de magazines, j'écris des livres qui racontent l'origine, l'évolution, la naissance, la fabrication des produits que j'aime, l'andouillette de Troyes ou la saucisse de Montbéliard, j'y aborde l'Histoire, de France et d'ailleurs au travers de l'histoire des produits du terroir...
2) Quel est le thème central de votre livre ?
Le petit traité de la boulette raconte l'histoire de la boulette de la préhistoire, ou plus exactement de l'invention de la boulette, à la cuisine liégeoise de ma grand-mère, ce qui nous fait tout de même neuf mille ans de boulettes, de riz, de viande, de semoule, de poisson, de légumes... il donne aussi une centaine de recettes de boulettes que j'ai ramené des sept continents, car la boulette - dont la capitale est la Belgique - est un des rares plats que l'on retrouve dans toutes les cultures culinaires, gastronomiques du Monde.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre livre, laquelle choisiriez-vous ?
La boulette est l'apanage de ceux qui n'ont pas encore perdu de vue le vrai sens de la vie, de ces peuples nomades d'Afrique et du Moyen-Orient, d'Asie et de Belgique, où manger ses frites autrement qu'avec les doigts est vécu comme une incorrection majeure.
4) Si votre livre était une musique, quelle serait-elle ?
Boulevard des Batignolles, d'Yvan Dautin, ou l'Internationale, parce que si toutes les boulettes du Monde voulaient se donner la main, la Terre tournerait un peu plus rond.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le goût des bonnes choses simples, des plats populaires, des recettes de grand mère, des boulettes et des saveurs de l'enfance
Retrouvez en streaming Mme Béatrice Vigot-Lagandré (à la 7ème minute 38) qui nous offre quelques recettes dont elle a le secret !
LE PRODUIT DE LA SEMAINE: LA BOULETTE
Présente partout dans le monde, la boulette se prépare avec de multiples ingrédients et s'adapte à toutes les situations!
La naissance de la boulette reste un mystère. D'après Pierre-Brice Lebrun, auteur du réjouissant « petit traité de la boulette », la plus ancienne aurait vu le jour au moins 4000 ans avant notre ère. Mais l'auteur rappelle avec justesse que ni Alexandre Dumas, dans son «Grand Dictionnaire de la Cuisine», ni Antonin Carême, ni même le grand Currnonsky n'ont jugé bon d'en parler !
La boulette tout autour du monde :
Et pourtant... la boulette ne connaît pas les frontières ! Les plus férus de boulettes sont sans nul doute les Belges, qui les cuisinent à toutes les sauces (le «boulet-frites» reste LE plat emblématique de la Belgique francophone, tout comme la «fricadelle» flamande). Les Vietnamiens ne sont pas en reste, avec leurs boulettes de porc ou de riz. En Allemagne, on se régale de knödel, et en Pologne, les kluskis (à base de pomme de terre) sont incontournables. En Suède, il est coutume de dire d'une jeune fille qui n'est pas bonne à marier qu'elle «ne sait pas faire des boulettes ». C'est dire l'importance de ce plat chez nos amis scandinaves! Et que dire des keftas? Au b½uf, aux légumes ou à l'agneau, elles dominent la cuisine du Maghreb et du Moyen Orient. Le meilleur ami du kefta reste le falafel, cette boulette de pois chiches que l'on consomme à profusion en Israël, en Syrie, en Jordanie ou au Liban. Curieusement en France (à l'exception notable de la Catalogne et de ses bolets de picolat), il n'existe pas de tradition de la boulette .... Les chefs ne la prennent pas vraiment au sérieux, et il faut bien reconnaître que nos recettes régionales s'inspirent de nos voisins étrangers!
L'ART DE FAIRE DE BONNES BOULETTES
Les boulettes sont le plus souvent préparées avec de la viande, et notamment du porc, qui apporte le gras et le moelleux nécessaires à la réussite de la recette. Le petit truc : mélanger les viandes pour apporter du moelleux. Tout l'art consiste à bien les mélanger et à les former; évidemment, rien ne vaut les mains. Il faut opérer sans trop compacter la boulette pour la laisser respirer. Car une bonne boulette doit fondre sous la dent tout en présentant de la « mâche ». Le mouillage également, a toute son importance: il améliore le moelleux, évite le dessèchement; on utilisera donc du bouillon ou de la mie de pain trempée dans du lait .... La boulette accepte tous les modes de cuisson: mijotée en cocotte, poêlée, grillée, pochée. Pour Pierre Brice Lebrun, l'idéal reste de la cuire au four, avec du beurre .... ou de la graisse de canard. Un pur délice! La boulette peut être réalisée avec toutes sortes d'ingrédients: b½uf et porc assaisonnés d'échalote, de mie de pain et d'herbes, agneau, menthe et raisin, mais aussi lapin, ½uf et paprika ou filets de poissons, herbes et ½uf ! La boulette aux pommes de terre, oignon et ciboulette est tout aussi tentante. Les falafels, mélange de fèves, pois chiches et oignons sont un vrai délice. Essayez aussi les boulettes au fromage (chèvre, poivre de Séchouan, ciboulette). Et pourquoi pas la boulette en dessert ? Farine de pois chiche, noix de coco, lait concentré mélangés font un dessert régressif et succulent !
Des ouvrages indispensables pour étoffer votre bibliothèque gourmande. Dans "70 recettes pour sportifs", Béatrice, en collaboration avec une diététicienne spécialiste du sport, a concocté des recettes en fonction des besoins spécifiques de chaque pratique sportive et selon la phase de l'effort : entraînement, préparation, en compétition, en déplacement ou en récupération (...)
Dans son livre "5 fruits et légumes par jour", la Viroflaysienne met en pratique cette recommandation nutritionnelle et explique comment atteindre cet objectif au quotidien. «J'en avais marre d'entendre les mêmes rengaines : je n'ai pas le temps ou je ne sais comment les cuisiner, c'est trop cher,les enfants n'aiment pas cela... Il faut avant tout choisir des produits de saison pour apprécier leurs véritables saveurs et les payer au meilleur prix»
Pierre Brice Lebrun vient d'y publier un surprenant "Petit traité de la boulette" : Tout est parti des boulettes de ma grand-mère qui m'ont donné la vocation d'être journaliste culinaire, J'ai retracé l'histoire de a boulette, du plus vieux fossile qui date de 4000 avant J.-C, jusqu'à la fameuse recette de ma grand-mère. J'ai répertorié une centaine de recettes du monde entier mais la Belgique reste indéniablement la patrie de la boulette".
L'auteur-illustratrice Mireille Gayet et sa famille écrivent l'essentiel des litres de la collection "Je vous aime" des éditions du Sureau : J'ai d'abord commencé sur les poissons, réalisant des aquarelles rigoureuses mais les illustrations des autres titres sont plus humoristiques. On publie des recettes familiales. Je viens de terminer les poissons bleus et on va faire la poulpe. Son "Grand traité des épices", publié le 23 octobre, est préfacé par le paléontologue Yves Coppens.
LE PLUS ORIGINAL
Terrine, tajine, omelette, confitures ... En tout, 65 idées de recettes faciles, gourmandes et toujours inventives.
Ringard le poireau ? Que nenni ? Ce légume d'hiver par excellence a tout pour plaire. Vitaminé, léger, goutu , il se mange à toutes les sauces. L'empereur Néron l'avait bien compris ; il en mangeait tellement qu'on le surnommait le porrophage.
Mais revenons à l'essentiel : comment choisir un beau poireau ? C'est tout simple : préférez des poireaux sans meurtrissures , bien fermes, avec des feuilles d'un beau vert soutenu. Leur grosseur n'a pu de lien avec leur tendreté. Selon vos besoins, vous les achèterez en vrac, en bottes, en barquettes, et pourrez les conserver une bonne semaine au réfrigérateur. Attention, cependant, les poireaux cuits, doivent etre gardés dans une boîte hermétique (toujours au frais) et consommés dans les 48 heures. Pensez à bien les laver avant de les cuisiner. Pour cela, fendez les à l'aide d'un couteau et passez les feuilles sous l'eau fraîche en les écartant soigneusement pour éliminer le sable ou la terre.
Tout léger
Très riche, le poireau est très peu calorique (27 kcal aux 100 grammes). C'est un légume particulièrement intéressant sur le plan nutritionnel. Il est notamment riche en vitamine C et E, aux propriétés anti-oxydantes avérées. Ces vitamines sont surtout présentes dans le vert du poireau ; raison de plus pour le garder et en faire de délicieux potages ou relever une purée ! Le poireau apporte aussi des vitamines B6, mais également du magnésium, du cuivre et du calcium, ainsi que du maganèse et du fer... sans oublier les fibres.
Chaud ou froid
En hiver, le poireau est le roi des soupes ! Traditionnellement, on le prépare avec des pommes de terre, mais vous pouvez les remplacer par des lentilles, et y ajouter un bouillon de volaille ou des gousses d'ail. Cuits à la vapeur ou à l'eau bouillante, ils peuvent ensuite être consommés tièdes, avec une vinaigrette. On pourra aussi les napper de crème liquide et de copeaux de parmesan ou de chèvre sec et les faire gratiner à four chaud. La fondue de poireaux est aussi un grand classique, que l'on peut servir aussi bien en accompagnement de poissons et crustacés, qui de viandes ou de volailles. Elle fait aussi la base des cakes salés ( avec du jambon cru, du roquefort, ou du cantal vieux), de tartes et de quiches (dont la fameuse flamiche)... mais on pourra l'utiliser pour agrémenter un risotto, du quinoa, du boulgour ou des pâtes fraîches. Quand je vous disais que le poireau avait tout pour plaire !
Recommandé par la revue Alternative santé de janvier 2010 !
Pour que le repas redevienne un moment festif et partagé de tous.
OUTRE les contraintes médicales liées à leur maladie, les polyallergiques doivent égaIement supporter dans le quotidien de la vie le fait de ne plus partager la même nourriture que tout un chacun. Pas de farine de céréales (blé,avoine,son...), cela veut dire pas de pain, de pâtes ou encore de pizza... Il faut donc manger différemment et souvent donc, ne pas partager un moment convivial. Le repas divise ce qui, socialement, est une gêne importante pour les malades, de plus en plus nombreux. Florence Bourquard,une habitante de Dancé,dont le frère souffre d'allergies depuis de nombreuses années, propose un petit livre malin, qui devrait permettre de réconcilier tout le monde autour de la même table. Avec 70 recettes simples à base de polenta (semoule de maïs), sans gluten, sans ½uf et avec peu de matières grasses, les personnes soumises à un régime alimentaire spécifique pourront enfin se joindre à la gourmandise générale et s'autoriser les gratins, pizzas, plats uniques et gâteaux qui leur sont traditionnellement interdits. Petit déjeuner, amuses-bouche apéritifs, plats principaux et desserts sont au menu du livre: les carrés du Maroc,les carreaux espagnols, la salade du Yucatan, la pizza provençale,le crumble à la mexicaine, le tajine de poulet,le «polenfar» breton,ou autres plats plus traditionnels. le principal aliment de substitution, la polenta,présente de nombreux intérêts. Elle est tout d'abord peu onéreuse et se trouve facilement (grande distribution), elle se cuisine également très facilement malgré les apparences. Comme dans de nombreuses cultures,ce féculent peut servir de nourriture de base mais aussi prendre place dans des repas plus festifs. Des propos confirmés par Christiane Gouy, diététicienne au Centre hospitalier de Roanne, qui a préfacé l'ouvrage: « Nutrltlonnellement, remplacer le blé et ses dérivés par la semoule de maïs, c'est réaliser une équivalence, une autre façon agréable d'apporter des sucres complexes dispensant l'énergie nécessaire à notre vitalité. C'est un véritable guide, qui confirme que la semoule de maïs est d'une utilisation simple et permet des applications culinaires variées.» Florence Bourquard a d'ailleurs testé l'ensemble de ses recettes à la maison sur sa petite famille,dans laquelle personne ne souffre d'allergies:tests passés avec beaucoup de succès! (...)
Enfin un ouvrage consacré à l'adulation pure et simple de la boulette !
Ce petit ouvrage se caractérise en premier lieu par une présentation délicieusement désuette : pas de photos, quelques gravures, une petite reliure sympathique qui en font une plaisante idée de cadeau.
Passons maintenant à la question du contenu. Au premier abord, on ne manque pas d'être étonné par l'abondance de passage abordant les différents aspects techniques de la boulette : forme, taille, cuisson, etc. Ceci permet, mine de rien, d'éviter de rater ses préparations par des erreurs de débutant. Qui plus est, le ton en est toujours des plus légers, manifestant en tout temps un humour de bon aloi. Les recettes quant à elles proviennent des quatre coins de France, de Navarre et du reste du monde. Que vous soyez un adepte des Kebab turcs, des boulets à la liégeoise ou de la boulette suédoise (que vous réaliserez désormais mieux que chez ikea) vous trouverez votre bonheur et ferez aussi d'intéressantes découvertes.
Amis boulettomaniques, ne ratez donc sous aucun prétexte ce magnifique ouvrage qui vous mènera d'idées en délices. Vous serez également réjouis par son humour, trop rare dans les ouvrages de cuisine.
Non, ce n'est pas parce que c'est l'été, ce n'est pas parce que c'est frais, c'est juste que la salade,quelque soit le temps, quelle que soit l'heure, ne nous déçoit jamais. Piochez ici des conseils pour choisir, conserver et préparer vos salades,et là des idées gourmandes de laitue braisée sous dos de cabillaud, de lolorossa au thon, courgettes et pois chiches, de mâche aux magrets fumés et pain d'épice (légère,la salade?). On raffole du format façon cahier d'écolier.
Recommandé par Fromage Gourmand dans le dossier "Attention, ça coupe ! "
Ces 70 recettes sans gluten et sans ½ufs permettront aux allergiques ou intolérants de partager des moments de gourmandise et de convivialité. Entrées, plats, desserts, ce livre propose la polenta comme ingrédient de substitution. Bon marché, cette semoule de maïs est facile à utiliser.
Légume emblématique de la cuisine méditerranéenne. le poivron méritait bien un petit livre rien que pour lui. C'est chose faite. Dans cet ouvrage. cabillaud au coulis de poivrons. ratatouille. crème brûlée aux poivrons se côtoient. Quel bonheur pour les papilles !
Quand la boulette fait des siennes !
(...) L'auteur Pierre-Brice Lebrun remonte aux origines avec humour, expliquant que les archéologues n'ont pu retrouver de fossiles de boulettes ou que le hamburger serait un de ses descendants directs. Épluchant les traités de cuisine des siècles passés à sa recherche, il y parle aussi abondamment de son côté réconfortant lié à de merveilleux souvenirs d'une enfance heureuse vécue à Liège auprès d'une grand-mère experte ès boulettes. D'ailleurs, la Wallonie serait la terre d'adoption de la boulette (ou boulet, que l'on sert là-bas avec des frites). Y allant de quelques recettes du monde, celle qu'il offre de la boulette québécoise en fera cependant sursauter plus d'un, concoctée à base de boeuf autant que de porc et épaissie à la vulgaire fécule de maïs plutôt qu'à la traditionnelle farine grillée.(...)