Dictionnaire anatomie

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ULCÈRE
Ouverture anormale de la peau, qui perd à cet endroit certaines des couches qui la composent ou leur totalité. La cicatrisation spontanée peut présenter de sérieuses difficultés. L'ulcère peut être dû à des modifications de l'irrigation sanguine dans certaines zones, en raison d'une compression de celles-ci, d'infections ou d'autres causes.
ULCÈRE CORNÉEN
Voir : KÉRATITE. ULCÈRES CORNÉENS
ULCÈRE PEPTIQUE
Lésion érosive de la muqueuse de l'estomac ou du duodénum, profonde (elle peut s'étendre jusqu'à la couche musculaire) et aux limites bien définies.
En règle générale, un ulcère peptique se présente comme la conséquence d'une altération de l'équilibre entre les facteurs agresseurs (acide chlorhydrique et enzymes digestives) et protecteurs de la muqueuse.
Dans la majeure partie des cas, elle est associée à une infection par Helicobacter pylori.
Les autres facteurs sont les anti-inflammatoires, l'altération de la sécrétion de gastrine, les facteurs génétiques et le tabagisme.
L'ulcère duodénal est le plus courant. Il touche environ 10% de la population. Dans la plupart des cas, il est localisé au niveau de la première partie du duodénum.
Les ulcères gastriques se divisent en trois catégories, en fonction de leur localisation :
  • type I : localisés sur le corps ;
  • type II : localisés sur le corps et associés à des lésions duodénales ;
  • type III : prépyloriques.

? Symptomatologie
La maladie évolue avec une cicatrisation spontanée et des récidives.
Le symptôme le plus courant de l'ulcère duodénal est la douleur épigastrique qui survient deux ou trois heures après les repas et qui disparaît avec l'ingestion d'aliments ou la prise d'anti-acides.
Dans le cas des ulcères gastriques, la douleur peut augmenter ou être déclenchée avec l'ingestion d'aliments.
Les nausées et les vomissements sont les symptômes les plus fréquents, même s'il n'y a pas d'obstruction.
Les complications les plus fréquentes sont les hémorragies digestives, la perforation, la pénétration (dans le pancréas, le colon, les voies biliaires, etc.) et l'obstruction (sténose pylorique). La dégénérescence carcinomateuse est observée en cas d'ulcère gastrique.
? Diagnostic
Le diagnostic de certitude est établi grâce à une endoscopie digestive qui permet de visualiser l'ulcère et à une biopsie.
L'infection par Helicobacter pylori peut être confirmée grâce à un examen et à une culture de la biopsie gastrique ou grâce à des méthodes indirectes telles que le test rapide à l'uréase, le test respiratoire à l'urée ou la détection d'anticorps spécifiques.
? Traitement
* Le traitement est basé sur l'administration de médicaments qui bloquent la sécrétion d'acide chlorhydrique et protègent la muqueuse.
* Le traitement de l'infection par Helicobacter pylori, à l'aide d'une combinaison d'antibiotiques et d'inhibiteur d'acide, permet d'éviter les récidives et d'améliorer la cicatrisation.
* Le traitement chirurgical est conseillé dans les cas réfractaires ou résistants au traitement ou lorsqu'un carcinome est suspecté.
* En cas de perforation, l'intervention chirurgicale doit être immédiate, car la vie du patient peut être menacée.
ULNA
Os interne du squelette du bras.
URETÈRE
Les uretères sont deux conduits de calibre irrégulier, issus des pelvis rénaux, dirigés vers le bas, qui croisent verticalement la partie postérieure de la cavité abdominale pour déboucher sur la face postérieure de la vessie, à laquelle ils amènent l'urine qui sera ensuite expulsée.
URETÈRE DROIT
Conduit acheminant l'urine produite par le rein droit jusqu'à la vessie, en suivant un trajet rétro-péritonéal.
URETÈRE GAUCHE
Conduit acheminant l'urine produite par le rein gauche jusqu'à la vessie, en suivant un trajet rétro-péritonéal.
URÈTRE
Conduit reliant la vessie et la vulve, où il débouche par l'intermédiaire du méat urétral, après avoir traversé les fascias supérieur et inférieur du diaphragme uro-génital.
URÈTRE MEMBRANEUX
Deuxième partie de l'urètre masculin, qui fait suite à l'urètre prostatique. Son trajet est périnéal, depuis le voisinage de l'anus jusqu'à la région testiculaire, à la hauteur de la base du pénis.
URÈTRE PÉNIEN
Troisième partie de l'urètre, qui fait suite à l'urètre membraneux. L'urètre pénien parcourt le pénis dans le sens longitudinal, depuis sa base jusqu'au méat urinaire, où il débouche sur l'extérieur.
URÈTRE PROSTATIQUE
Première partie de l'urètre masculin, qui part du col de la vessie et comprend tout le trajet intra-prostatique.
URÉTRITE
Voir : CHLAMYDIA (INFECTION À) OU CHLAMYDIOSE
UROLITHIASE
Voir : LITHIASE RÉNALE. UROLITHIASE
URONÉPHROSE
Voir : HYDRONÉPHROSE. URONÉPHROSE
URTICAIRE
Inflammation de la peau provoquant l'apparition d'éruptions cutanées ou papules œdémateuses et d'un prurit intense.
Selon les estimations, 20% de la population a souffert d'une poussée d'urticaire à un moment ou à un autre. L'urticaire est provoquée par une réaction anormale des mastocytes du derme qui, en présence de certaines stimulations, libèrent des substances qui agissent sur les vaisseaux sanguins de la peau. Ceux-ci laissent échapper une grande quantité de liquide responsable de l'œdème ou inflammation. Parmi ces substances, la principale est l'histamine, qui stimule de surcroît les terminaisons nerveuses cutanées et génère une démangeaison intense.
Les stimulations qui font réagir le mastocyte peuvent être très diverses : certains médicaments (antibiotiques, acide acétylsalicylique, anti-inflammatoires, etc.), certains aliments (lait, œufs, fruits secs, poisson, etc.), additifs, conservateurs, cosmétiques, etc. Certaines stimulations physiques (froid, chaleur, pression, etc.) ou psychiques (stress émotionnel) peuvent avoir le même effet.
? Symptomatologie
La lésion caractéristique est la papule œdémateuse, ou éruption cutanée, qui est une élévation de la peau rougeâtre et très prurigineuse. Les lésions peuvent prendre des couleurs et des dimensions très différentes. Elles siègent sur n'importe quelle zone cutanée.
Généralement fugaces, elles répondent bien aux traitements, mais peuvent parfois évoluer vers la chronicité.
Il existe une forme grave affectant le larynx et les voies respiratoires. L'inflammation peut, en effet, faire obstacle au passage de l'air vers les poumons et provoquer l'asphyxie (œdème de la glotte).
? Diagnostic
Le diagnostic est facile à établir par l'observation des éruptions cutanées, ou papules œdémateuses.
La détermination des causes peut s'avérer plus complexe, bien que la relation de cause à effet soit parfois évidente lorsqu'elle se répète à plusieurs occasions : lors de l'exposition au soleil, lors de l'exposition au froid, après avoir ingéré un médicament précis, etc.
Lorsque cette relation n'est pas nette, il peut être nécessaire de réaliser des tests de provocation, qui consistent en une exposition contrôlée à l'agent suspect, afin d'observer la réaction de la peau.
Au cours de ces tests, on injecte une minuscule quantité de la substance suspecte ou on l'applique sur la peau à l'aide d'un patch imprégné. Dans certains cas, on peut isoler dans le sang les anticorps responsables de la réaction allergique.
? Traitement
* La principale mesure de prévention, en cas d'urticaire dont la cause est connue, est d'éviter le contact avec la substance en question.
* Lors d'une poussée aiguë, on peut avoir recours à des médicaments qui font diminuer la réaction du mastocyte, regroupés sous le nom générique d'antihistaminiques. On peut également utiliser des corticoïdes pour leur action anti-inflammatoire puissante, en applications topiques sur la zone, par voie orale ou sous forme d'injections.
* L'adrénaline peut être utilisée dans les cas graves.
UTÉRUS
Structure creuse composée de parois musculaires épaisses, située dans la partie centrale de la cavité pelvienne de la femme, en arrière de la vessie et en avant du rectum. Sa fonction consiste à accueillir l'ovule fécondé pour lui permettre de grandir.
UTÉRUS
Voir : CANCER DU COL DE L'UTÉRUS
UTRICULE
Vésicule formant le vestibule membraneux. Les trois conduits semi-circulaires qui contiennent le liquide appelé endolymphe en partent et y débouchent. L'utricule abrite un récepteur appelé macula, chargé de détecter la position de la tête, information essentielle au contrôle de la position du corps.
UTRICULE PROSTATIQUE
Conduit tubulaire qui s'ouvre dans l'urètre prostatique après avoir parcouru la prostate en suivant une direction oblique.
UVÉITE
Inflammation du tractus uvéal (uvée).
L'uvée se compose de trois structures : l'iris, le corps ciliaire et la choroïde.
L'uvéite antérieure touche l'iris et le corps ciliaire (irido-cyclite). Lorsque la choroïde est atteinte, on parle d'uvéite postérieure ou de choroïdite. Si elle s'étend à la rétine, il s'agit alors d'une choriorétinite.
En général, les uvéites antérieures sont d'origine inconnue. Dans certains cas, elles sont associées à de l'arthrite chronique juvénile ou à une spondylite ankylosante.
Les uvéites postérieures peuvent être provoquées par des bactéries ou des champignons. L'infection est contractée suite à une chirurgie oculaire, un traumatisme, etc. Les autres causes possibles sont la toxoplasmose et une infection causée par un Candida albicans chez les toxicomanes consommateurs d'héroïne.
? Symptomatologie
L'uvéite antérieure se manifeste par des douleurs oculaires, une photophobie (augmentation de la sensibilité à la lumière), un blépharospasme (contraction excessive et involontaire des paupières due à un spasme du muscle orbiculaire de l'œil) et une injection ciliaire (rougeur de l'œil). La pupille est en myosis (contractée).
Des complications peuvent survenir sous la forme d'un œdème de la cornée ou d'un glaucome secondaire.
L'atteinte de la rétine dans les uvéites postérieures conditionne la baisse de l'acuité visuelle. Le patient fait état d'une vision trouble ou d'une impression de voir « des mouches voler » dans le champ visuel.
? Diagnostic
Le diagnostic est effectué par un examen ophtalmologique, avec utilisation de la lampe à fente.
? Traitement
* Le traitement est celui de l'étiologie.
* On peut avoir recours à des mydriatiques ou des corticoïdes locaux.
UVULE
Languette arrondie dépassant de la partie inférieure du vermis et formant une proéminence sur la paroi du 4e ventricule.