Merci au magazine Le Point et à Déborah Dupont-Daguet de la Librairie Gourmande pour avoir sélectionné et présenté « Le petit traité de l'art de couper de fromage » dans le dossier Spécial gastronomie -Passion fromage !
Un livre de Frédéric Brigaud, ostéopathe et consultant en biomécanique, pour mieux comprendre l’ensemble de la gestuelle à adopter pour être plus performant et préserver son corps au fil des kilomètres. Il liste les erreurs à éviter pour ne pas se blesser, depuis la prise d’appui au sol, jusqu’à l’inclinaison des bras en passant par l’orientation de la hanche. Pour en savoir plus, cliquez ICI.
Magazines « Mains libres - physiothérapie, ostéopathie, concepts globaux » / Lu pour vous - juin 2013.Rédigé le Jeudi 20 juin 2013
Magazines « Mains libres - physiothérapie, ostéopathie, concepts globaux » / Lu pour vous - juin 2013.
Après un ouvrage consacré à la marche et la performance sportive en 2011, Frédéric Brigaud nous propose un nouveau livre qui traite cette fois-ci de la course à pied analysée des points de vue de la posture, de la biomécanique et de la performance.
Cet ouvrage expose, en effet, une approche pratique de la biomécanique de la course à pied, en montrant les interactions entre les bras, le bassin, les jambes et les pieds, depuis le balancement des bras jusqu’à la prise d’appui.
La course à pied avec une prise d’appui avant-pied semble devenir très « tendance » et cette technique met un œuvre une biomécanique très différente de la course à pied avec une prise d’appui par le talon et présente de nombreux atouts pour développer, stabiliser et potentialiser sa dynamique.
L’auteur approfondit son raisonnement biomécanique et propose un nouvel « interligne articulaire de torsion » au sein du pied qui met en évidence le rôle d’interface neutralisatrice de l’avant-pied et toute l’importance de cette prise d’appui avant-pied dans la pratique sportive dans un souci d’efficience et de préservation.
S’adressant aux sportifs, aux physiothérapeutes, aux ostéopathes, aux préparateurs physiques, médecins, podologues, etc,… cet ouvrage démontre comment passer d’une prise d’appui talon à une prise d’appui avant-pied et l’intérêt de cette biomécanique ; comment et pourquoi utiliser le haut du corps dans la course et son interaction avec les autres parties du corps, il définit la gestion de la posture dans la course à pied comme outil de prévention des entorses de cheville et de genou par l’activation du complexe de torsion.
Richement illustré de dessins réalisés par l’auteur lui-même, cet ouvrage est à lire par toutes celles et tous ceux qui souhaitent comprendre les pathologies de leurs patients qui pratiquent la course à pied.
Page Facebook : Trail CoachingRédigé le Lundi 10 juin 2013
Page Facebook : Trail Coaching
Coup de coeur pour cet ouvrage de Frédéric Brigaud, ostéopathe, consultant en biomécanique humaine, et concepteur de l'Empilement Articulaire Dynamique.
Cet ouvrage qui nous apprend à courir est destiné aux entraîneurs, préparateurs physiques, et à tous les passionnés de course à pied qui veulent analyser et comprendre la dynamique de leur foulée pour progresser et éviter les blessures. Certes, sa lecture nécessite de bonnes connaissances en anatomo-physiologie mais les nombreux exemples et exercices proposés font prendre conscience d'un geste plus juste, plus efficient, moins dispendieux.
Frédéric Brigaud sera présent sur le salon de l'Ultra Trail 2013 et donnera une conférence. Moi, j'y serai !!
Témoignage de Pauline MacabiesRédigé le Lundi 20 mai 2013
Témoignage de Pauline Macabies
Témoignage de Pauline Macabies (Equipe de France de Biathlon) autour des résultats des techniques proposées dans La course :
J'ai commencé ma collaboration avec Fred au printemps dernier (2012). Mon objectif était d'optimiser mes appuis pour pouvoir augmenter la fréquence de mes pas en ski de fond.
Après avoir évalué ma course pieds nus sur stade, il est apparu une différence entre mes appuis jambe droite/jambe gauche, ainsi que des imperfections globalement dans ma posture. Suite à cela nous avons mis en place une série d'exercices posturo-dynamiques spécifiques à effectuer régulièrement incluant de la course à pied avec une prise d’appui avant-pied. Nous avons travaillé principalement à distance, avec des retours vidéo, photos, et téléphone pour échanger sur les sensations. Les exercices ont évolué au fur et à mesure de ma progression. Lorsqu'un exercice était compris et intégré, il était soit complexifié, soit remplacé.
J'ai d'abord travaillé à pied, puis en skis à roulettes. Dès mes premières séances sur skis à roulettes j'ai vu des changements dans mes placements, dans mes appuis, au niveau des pieds jusqu’à mes poussées de bras. Durant l'été le travail a continué à évoluer en gardant à la fois des exercices à pied et sur skis à roulettes. J'ai ressenti une grosse progression, surtout dans les montées lors des courses estivales. J'arrivai à enchaîner mes pas plus vite sans être plus essoufflée, et sur les plats toute mon énergie était consacrée à mettre de la puissance dans mon ski, et non à chercher mon équilibre avant de pouvoir pousser sur mes jambes.
A l'automne, j'ai rechaussé les skis de fond sur neige. La transition a été plus délicate car je passai d'un support dur (la route) à des conditions de neige variantes et souvent beaucoup plus « molles » qui nécessitaient des ajustements au niveau des appuis. J'ai malgré tout retrouvé les progrès acquis durant la préparation sur goudron, que j'ai pu mettre en pratique lors de mes courses de l'hiver.
Durant la saison d'hiver, mon objectif n'était plus de progresser mais de mettre en application pendant les compétitions le travail effectué à l'entraînement. Mes objectifs techniques ont été atteints ; et j'ai encore une belle marge de progression devant moi !
Au delà du travail purement technique, ma collaboration avec Fred m'a apporté deux autres choses essentielles pour moi.
Le résultat est une conséquence. Les points techniques travaillés m'ont permis durant les compétitions de ne plus penser au résultat mais seulement à la manière de skier en me concentrant sur un ou deux points précis.
Au lieu de me dire « je dois aller le plus vite possible » je me suis dit « je dois ramener ma jambe de telle façon et écarter les bras ». J'ai ainsi gagné en relâchement, en effectuant un geste "propre", et du coup le chrono était meilleur.
Cela m'a servi encore plus sur les courses longues distances, où le geste à tendance à se dégrader au fil des km. En plus d'avoir un ski efficace, j'ai pu économiser de l’énergie tout au long du parcours.
L’implication et le plaisir par le fait de comprendre et de maitriser sa gestuelle. Arrivé à un certain niveau, il est de plus en plus difficile de progresser techniquement. La routine s'installe petit à petit, l’entraînement devient lassant, on regarde sa montre pour « faire ses heures »... Découvrir le système EAD m'a permis d'apprendre beaucoup, d'abord sur le corps humain et la course à pied avant-pied. Ensuite, adapter ces nouvelles connaissances à mon sport a été une source de motivation énorme qui m'a aidé à m'impliquer encore plus dans mon entraînement en prenant du plaisir dans chacune de mes séances.
LA DRACHME PERDUE. L'ANTHROPOLOGIE "CORPS, AME, ESPRIT" EXPLIQUEE de Michel Fromaget. C'est le livre par lequel commencer si l'on veut comprendre l'œuvre de Michel Fromaget et l'anthropologie ternaire. L'auteur apporte un éclairage sur la façon dontles pères de l'Église et saint Irénée de Lyon ont présenté l'homme en trois dimensions. Il effectue aussi le lien entre cette approche et celle des grandes traditions spirituelles.
4 saisons du jardin bioRédigé le Lundi 1 avril 2013
4 saisons du jardin bio
Directrice de recherche honoraire au CNRS et auteur d'un Grand traité des épices, Mireille Gayet présente dans ce gros livre plus de 90 plantes aromatiques, leur histoire, leurs utilisations en médecine et surtout en cuisine, avec de nombreuses recettes.
Magnifiquement illustré de dessins à l'encre et d'aquarelles, c'est un livre de référence, précis, érudit et accessible, d'où s'échappent de délicieuses effluves ...
60 Millions de consommateurs HS Rédigé le Lundi 1 avril 2013
60 Millions de consommateurs HS
Les enfants affûtent dès le plus jeune âge leurs goûts et leur répertoire alimentaire, d'autant plus variés qu'ils auront été très tôt invités à la diversité. Oui, mais voilà, en cas d'allergie alimentaire sévère, comment faire ? Nelly Sabot-Patracone, maman d'un enfant polyallergique, s'est essayée au fourneau pour proposer à son fils des plats aussi sûrs que gourmands et variés. Au menu, 130 recettes pour les jours de fête ou pour le quotidien, afin que le plaisir s'invite aussi à la table des personnes allergiques. Vous testerez bien un petit farci Paris-Bayonne ou un flan parfumé à la lavande ? Dans la famille de Nelly Sabot-Patracone, tout le monde dit oui avec plaisir.
Le dernier ouvrage de Frédéric Brigaud dédié à la course à pied nous aide à mieux appréhender l’importance de la posture, de comprendre les erreurs techniques couramment commises par les coureurs, depuis la prise d’appui jusqu’à l’orientation des bras ou encore celle de la hanche. La richesse des informations pourrait même en impressionner certains… Cet ouvrage est destiné aux professionnels du monde du sport, au monde médical, mais également aux passionnés de la course à pied compétiteurs ou amateurs grâce au double niveau de lecture voulu par l’auteur qui permet de retenir l’essentiel même si l’on n’a pas reçu de formation spécifique en biomécanique. Une nouvelle impulsion pour votre foulée ! En course à pieds, doit-on prendre en considération la gestuelle du corps dans son ensemble et pas uniquement les pieds et les jambes ?
Assurément ! Le corps est un tout où tous les éléments interagissent. En avoir conscience et savoir comment lier et mobiliser les différentes parties du corps est un réel atout ; source de préservation et de performance. Dans le cadre de la course à pieds c’est dédier l’ensemble du corps pour un déplacement vers l’avant. Combien de coureurs n’emploient que leurs jambes pour courir négligeant le haut du corps ? Ils n’ont pas conscience que du fait qu’il est mal employé il les freine, les déséquilibre et impacte leur foulée. Le premier athlète complet, c’est-à-dire orchestrant l’ensemble de ses segments pour avancer, que j’ai pu observer dans la pratique de la course à pied et plus spécifiquement du Trail est Dawa Sherpa. Ce jour là, en 2009 aux Contamines, j’ai pu constater que pas un secteur de sa gestuelle n’était mal employé. Efficacité, aisance, fluidité, solidité et marge de manœuvre sont des mots qui caractérisent sa biomécanique, sa gestuelle. Chez lui la performance est une conséquence, pas un objectif. Donc oui, on doit prendre en considération le corps dans son ensemble si l’on souhaite être efficient ; l’interrelation bras, tronc, jambe a une action directe sur la foulée.
Ce jour là, en 2009 aux Contamines, j’ai pu constater que pas un secteur de sa gestuelle n’était mal employé. Efficacité, aisance, fluidité, solidité et marge de manœuvre sont des mots qui caractérisent sa biomécanique, sa gestuelle. Chez lui la performance est une conséquence, pas un objectif. Donc oui, on doit prendre en considération le corps dans son ensemble si l’on souhaite être efficient ; l’interrelation bras, tronc, jambe a une action directe sur la foulée.
Est-ce réellement possible de courir silencieusement ?
Sans aucun bruit, très difficile. Le bruit traduit l’importance de l’impact lors de la prise d’appui, c’est un bon indicateur de la qualité de votre prise d’appui. Courir en tapant des pieds c’est gaspiller de l’énergie inutilement. Les chaussures avec de fort amorti rendent très difficile la perception de celui-ci. Alors que l’amorti est un point clé de l’efficience, il détermine l’onde de choc qui se propage dans l’organisme sous tension et rentre en ligne de compte dans le rendement de votre foulée et la préservation.
Comment réduire les douleurs post efforts au niveau des mollets ?
En courant intelligemment ! Mieux vaut prévenir que guérir. Si vous avez des douleurs dans les mollets après avoir couru, c’est que vous avez dépassé vos capacités du moment.
Existe t’il des contre-indications à la course pieds nus si on a l’habitude de courir avec des orthèses et/ou des modèles anti-pronation / supination ?
Vaste sujet où il faudrait donner une réponse individualisée. Ce qui est certain c’est qu’il existent des malformations, des déformations et / ou des pathologies qui nécessitent le port d’orthèse et qui de ce fait ne permettent pas de courir les pieds nus. Un professionnel devrait être à même de le déterminer. Lecteurs, si vous êtes concernés, posez lui directement la question. Cependant, après avis, si une « pronation » ou une « supination », bien que je n’aime pas employer cette terminologie qui s’attribue à la main, n’est pas la conséquence de pathologies, de malformations ou autres, mais provient d’un réel défaut de prise d’appui, la course pieds nus est possible. Il faudra alors que la personne apprenne à prendre appui afin de corriger ses défauts. Recentrons la discussion, et n’oublions pas que la course pieds nus c’est avant tout une prise d’appui avant-pied. Alors je pose la question suivante pour lancer le débat, quelle action a une semelle lorsque vous prenez un appui avant-pied ?
Est-ce que le pied peut corriger de lui-même une mauvaise prise d’appuis et/ou une mauvaise posture ?
La réponse est non, le pied n’est pas auto-correcteur et il ne corrige pas une mauvaise prise d’appui, par contre lui (le pied) et le reste du corps compenseront les répercussions de cette mauvaise prise d’appui. Et qui dit compensation, dit baisse de rendement, augmentation de la dépense énergétique, et un empilement articulaire dynamique (EAD) moins optimal. Si vous avez un défaut de prise d’appui vous risquez de le garder longtemps, sauf si vos gestes du quotidien ou d’autres pratiques sportives, voire des traumatismes, vous amènent à changer vos appuis, mais c’est alors un peu « au petit bonheur la chance ».
L'auteure a un enfant polyallergique et, lorsque l'on voit la liste des aliments qu'il ne supporte pas, on craint qu'il ne prenne pas de plaisir à table. Pourtant, sa mère a su lui élaborer ces 130 recettes très variées, en prenant en compte son souci d'une nourriture qui reste équilibrée. Les non-allergiques ne dédaigneront pas ces petits plats !
C’est le grand retour des légumes oubliés dans nos assiettes, et plus précisément des légumes « racines » ou tubercules : topinambours, panais, rutabagas…
Les consommateurs sont en quête d’authenticité et de naturalité, ils ont la nostalgie des légumes qui ont du goût, comme dans les légumes « racines » (qui poussent donc dans la terre). C’est le cas de la betterave, mais chaque légume apporte son petit goût caractéristique : noisette pour le topinambour, sucré pour les crosnes, piquant pour le radis noir…
Ils ont également de drôles de formes, de couleurs et il existe bien plus de variétés qu’on ne l’imagine : une cinquantaine de variétés a refait surface ! Prenons l’exemple de la betterave : le plus souvent on consomme la betterave rouge cuite. Or, il existe de la betterave jaune, blanche, la crapaudine allongée, soit plus de 5 variétés !
Mais faute de rendement suffisant, certaines variétés ont été négligées, comme les crosnes. On a privilégié des variétés plus faciles à cultiver, plus productives, plus homogènes dans la forme, la texture et la saveur.
D’autres légumes ont été abandonnés, tel le rutabaga par exemple, car il est lié à de douloureux souvenirs liés (pendant la guerre où on en mangeait beaucoup !). D’autres, il faut le reconnaître, demandent une préparation culinaire longue et fastidieuse, comme éplucher les topinambours ! Il y a aussi des désagréments digestifs en raison de leur richesse en fibres (un peu comme les légumineuses type haricots secs).
Côté nutritif, ces légumes n’ont pas d’atouts supplémentaires, ils sont complémentaires aux traditionnels poireaux, carottes, choux et légumineuses (type lentilles, haricots secs…). L’idée est surtout de profiter de leur pleine saison, automne-hiver, où ils offrent leur meilleur potentiel (fibres, vitamines, sels minéraux, glucides)! Ce n’est pas le cas d’une tomate ou d’une courgette vendue avant l’été, qui s’avère très peu nourrissante (du fait d’une culture sans soleil sous serre). Ensuite, chaque légume racine présente une composition différente et des atouts nutritionnels différents. Seule indicateur visuel : chaque couleur indique une famille d’antioxydants (substance bénéfique pour la santé). Alors variez les couleurs dans votre assiette !
Quelques idées pour se régaler …
Tous ces légumes racines peuvent se cuisiner simplement ou de façon plus gastronomique. D’ailleurs de plus en plus de grands chefs étoilés les ont remis à la carte ! Je vous conseille de démarrer par des légumes proches de ceux que vous connaissez : le panais s’apparente à la carotte, il suffit de le peler ou de le brosser et de l’ajouter dans une soupe, dans un gratin de légumes (avec carotte ou potiron…). Les autres variétés de betteraves se mangent crues en carpaccio ou râpées dans une salade de crudités.
Et pour vous donner plus d’idées voici deux livres très différents :
« Légumes oubliés je vous aime… »(...) : il propose plus de 60 recettes familiales simples à glisser dans nos menus du quotidien (velouté de topinambours, gratin de panais, pot-au-feu de légumes anciens, crosnes aux noisettes…) avec plein d’astuces pratiques (frotter les crosnes dans du gros sel pour éliminer leur peau)
L'Hebdo le FinistèreRédigé le Vendredi 4 janvier 2013
L'Hebdo le Finistère
Autant utile aux jardiniers qu'aux cuisiniers, ce traité des herbes aromatiques - sans chichi - donne la part belle au texte, fournissant de précieuses informations dans des domaines variés: aspect de la plante (la description permet d'éviter les confusions), histoire (petite piqûre de rappel au sujet des usages passés). médecine (formulations anciennes et actuelles, le tout particulièrement détaillé), et, enfin, cuisine. Ce dernier bénéficiant d'un traitement particulièrement fouillé (140 recettes)!
À découvrir sans tarder par les amateurs du genre.
Blog Allergie & Co !Rédigé le Jeudi 6 décembre 2012
Blog Allergie & Co !
Je vous propose de découvrir le livre de Nelly. Très belle rencontre avec Nelly via les réseaux sociaux, rencontre de maman d'enfants allergiques. On se comprend à demi-mot, des rires sarcastiques sur des situations, des coups de coeurs, des maux... J'ai eu envie de vous faire découvrir Nelly et son livre "130 Recettes pour allergies sévères". L'interview est volontairement longue, mais les mamans confrontées aux allergies se retrouveront dans leur quotidien en lisant le parcours de Nelly...Je vous souhaite une bonne lecture et une belle découverte.
Nelly Sabot en quelques mots : qui êtes vous, où vivez-vous que faites-vous actuellement....
Grande asthmatique en étant enfant j’ai été sensibilisée très tôt à l’influence de l’alimentation sur la santé, par mes parents qui cherchaient avec beaucoup de détermination un moyen d’améliorer mon quotidien.
La notion d’allergies alimentaires a alors été abordée, mais à l’époque, les tests étaient axés sur les allergies respiratoires…
Aujourd’hui je suis une maman, trentenaire, dont le petit garçon est poly-allergique. Mon principal but est de l’aider à bien grandir, à profiter des joies de la vie, et à s’intégrer correctement dans la société, parce que les allergies, même sévères, sont trop souvent considérées comme une tare et sont à l’origine d’exclusions .
Je souhaite également aider les familles dans le même cas que nous, c’est pourquoi j’ai créé un blog que j’alimente avec toutes les informations utiles que je parviens à trouver. Ce blog se veut être un « lieu » de communication également, parceque l’on se sent moins seul en rencontrant des personnes vivant une expérience similaire à la nôtre.
Voici le lien pour y accéder : http://www.les-recettes-d-hugo.com
J’ai senti très tôt qu’Hugo avait un problème avec le lait. A la maternité, après chaque tétée, il se tordait de douleur et régurgitait beaucoup…Je l’ai allaité pendant 8 mois, mais en consommant des produits laitiers que je lui ai forcément transmis. Il a souffert pendant plus de 20 mois de Reflux Gastro Œsophagien, pendant plusieurs mois d’eczéma, de soucis respiratoires…
Les médecins le gavaient d’antibiotiques, de cortisone sans jamais tenir compte de mes doutes sur le lait.
Quand je l’ai sevré, j’ai décidé moi-même de lui donner du lait de soja…mais vers l’âge de 10 mois il a fait un œdème de Quincke en mangeant un petit pot bio contenant un soupçon de crème…et nous avons eu très peur !
A l’hôpital, son cas a été pris au sérieux et des tests ont enfin été pratiqués !
Des allergies ont été détectées, les plus courantes, mais nous en découvrions d’autres à chaque visite chez l’allergologue…et j’attendais toujours d’avoir testé un aliment avant de l’introduire dans le régime d’Hugo.
La liste des allergènes s’est allongée au fil du temps et avec elle, notre vie a été complètement chamboulée :
Laits animaux, viande de bœuf et de veau, œufs, crustacés, blé et céréales contenant du gluten, sarrasin, quinoa, arachide, noix, pistache, mandarine, asperges, blettes, épinards, poireaux, oignon, persil, petits pois et pois chiches, lupin, câpres, pignons de pin, moutarde, poivre, curry.
Votre quotidien de maman d'enfant allergique (repas sorties vacances) ?
Pour être disponible pour Hugo, j’ai arrêté de travailler. Ses allergies et sa grande fragilité au niveau ORL et respiratoires n’étaient pas compatibles avec une activité professionnelle…d’autant plus que nous ne trouvions pas de nounou : certaines ne voulaient pas « s’embêter » à garder un enfant allergique pour un salaire équivalent à celui d’un enfant « normal » (eh oui, c’est ce qu’on nous a dit !), les autres ont eu du mal à nous convaincre de leur sérieux et de leur réactivité en cas de problème.
Le quotidien d’une maman d’enfant allergique n’est pas toujours simple, car elle ne peut jamais avoir l’esprit vraiment tranquille : le danger est partout dès que l’on sort de chez soi !
Une maman d’enfant allergique ne peut pas, même exceptionnellement juste faire réchauffer un plat préparé, acheter une pizza ou aller au fast-food du coin.
Quand nous partons en vacances, il me faut prévoir d’apporter avec nous des « provisions », non pas pour faire des économies, mais pour avoir sous la main les produits qui nous sont indispensables. Pour cela il faut penser à les commander à l’avance auprès de sites spécialisés comme Allergie & Co.
Même en vacances, nous n’allons pas au restaurant, nous ne mangeons pas de glaces, de crêpes ou d’autres gourmandises tant prisées par les touristes…
Nous partons toujours dans des appartements où nous pouvons cuisiner et où nous disposons d’un lave-vaisselle pour pouvoir nettoyer toute la vaisselle efficacement avant de l’utiliser pour éliminer les traces d’allergènes laissées par nos prédécesseurs. Par ailleurs nous louons toujours des appartements où les animaux ne sont pas autorisés, Hugo étant aussi allergique aux chats…
Je ne travaille pas pour qu’Hugo puisse manger à la maison à midi…mais il arrive qu’il ait envie d’être avec ses copains. Dans le village où nous habitions sa présence n’était pas vraiment souhaitée, mais il y est allé une fois.
Dans notre nouvelle école il n’y a aucun souci : les menus sont affichés à l’avance pour que je puisse confectionner un panier-repas ressemblant et chaque détail a été étudié avec moi…ce que j’ai apprécié.
Pour le moment Hugo n’a pas éprouvé le besoin de s’y rendre, mais malgré tout, je sais que ce jour-là mon téléphone portable ne me quittera pas et la peur non plus. Malgré toute la bonne volonté du personnel péri-scolaire un accident est possible : les enfants peuvent mélanger leurs couverts, mettre des aliments adangereux dans l’assiette d’Hugo…bref, tant que cela sera possible, la présence d’Hugo à la cantine restera exceptionnelle.
Quand nous sortons, même pour un temps très court, en dehors de chez nous, nous n’oublions jamais la trousse d’urgence avec anti-histaminique, Ventoline, comprimés de cortisone et Anapen…
Il n’y a pas vraiment de place pour l’improvisation dans la vie d’un allergique. Cela dit, même si les allergies nous empêchent de manger tout ce que l’on veut, même si elles nous rendent plus méfiants, plus prudents, elles ne nous empêchent pas de profiter d’autres plaisirs…Hugo et sa joie de vivre permanente en sont la preuve
Et votre livre, pourquoi comment et qu'y a t'il dedans ?
Lorsque le diagnostic est tombé pour Hugo, il nous a fallu vider le contenu de nos placards et changer nos habitudes en cuisine…cela n’a pas été simple au début, car j’ai fait beaucoup d’essais culinaires et puis parce que la peur de l’erreur éventuellement fatale était omniprésente. Nous ne connaissions pas encore tous les allergènes dangereux pour Hugo et tant que nous ne les avions pas testés chez l’allergologue je ne prenais pas le risque de lui donner de nouveaux aliments.
Nous ne connaissions pas non plus tous les mots désignant la présence de lait de blé ou d’œufs dans les compositions des produits achetés (sirop de glucose, caséine, lisozyme...) et dans le doute nous nous abstenions.
Mon mari et moi avons donc fait beaucoup de recherches à ce niveau-là.
Nous avons aussi décidé de manger comme notre fils, pour qu’il ne se sente pas exclu à la maison, mais aussi pour qu’il n’y ait aucune trace d’allergènes chez nous, afin de limiter les risques d’accidents.
Lorsque nous avons recherché des livres de recettes et/ou de conseils pour nous aider, il y a 6 ans de cela nous avons eu beaucoup de mal à en trouver qui satisfassent nos besoins, car les recettes ne contenant pas de blé contenaient du lait ou des œufs ou inversement…
Je me suis donc lancée car il fallait absolument que nous puissions manger avec plaisir, tout en gardant un certain équilibre.
Plusieurs fois des proches qui sont venus manger à la maison ont été agréablement surpris par les plats que j’avais concoctés. Ils m’ont alors suggéré de me mettre en quête d’un éditeur.
Mon mari m’a aussi fortement encouragée à faire publier mes recettes…et ce n’est qu’au bout de quelques mois que je me suis décidée, dans l’objectif d’aider les personnes dans le même cas que nous.
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Au cours des 127 pages de "130 recettes pour allergies sévères", pour un prix de prix maximum de 12,90 €, vous découvrirez des recettes « vite faites » ou plus élaborées, exotiques ou traditionnelles qui trouveront leur place en toutes occasions, au quotidien comme lors des jours de fêtes. Disponible en version papier et ebook.
Qu'est-ce que vous aimez chez Allergie and Co ?
Allergie & Co a été créé par une maman d’enfants allergiques comme moi…elle ne peut donc que comprendre quelles sont mes préoccupations et mes priorités. C’est une personne avec qui on peut communiquer.
Le site quant à lui est coloré et gai et je trouve la recherche par allergènes à exclure très pratique !
Enfin j’aime beaucoup consulter le blog, que je trouve très intéressant.
Votre produit chouchou chez nous ?
Mon produit chouchou serait les lasagnes de riz bio, qui permettent de faire des plats assez appréciés. Pour Hugo, c’est plutôt les sucettes Candy Tree, sans blé ni lait et de surcroît bios !
Un conseil pour les mamans ?
Le conseil que je pourrai donner aux mamans, c’est de ne pas s’affoler à l’annonce du diagnostic. Votre enfant ressent tout ce que vous ressentez et le fait de suivre un régime alimentaire très strict ne l’empêchera pas d’être heureux, car le plus important c’est l’amour que vous lui portez.
Pour mieux vivre les allergies, je pense qu’il faut absolument pouvoir entrer en contact avec d’autres parents dans le même cas, ne pas rester isolé(e). On se passerai volontiers des allergies et il arrive qu’on envie ceux qui n’en souffrent pas ; cela dit, grâce à elles on bénéficie d’un lien exceptionnel avec son enfant et on fait de belles rencontres !
Complétez cette phrase ?
Comme le dit l’une de mes amies quebecoises, "on ne peut pas manger ce qu’on veut mais on peut tout faire !" En résumé parce qu’être allergique n’empêche pas d’être heureux !
Une recette fétiche de votre livre et un menu idéal ?
Ma recette fétiche ? C’est difficile à dire…selon l’occasion et l’humeur du jour cela peut changer. Le Risotto de Penne aux artichauts et au chorizo…et le pain d’épices ;-) font partie de mes recettes fétiches.
En entrée brochettes d’escargots et salade verte à la vinaigrette au citron et au miel
En plat, filet mignon à l’italienne et mousse chaude de céleri-rave
MADE IN NORD LE CHICON ESSAIE DE SE FAIRE UNE PLACE DANS LES ASSIETTES
Manger local et de saison dans le Nord • Pas-de-Calais peut sembler de prime abord peu sexy. En ce moment on a surtout le choix entre la pomme de terre et l'endive. Si la première, sous forme de frites par exemple, peut être très populaire, il n'en va pas de même pour ce pauvre chicon. Selon l'INSEE les ménages français en consomment seulement 5,9 kilos par an, contre 18,5 pour la pomme, par exemple. La rédaction s'est pris de pitié pour ce légume ch'ti et relève le défi du relooking. Revue des bonnes raisons de chanter Endives, je vous aime ... •
LE CHICON N'EST PAS CHER • 80 % de la production française se fait au Nord du bassin parisien •, indique Cathe-rine Decourcelle, présidente de l'association de l'association de producteurs d'endives de France (APEF). Or les Nordistes n'avalent pas tout et " il est constaté partout que la consommation baisse ", appuie Cathe-rine Decourcelle. Du coup " le prix de vente n'a pas décollé depuis dix ans ", autour d'1,50 euro le kilo
LE CHICON EST CH'TI Le made in France est en vogue. Pourquoi pas le made in Nord ? Manger des endives, c'est encourager une filière qui emploie di-rectement quelque cinq mille personnes dans la région, et autant en indirect. D'autant que l'identité ch'ti du produit " fait rigoler ", constate Catherine Decourcelle, mais ne fait pas vendre. Contrairement à la Bretagne, qui parvient bien à communiquer sur l'identité régionale forte de ses produits.
LE CHICON EST BON " Beaucoup ont des préjugés sur les endi-ves. C'est parce qu'ils les ont goûtées à la cantine, souvent mal égouttées ", commente notre endivière. Cette dernière conseille pour les réconcilier avec le légume de l'utiliser à la place des oignons, dans une tartiflette, par exemple. C'est-à-dire les faire revenir avec un peu de matière grasse avant de mettre les pommes de terre et le reblochon (ou le maroilles, pour une variante régionale).
http://www.alsacreations.comRédigé le Vendredi 9 novembre 2012
http://www.alsacreations.com
Dans la même lignée que "Typo & Web" précédemment évoqué, "Webgrids" traite - en résumé - de la mise en page web.
Plus en détail, le sous-titre est révélateur : "Structure et typographie de la page web". L'ouvrage revient aux fondamentaux de la mise en page, à ses racines historiques et culturelles dans le but de faire des parallèles évocateurs. La structure d'un document est abordée de manière complète, et les enjeux sont expliqués clairement et illustrés.
Le livre traite de tous les types de grilles : les règles imposées et comment les enfreindre, l'importance du rythme vertical, les à-priori et l'ordre établi qui règnent déjà sur un support pourtant bien jeune. Mais il y est également question de composition, des bonnes pratiques et des parti-pris potentiels, le tout de manière documentéé, illustrée et commentée.
C'est un ouvrage qui permet de conscientiser et théoriser les possibilités de composition, de structure et de typographie disponibles sur le web - et permet de réaliser qu'en définitive le web n'est pas aussi limité qu'on l'eût cru. Il s'adresse d'aileurs autant aux intégrateurs qu'aux graphistes et webdesigners.
Il n'en reste plus que trois en France. Trois irréductibles qui défendent leur métier avec passion. À Lyon, j'ai rencontré l'un d'eux, Patrice de Bonneval, herboriste et fondateur de l'École lyonnaise des plantes médicinales & savoirs naturels. Une figure à la tête d'une bonne équipe !
C'est un peu David contre Goliath: il a fallu à Patrice de Bonneval une bonne dose de courage et de ténacité pour sauvegarder son officine et son beau métier. Mais, de ses batailles, il ne parlera point ou si peu. En revanche, l'homme est intarissable sur les bienfaits des plantes ! Et pour cause, son herboristerie, avec celle de Pierre et Gilles Corjon à Grenoble et du Palais Royal à Paris, sont les seules rescapées du pays puisque, officiellement, les herboristeries n'existent plus depuis 1940 ... De nos jours, seuls les pharmaciens ont le monopole de la vente des plantes médicinales. Peut-être sa vocation est-elle venue au hasard d'une rencontre sur la plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie : "J'avais 20 ans et, un jour, je me suis retrouvé face à ce vieux monsieur qui vendait quelques plantes dans un panier attaché sur le dos de son âne ; je lui ai acheté un "Manuel de l'herboriste" ». « L'herboristerie de Bonneval existe depuis 1872 »,raconte son propriétaire qui l'a rachetée et lui a donné son nom en 1978, perpétuant ainsi la tradition ancestrale. Et pour ceux qui aiment les plantes, cette jolie boutique des quais du Rhône est une véritable caverne d'Ali Baba. Il y a, bien sûr, des rangées de plantes séchées, dans leur sachet, sagement alignées sur les étagères ou bien rangées en vrac dans des tiroirs. Et, derrière le comptoir où trône une balance, on aperçoit quantité de flacons bleus renfermant des eaux florales de bleuet ou de rose, ainsi que des petit pots de baumes - le tout fabriqué sur place.
Eau de Sainte-Rita et baumes La star de l'herboristerie, c'est l'Eau de Sainte-Rita, « un produit venu du Moyen-Age, dont l'originalité est son action sur les glandes endocrines, ainsi que sur les 5 organes (poumons, cœur, rate/pancréas, foie et reins), explique le pharmacien, avouant avoir dû "embêter un peu M. Verger, magnétiseur à Vincennes, pour obtenir la formule de ce véritable élixir holistique. » Sur l'étagère d'à côté, ce sont des baumes "maison" qui tiennent la vedette : celui de la paix contenant du camphre, du menthol, de la cire d'abeilles et diverses huiles essentielles ; et celui des moines à appliquer sur les brûlures et autres problèmes cutanés. Les granules de marjolaine, quant à eux, recommandés en cas de stress ou de sommeil perturbé, ont du succès aussi. « Notre réputation tient au fait que nous sommes à l'écoute de nos clients, précise Patrice de Bonne-val. Ici, on entend les gens, on les comprend. " Ses trois employés, Céline, Gilles et Éva, sont sortis de l'École lyonnaise des plantes médicinales et des savoirs naturels que l'entreprenant pharmacien a fondé il y a 30 ans. Aujourd'hui, c'est environ mille élèves que I'ELPM forme chaque année aux métiers d'herbaliste, de conseiller en pro-duits naturels, phytothérapie fami-liale et aromathérapie.
Herbaliste
Herbaliste ? Kesako ? « Cela veut dire ... herboriste en anglais ! lance Céline Ussel qui exerce à mi-temps après avoir suivi le cursus de 3 ans à l'École des plantes. je voulais être préparatrice en pharmacie, mais un grave accident m'a obligée à dépo-ser ma blouse blanche. j'accom-pagne désormais les gens différem-ment en exerçant ce métier et celui de naturopathe. Nous recherchons ensemble ce qui ne va pas."
Les plantes du magasin viennent de la Drôme, d'Auvergne et de petits cueilleurs disséminés dans le pays; d'autres, plus exotiques, comme le santal, l'hibiscus ou le gingembre, sont importées. L'herboristerie est également spécialisée dans les mélanges d'huiles essentielles. «j'ai appris sur le terrain, tout seul, rappelle l'ancien professeur de yoga. À l'époque, il n'y avait rien. Ma seule référence, c'est le Dr. Valnet. Et aussi Maurice Mességué et Rika Zarai; des pionniers en matière d'utilisation de plantes et de remèdes naturels. » Patrice de Bonneval se désole que la botanique ne soit presque plus enseignée en fac : " De nos jours, les futurs pharmaciens apprennent à reconnaÎtre 30 ou 40 plantes tout au plus, regrette-t-il. La phytothé-rapie n'est pas vraiment prise au sérieux. "
Épidémies et éthique
L'herboristerie vit aux rythmes des saisons. « Nous sommes plus occupés en hiver, constate Céline. De septembre à mars et lors d'épidé-mies de grippe, par exemple, nous préparons beaucoup de mélanges d'huiles essentielles en spray, alors que les mois d'été sont plu-tôt consacrés aux cosmétiques, à l'amaigrissement, aux piqûres d'in-sectes ... Ce qui est sûr, c'est que nous, à force d'inhaler des plantes toute la journée, nous sommes im-munisés ! En revanche, quand nous ne nous sentons pas bien, nous ne faisons pas de préparation » assure-t-elle. Toute l'année, les herbalistes conseillent aussi les personnes à la recherche de remèdes pour soula-ger les effets secondaires de traitements lourds.
Autonomie & ressenti
Mais, le véritable but de Patrice de Bonneval, c'est « que les gens redeviennent autonomes et amoureux de la terre. Qu'ils aient un peu de sauge, de menthe, de thym et quelques orties dans leur jardin pour faire leurs tisanes ! Il y a, il est vrai, une forte demande de produits naturels, mais nombre de petits maux peuvent aisément être soula-gés grâce à quelques plantes. "
L'autre vrai souhait de l'herboriste est que nous retrouvions tous notre ressenti. Utopique ? Espérons que non!
http://www.ffoodd.fr/lecture-webgrids/Rédigé le Mercredi 7 novembre 2012
http://www.ffoodd.fr/lecture-webgrids/
Bien que familier avec les deux versants du graphisme web – à savoir : le graphisme & le web – force m’est de constater que ces deux versants d’une même montagne sont opposés, à l’instar de l’adret et l’ubac.
L’adret
Ma formation en communication visuelle m’a enseigné les règles typographiques, de mise en page, l’histoire de l’imprimerie et les différents mouvements qui ont heurté l’histoire du graphisme et de l’impression.
L’ubac
Mon expérience professionnelle dans le web m’a éduqué aux contraintes spécifiques du support : affichage sur écran divers et variés, dans des navigateurs qui sont également pléthore.
Un livre très instructif
Dès la première page, la connaissance nous submerge :
Avant que le livre ne prenne la forme que nous lui connaissons aujourd’hui,on utilisait le rouleau ou volumen [...]. Les scribes de l’époque alignaient des colonnes sur cette longue bande de papyrus que l’on déroulait d’un côté et enroulait de l’autre au fur et à mesure de la lecture. À bien y regarder, la pratique de la lecture propre à ce support que les anglophones appellent – accrochez-vous – scroll, en fait un cousin bien plus proche de la page web que ne le sera jamais votre livre de poche, descendant végétarien du codex en parchemin.
Et ce n’est qu’un extrait de la première page. Ce livre fourmille d’explications aussi simples que pointues pour comprendre et appréhender la mise en page sur le web. Un véritable retour aux fondamentaux – parfaitement documentés – qui devenait nécessaire. Je pense que cette lecture m’a fait progresser et c’est la meilleure raison qui soit pour faire l’éloge de ce livre plus qu’abordable.
Ce livre permet d’atteindre le sommet, ce point si compliqué à atteindre mais bel et bien le seul ou se rejoignent l’ubac et l’adret. Réconciliez le web et la mise en page avancée, lisez ce livre !
Histoire de l'éducationRédigé le Jeudi 1 novembre 2012
Histoire de l'éducation
• Ainsi, Père et Mère, vous voyez l'obligation indispensable que vous avez de prendre très grand soin de vos enfants •. En ouvrant le superbe ouvrage de Rémi Jimenez, on découvre dans la double page de garde la reproduction agrandie, blanc sur fond noir, d'une planche en • caractères de civilité •. Datée de 1742, elle provient de chez Claude Lamesle, fondeur de caractères et on apprend avec surprise que cette typographie imitant la cursive gothique ne prend ce nom que vers 1740: choisie par J.-B. de La Salle pour Les règles de la bienséance et de la civilité chrétienne, c'est seulement après s'être répandue dans toutes les écoles des Frères que son nom se banalise. Dès lors, les impri-més antérieurs de même facture seront désignés sous ce nom. De quand date-t-elle? Inventée à Lyon par Granjon en 1557, elle se nomme à l'époque • Lettre française d'art de main •. à cause de sa proximité inégalée avec l'écriture manuscrite (ligatures, boucles, effets de traîne). Destinée à concurrencer les • écritures italiques •. elle est protégée par un privilège royal et les graveurs vendent des poinçons dans toute la France et dans l'Europe du Nord (Allemagne, Angleterre, Flandres, Pays-Bas, Suisse). pour des éditions poétiques, musicales, les traductions en français (vis-à-vis de l'original en romain) et, bien sûr, des livres scolaires : la Civilité puérile adaptée d'Érasme, les Quatrains de Pibrac, les Quatre Livres de Caton, le Catéchisme latinjrançais de Calvin.
Pourtant, le succès de cette cursive imprimée est bref : les caractères gothiques reculent devant les romains et les manuscrits des actes officiels se mettent à suivre les nouveaux modèles d'écriture proposés par les Italiens. En 1633, les seules écritures manuscrites autorisées par le roi sont la ronde (française) et la bâtarde (italienne). Les caractères de civilité sont alors abandonnés. Pourquoi J.-B. de La Salle va-t-illes faire renaître soixante-dix ans plus tard ?
Pour Rémi Jimenez, la raison est de stricte commodité : les caractères de civilité, difficiles à déchiffrer pour qui a appris à lire en lettres romaines, ont l'avantage de présenter aux élèves l'écriture imprimée qui se rapproche le plus de la ronde qu'ils ont à écrire. C'est donc au moment où ils sont mis à la plume que les Frères donnent à lire la Civilité, répertoire de modèles à imiter autant que livre de lecture. Cette étape prépare à la • lecture des registres » (les véritables manuscrits). L'usage lassallien déborde les écoles chrétiennes et nourrit l'édition populaire des livrets de colportage. Les fontes anciennes, parfois un peu modernisées, sont donc consacrées aux Civilités et à elles seules, si bien que les typographes troyens conservent les planches composées, s'épargnant la peine et le temps d'une nouvelle composition (nombre d'errata persistent d'une édition à l'autre). Des milliers de livrets sont ainsi rapidement réimprimés, réapprovisionnant à bas prix les libraires et les colporteurs. Lorsque les maîtres abandonnent l'écriture la ronde pour • la coulée •. puis pour • l'anglaise » qui s'impose au XIXe siècle dans le commerce et l'administration, les caractères de civilité disparaissent définitivement. Richement illustré et précisément annoté, le livre de Rémi Jimenez, pour qui les écritures manuscrites ou imprimées n'ont pas de secret, documente ainsi avec précision et clarté la pédagogie populaire de l'Ancien Régime. Grâce à lui, nous rendrons à La Salle ce que les vulgates attribuaient à Érasme : pour l'histoire de l'école, ce n'est pas rien.
Non, le tofu n’est pas réservé aux tables des végétariens ! Et oui, il peut être savoureux. Vous en doutez encore ? Gageons que ce livre saura vous convaincre des bienfaits de cet aliment. Certes, proposé tel quel, il faut bien avouer que le tofu est un peu fade, voire insipide. Mais cet inconvénient peut rapidement se transformer en atout. Véritable caméléon, le tofu s’imprègne de la saveur des aliments avec lesquels il est cuisiné. Il apporte alors une texture originale (goûtez au tofu soyeux pour vous en convaincre!), des saveurs nouvelles, le tout avec peu de calories. Car le tofu est bourré de bienfaits nutritionnels : léger, il est exempt de graisses, et apporte des protéines végétales de bonne qualité. Vous trouverez dans ce livre 70 recettes d’entrées, de plats et de desserts, simples (mais forcément savoureuses!) et judicieusement commentées par Solveig Darrigo, nutritionniste.
De la quiche au tofu et petits légumes au curry au tofu et patates douces, en passant par la mousse soyeuse au chocolat, ces recettes sauront, je l’espère, conquérir vos papilles. Alors, osez le tofu !
Blog de l'auteure : NutriveigRédigé le Lundi 15 octobre 2012
Blog de l'auteure : Nutriveig
Et voici le dernier né chez Béatrice Vigot-Lagandré, rédactrice assidue du site Nutriveig.fr ! Elle vous propose de découvrir le tofu ferme et le tofu soyeux dans une soixantaine de recettes toujours aussi simples et efficaces, comme elle sait très bien le faire. Vous allez vous régaler et alléger ainsi vos préparations car le tofu se glisse partout. En effet, il a l’intérêt de remplacer des ingrédients classiques trop gras (crème par exemple) et peut se fondre dans diverses recettes classiques ou originales tout en restant discret. J’ai aussi mis mon « grain de sel » dans cet ouvrage, afin de présenter cet aliment millénaire d’origine asiatique arrivé depuis une dizaine d’années sur nos tables. J’avoue préférer la version soyeuse dans mes propres recettes, mais celles de Béatrice, avec le tofu sous différentes formes et intégré de l’entrée au dessert, sont bluffantes ! Je vous laisse les découvrir dans ce petit livre joliment illustré par Virginie Mouls.
Forme. Que l'on y fasse des bulles ou que l'on y joue au sous-marin, voici l'art et la manière de savourer ce moment de détente
rien qu'à soi.
L'art du bain ne date pas d'hier !La reine Cléopâtre s'adonnait à ce plaisir et les Grecs comme les Romains le considéraient comme un acte du quotidien incontournable. Par la suite longuement délaissée car jugée immorale, cette pratique n'est revenue qu'au début du XXesiécle, avec l'arrivée de la salle de bain individuelle. Concurrencé par la douche aujourd'hui, le bain s'impose comme une parenthèse de détente dans nos vies modernes et stressantes. Plonger son corps darts une eau chaude permet en effet de soulager muscles, tendons et articulations et d'éliminer raideurs et tensions.Les règles d'or Pour profiter au mieux de votre bain, choisissez bien votre moment : jamais après un repas pour ne pas perturber la digestion.
L'idéal?Le soir, en rentrant du travail, avant le dû1er. Afm d'accroître la détente, favorisez une ambiance feutrée et apaisante avec des bougies, une lumière tamisée et, pourquoi pas, de la musique douce. Débranchez le téléphone, et assurez-vous de ne pas être dérangé.La température de l'eau ne doit pas dépasser 38°C : trop chaude, elle énerve et favorise les troubles de la circulation sangume.Au besoin, utilisez un thermomètre. Dans la baignoire, placez un coussin gonflable ou une serviette roulée sous votre nuque. Fermez les yeux,relâchez chaque partie de votre corps. Après 20 minutes environ,sortez progressivement de votre bain,séchez-vous et prolongez cet instant de relaxation en vous reposant quelques instants, bien emmitouflé dans un peignoir.Un instant personnalisé. En additionnant à l'eau une huile essentiel ou des sels, vous bénéficierez des multiples bienfaits des plantes sur l'organisme ! Des idées dans L'arl du bain, Miroslava Stankovic et Silvia Steidle (...)
Ce livre est une réédition revue et complétée d’un précédent ouvrage (Liban mémoire du temps. Les poissons fossiles) de 158 pages, paru en 2003. Il me serait facile de reprendre quasiment in extenso ma précédente analyse1 qui mettait en valeur les qualités et l’intérêt du livre, mais ce serait manquer de souligner les importantes améliorations effectuées par les auteurs aussi bien dans la présentation que dans le contenu.
Il faut rappeler ici que les gisements fossilifères qui sont à la base de l’ouvrage correspondent à des secteurs sédimentaires qui étaient éloignés des terres et qu’ils ont essentiellement fourni des “poissons” et des non-vertébrés aquatiques ; en 2003, le seul tétrapode mentionné dans l’ouvrage était une tortue. Toutefois, les nouvelles fouilles de l’un des quatre gisements qui était manifestement plus proche du secteur continental a livré de nouveaux tétrapodes : plusieurs tortues, un ptérosaure et une plume d’oiseau. En revanche, avec l’abondante ichtyofaune bien conservée c’est tout un ensemble aquatique riche en espèces qui s’offre au lecteur avec la revue des fossiles de poissons.
Avec plus de 500 espèces décrites (soit plus de 200 genres), règnes végétal et animal confondus, le Liban est un véritable “hotspot” fossile du Globe pour la période -100 à -85 millions d’années (Crétacé supérieur). La description des espèces de poissons qui suit la phylogénie des différents ensembles est précédée de différents textes formant une solide introduction à perspectives didactiques.
Ainsi, une première partie est un historique de la découverte des gisements fossiles, le tout agrémenté de citations faisant référence à Hérodote (-450), Eusèbe de Césarée (iiie siècle), du Sire de Joinville, le compagnon de Saint-Louis (1268), J.J. Scheuchzer (1708), L. Bourguet (1742), J.E. Guettard (1786) ou encore C.F. Volney (1787). Il ne faut pas oublier que ces sites fossilifères du Liban sont probablement parmi les premiers qui ont retenu l’attention des hommes ; ceux-ci ont cherché une explication à cette présence de poissons pétrifiés loin des côtes de la Méditerranée. C’est ce qui a conduit certains peuples au mythe diluvien. L’interprétation rationnelle de faunes disparues a demandé beaucoup de temps, comme le montrent les textes des différents auteurs cités ci-dessus. Les pouvoirs religieux du Moyen Âge n’ont certes pas facilité les timides avancées scientifiques dans ce domaine des fossiles. Il faut attendre le xvie siècle puis les avancées du siècle des Lumières pour que s’ouvre progressivement le carcan dogmatique du déluge biblique et les 6 000 ans d’histoire du Monde. On ne peut qu’être confondu par cette lenteur de la compréhension rationnelle de ces restes figés d’êtres vivants au regard de celle du peuple Maya. Effectivement, si l’on traverse l’Atlantique pour observer cette société amérindienne, on s’aperçoit que le peuple Maya fut, il y a 3000 ans, une des sociétés les plus avancées du monde américain préhispanique. Dans la cosmogonie Maya, le monde sort d’un océan primordial et les fossiles sont vus comme des reliques d’un monde ancien ; ils sont clairement interprétés comme des formes vivantes éteintes. Les Maya évaluent l’âge de leurs fossiles à 1 million d’années ! La description scientifique des espèces libanaises commence réellement au début du xixe siècle et elle s’est poursuivie régulièrement
par la suite. Ces gisements du Liban, d’abord laissés en accès libre, ouvrant ainsi la voie à de nombreux pillages, bénéficient aujourd’hui de mesures de conservation protégeant ce patrimoine biologique historique. Ceci permet d’enrichir les connaissances scientifiques sur ces biotopes du Crétacé supérieur. La structure lithologique des calcaires de ces gisements permet une extraction aisée des fossiles qui sont dans un état de conservation exceptionnel autorisant des études d’une grande précision. Un 5e gisement plus nordique (Kousba) a été “redécouvert” récemment mais semble moins riche que les quatre autres : Hgula, Haqil, En Nammoura et Sahel Alma.
Pour ce qui concerne les améliorations, j’ai noté la présence d’un sommaire paginé ce qui permet d’accéder très rapidement aux grands ensembles de taxons (au niveau de l’ordre ou, dans certains cas, de la famille) et le transfert du tableau de la liste des espèces et des genres de téléostéens avec leur localisation sur les quatre sites fossilifères au début de l’ouvrage et non plus à la fin. Dans les textes de présentation sont discutées certaines notions fondamentales comme la signification actuelle en systématique des termes de “poissons” et “reptiles”. Par ailleurs le bestiaire s’est enrichi de nouvelles formes parmi les crustacés, les échinodermes et les mollusques pour les “non-vertébrés”, les Pycnodontiformes et les Coelacanthes pour les Ostéichthyens. De nouveaux taxons de poissons ont été découverts et décrits : Halécomorphes et Pachyrhizodontidés. Il faut remarquer dans cet ensemble ichtyologique l’absence d’espèces à écailles ganoïdes ce qui confirme un âge post-jurassique pour ces gisements. Les très nombreux clichés qui illustrent le texte ont été particulièrement soignés si bien que l’ouvrage est devenu un véritable musée à domicile. C’est donc un ouvrage à faire rentrer dans les bibliothèques personnelles.
François J. Meunier
Consom'action n°65Rédigé le Dimanche 2 septembre 2012
Consom'action n°65
LES MAÎTRES BOULETTOLOGUES
L'expert
Pierre-Brice Lebrun est incollable sur les boulettes. Il en a mangé dans le monde entier! Les meilleures? Celles aux viandes rôties au four que faisait sa grand-mère bien sûr. Et sinon, des falafels moitié fèves, moitié pois chiches, dégustés tièdes dans un pain libanais avec de l'hou mous. " Une boulette doit être bonne sans sauce, c'est-à-dire nature. Mais on peut la faire cuire dans une sauce qui lui donnera, quand elle l'absorbera, sa personnalité. "
Les plus étranges? Des boulettes de zébu à Madagascar, d'ours en Finlande («fort, mais délicieux!»), de renne en Scandinavie ...
Cuisson? Pas trop longue surtout. Plutôt à four chaud, ça donne du croustillant dessus, du moelleux dessous. La poêle, c'est plutôt pour réchauffer, ça les rend vite trop compactes.
Sans cuisson? Il faut bien compacter, les mettre 1 à 2 heures au frigo et les manger très vite à la sortie… Amalgame? Il faut avoir le bon geste, bien serrer. Pour que la boulette ne risque pas de se défaire, on peut utiliser de la farine, du blanc d'œuf ou du vinaigre blanc.
Régal septembre-octobre 2012Rédigé le Samedi 1 septembre 2012
Régal septembre-octobre 2012
En fait de petit traité, c'est à une saga du pois chiche que vous convie ce livre drôle et bien documenté. De la passion, de l'humour et des recettes: tout pour plaire.
Le web est désormais typographie. La liberté permise par les nouvelles techniques embarquant des polices, notamment grâce à CSS3, ajoute une nouvelle dimension à la création graphique. Ce livre est consacré à la lisibilité optimale de la typographie sur Internet. Il l'aborde de prime abord de façon très intéressante par la théorie historique et les différentes études effectuées autour du sujet ; puis par les différents concepts applicables au web : forme des lettres, lecture sur écran, lissage, contraste, et outils.
Y sont abordés le rendu des police selon les moteurs graphiques (systèmes d'exploitation, navigateurs) et les instructions CSS pour les manipuler, autant via l'échelle et ses unités que le positionnement, l'espacement ou le choix des caractères. Tout ceci pour optimiser le confort de lecture sur écran, qui influence considérablement nos sens, et aboutir à des pages plus efficaces.
C'est un bon ouvrage pour connaître l'essentiel de la pratique typographique pour le web. Un seul petit regret : les blocs de code indiqués en exemples n'utilisent pas de police à pas fixe, ni d'indentation ;)
Ce précis d'anatomie, associé à un guide pratique pour apprendre à développer la mobilité du bassin et un récapitulatif illustré des positions possibles lors de l'accouchement, n'est pas une lecture très glamour mais c'est une mine d'infos utiles!
Frédéric Brigaud, Ostéopathe.DO, consultant en biomécanique humaine, plus particulièrement auprès de sportifs de haut niveau, a conçu les principes posturo-dynamiques d'Empilement Articulaire Dynamique (EADconcept) pour l'organisation et la gestion du corps dans le mouvement dans un soucis de performance et de préservation. L'ouvrage qu'il propose s'adresse principalement aux sportifs, aux préparateurs physique, aux physiothérapeutes, kinésithérapeute, médecins et ostéopathes,... Son travail vous permettra d'aborder une approche pratique de la biomécanique, globaliste et immédiatement applicable, puisqu'il vous dévoilera l'intéraction entre les différents éléments osseux qui interviennent dans la marche, la course et la pratique de nombreux sport.
La compréhension et la maitrise du déroulement du geste est fondamentale pour assurer des performances optimales, pour préserver son corps des lésions possibles et ceci quelque soit la discipline sportive. MAINS Libres vous recommande chaleureusement la lecture de cet ouvrage. »
En tant qu'ostéopathe que recherches-tu quand tu testes des chaussures ?
Lorsque je teste des chaussures ce que je recherche en premier lieu c'est une interface la plus neutre poxssible, c'est-a-dire des chaussures qui ne modifient pas la statique de mes pieds exactement comme si j'étais entrain de courir pieds nus.
Que faut il savoir avant de commencer la pratique du barefoot ?
Ce qu'il faut savoir avant de commencer c'est que c'est une discipline totalement différente de la
course à pied traditionnelle, c'est comme si vous commenciez un nouveau sport De ce fait vous ne pouvez l'aborder n'importe comment. L'ensemble du corps aura besoin de s'adapter à cette nouvelle pratique et si vous pensez pouvoir courir en barefoot de la même façon qu'en course à pied traditionnelle vous foncez droit à la catastrophe. Vous allez générer des pathologies aux seins de votre système musoulo-squelettique.
Pourquoi limiter les premières sorties à 20 minutes ?
Je dirais beaucoup moins de 20 minutes, c'est 3 x 10 minutes par semaine et cela pendant 6 mois pour que l'appareil museulo-squelettique al le temps de s'haMuer à ces nouvelles contraintes. Ce qui ne vous empêche pas de courir de façon plus classique c'est-à-dire que dans votre course à p.ed tradibonnelle vous intégrez 10 min de barefoot.
Quelle est la zone d'appuis idéale ?
On ne parle pas de zone d'appuis Idéale mais de zone d 'appuis tout simplement parce que dés que l'on commence â décoller le talon on va vénir prendre appuis sur la zone antérieure du pied, la tête des métatarsiens c'est cette zone là qui va rentrer en contact puis oeta va plus ou moins s'entendre vers l'arrière en fonction du dégré d'inclinaison du pied par rapport au sol.
Peut on poser le talon tl la fin de chaque foulée et si oui pourquoi est-ce intéressant ?
Oui, il est tout tl fait possible de poser le talon à la fin de chaque foulêe, parce que cela permet de limiter les contraintes au niveau de l'avant du pied. C'est donc une méthode que l'on préconise pour les débutants ou bien lorsque l'on est fatigué.
Nous voici en plein Moyen Âge, en Provence, avec une passionnante étude sur l'histoire du livre en milieu cathédral -dans les provinces d'Aix et d'Arles. L'auteur a limité son étude à la période s'étendant du XIII• siècle à 1530, date où la production de livres imprimés prend le pas sur la production de livres manuscrits. Qu'est-ce qu'une bibliothèque de cathédrale au acheter un livre au X111• siècle? Comment se répartissaient les disciplines du savoir? (...)
Les ouvrages pratiques sur la mise en page et l'usage de la typographie sur Internet sont rares. Les éditions Perrousseaux, bien connues par les passionnés de graphisme, ont donc bien fait de publier Webgrids d'Anne-Sophie Fradier. Le Web bouscule les "grandes règles typographiques", ainsi, ce qui marchait très bien pour le papier ne fonctionne pas forcément pour la lecture numérique. Comme l'explique l'auteure, ce serait une erreur de vouloir appliquer de façon dogmatique les pratiques héritées du support papier aux nouveaux supports que sont les écrans digitaux. Si l'introduction de Webgrids est d'ordre historique (on remonte à la naissance du livre moderne, du volumen au code~). cet essai est loin d'être seulement théorique. Très vite, on en vient aux spécificités du support écran: de la page mouvante et sans limite au règne des 960 pixels, en passant par l'importance des marges, aux types de grille et à la hiérarchisation des éléments visuels, Anne-Sophie Fradier décrypte les caractéristiques du graphisme appliqué au Web et nous donne quelques conseils pour réaliser des contenus.lisibles, intelligibles et esthétiques.
Nouvelles de VersaillesRédigé le Mercredi 25 avril 2012
Nouvelles de Versailles
Envie d'apporter à vos plats une touche d’originalité ? Pourquoi ne pas essayer de cuisiner le fenouil grâce au tout nouveau livre de Béatrice Vigot-Lagandré, “Fenouils, je vous aime… un peu mais passionnément !”.
Ce légume méditerranéen au goût légèrement anisé ravira vos papilles et celles de vos invités. Aussi bon cru que cuit «L’intérêt de cuisiner le fenouil c’est qu’on peut le manger aussi bien cru, en salade par exemple, que cuit, explique la journaliste culinaire viroflaysienne. On peut tout manger dans le fenouil, son bulbe, ses tiges et son plumet. Il s’accommode aussi bien en entrée, qu’en plat ou même en dessert.» De la salade de fenouils aux pommes au tajine de poisson aux fenouils, en passant par le cake ou encore le sorbet, ce sont plus de 70 recettes que livre l’auteur. Elle y dévoile également ses astuces pour bien choisir ce produit apprécié depuis l’Antiquité et connu pour ses vertus médicinales et amincissantes. «On en trouve toute l’année sur nos étals. Il faut qu’il soit bien ferme, ventru, de couleur blanc crème et sans tâche. Les tiges doivent être fermes et le plumet d’un vert éclatant conseille-t-elle. J’utilise plutôt un économe pour éplucher les feuilles extérieures plus dures. Je garde le plumet pour assaisonner un poisson.»
L'ouvrage de Marie-Laure Potel, le Chant prénatal retrace l'historique de cette méthode et en aborde tous les aspects, qu'ils soient physiologiques, psychologiques ou pratiques.
Pierre-Brice Lebrun s'intéresse au pois chiche et à son histoire. Cette légumineuse millénaire a été injustement cantonnée à la couscoussière selon lui mais peut être cuisinée de l'entrée au dessert. Ce récit porte sur les origines, l'exode et le déracinement du pois chiche et s'accompagne d'une centaine de recettes de tous les horizons.
http://www.viscomedia.chRédigé le Mercredi 4 avril 2012
http://www.viscomedia.ch
Un excellent ouvrage propose de vous raconter le destin fascinant d’un créateur méconnu qui a pourtant su, parmi les premiers, allier la maîtrise de la calligraphie à l’aisance technologique dans la plus grande tradition de la lettre latine. François Boltana (1950-1999) aura vécu la typographie à son instant le plus décisif, au moment où les promesses multiséculaires qu’elle portait en elle purent vraiment se concrétiser.
La France des années 50 dans laquelle il naît connaît une période de renouveau typographique sous l’impulsion de personnalités comme Roger Excoffon ou Adrian Frutiger, sur fond de concurrence exacerbée entre les fonderies Olive et Deberny & Peignot. Boltana aura traversé comme un météore la galaxie typographique. Elève du Scriptorium de Toulouse à 18 ans, il publie ses premiers caractères chez Hollenstein dès l’âge de 22 ans et son premier caractère international à 23 ans chez Letraset, le Stilla, qui incarne le psychédélisme débridé des années 70, en plein âge d’or de la photocomposition.
Boltana a ouvert la voie de l’électro-typographie moderne, alliant l’élégance de la geste calligraphique à une virtuosité technique inédite jusqu’alors. Véritable «type geek» avant la lettre, il décode en 1989 la calligraphie prodige de l’Anglais Joseph Champion et en propose l’année suivante une version complète et informatisée – c’est l’OpenType avant la lettre. Il fut aussi parmi les premiers créateurs à vendre directement ses polices de caractères, ouvrant la voie à la typographie indépendante telle que nous la connaissons aujourd’hui.
neuviemeart.citebd.orgRédigé le Dimanche 18 mars 2012
neuviemeart.citebd.org
(...) C’est précisément le mérite de l’ouvrage de Jean-Noël Lafargue, Entre la plèbe et l’élite : les ambitions contraires de la bande dessinée [2], de faire une part très large aux discours des adversaires des littératures dessinées. Lafargue fait partie de ces historiens qu’on pourrait appeler sauvages, qui récrivent une histoire du médium un peu à leur propre usage. C’est ici une triple histoire que nous propose l’auteur, celle de la bande dessinée, celle de sa vitupération et celle de son statut culturel.
Dans la partie historique, Lafargue n’échappe pas complètement aux bizarreries. Rien n’explique ainsi la place disproportionnée faite au domaine nord-américain, si ce n’est les goûts personnels de l’auteur. Plus fondamentalement, on peut s’étonner du choix d’une approche chronologique, au détriment d’une analyse et d’une synthèse, d’autant que les deux autres thèmes, le rejet de la bande dessinée et le processus de légitimation, sont eux aussi présentés de façon chronologique et thématique, ce qui empêche l’auteur de tirer des conclusions claires.
Lafargue échappe aux euphémismes avec lesquels une certaine critique savante s’était habituée naguère à traiter les campagnes anti-bande dessinées (activités de la Commission de surveillance française, campagne américaine anti-comics). Notre auteur s’est sérieusement documenté. Il dispose par exemple du microfilm du violent pamphlet de Georges Sadoul, Ce que lisent vos enfants, exemplaire de la Bibliothèque nationale, avec son numéro de catalogue manuscrit sur la couverture. Il détient le numéro de Fiction où Pierre Strinati lance sans le vouloir ce qui deviendra le fandom français. Et lorsqu’il est question des allusions à la bande dessinée au petit écran, notre auteur va se documenter sur le site de l’INA (épisode des Cinq dernières minutes).
Il est intéressant de comparer les « séries culturelles » qui nourrissent la bande dessinée selon Lafargue à celles du volume collectif dirigé par Maigret et Stefanelli. Selon Lafargue, la bande dessinée, c’est aussi... le dessin narratif, le théâtre et la danse, la littérature populaire, le dessin de presse, l’anthropomorphisme (?), le dessin animé, le cinéma, la photographie, etc. L’auteur arrive ainsi rapidement à faire le tour de la culture de masse, mais aussi des médias, et même de la culture « haute ». Voilà qui relance le bouchon, et fort loin, et qui repose la question des flux et des hybridations.
Voilà un bouquin sympa qui a l'énorme avantage d'être disponible en papier. Ou, tout de suite, en PDF (...et donc lisible sur un Mac ou un iPad).
Que les choses soient claires, je ne suis pas un fan des typos de Roger Excoffon pour la bonne raison que je ne les connaissais pas en détail, pas réellement séduit par leur graphie, leur architecture. Mais le gros apport d'un tel bouquin est de faire tomber tous les a priori...
C'est en discutant avec Brice You qui est un fanatique intégral de ce typographe que j'ai commencé à jeter un oeil sur ces typos. C'est Brice à nouveau qui m'avait signalé le premier livre en PDF de David Rault, Guide pratique de choix typographique (voir cette chronique sur urbanbike) qui m'a permis de mieux cerner le personnage parmi tant d'autres créateurs.
Aujourd'hui, je ne suis pas encore passé à l'acte (utiliser du Excoffon dans mes propres missions) mais, à tout le moins, je le découvre plus encore et la sortie de ce livre, Roger Excoffon, Le gentleman de la typographie, vient agréablement compléter le peu que je savais sur ce personnage.
Ce bouquin a une singularité, celle de faire parler pas mal de personnes qui l'ont connu dont Yves Perrousseaux (qui vient juste de le rejoindre pour, je leur souhaite, continuer leurs longues discussions), Robert Massin et bien d'autres.
D'ailleurs, Jean-François Porchez écrit exactement, je le confesse, ma perception d'il y a encore quelques mois...!
À mes débuts, alors étudiant, durant la fin des années 1980, les Mistral, Banco et Choc étaient dans le panier des alphabets ringards qu'il ne fallait pas employer pour autre chose que de s'amuser à reproduire la vitrine provinciale d'une boucherie, d'un boulanger ou d'un coiffeur. C'était en tout cas le message des graphistes en vue de l'époque, des professeurs de graphisme, des journalistes, etc. Pour reprendre un discours léger, mais bien rodé dans le milieu des agences et des studios de l'époque : les alphabets d'Excoffon n'étaient pas modernes.
C'est tout l'intérêt du livre de David Rault, remettre dans son jus, son époque le travail de cet autodidacte, le restituer et nous le faire découvrir...
Bref, je ne vais pas en dire plus.
Si vous êtes graphiste, ce second opus de David Rault doit impérativement rejoindre son Guide pratique de choix typographique -- que vous avez, rassurez-moi, à portée de clavier ou de main...!
Seul petit point auquel on s'habitue très vite, le livre est en anglais et français et il vous faudra parfois sauter une page pour poursuivre votre lecture...
Revue Prescrire Mai 2011 n°331 : Bouger en accouchant
Ecrit par une kInésithérapeute et une psychomotricienne, cet
ouvrage d'anatomle en rapport avec le mouvement" montre comment le
bassin de la femme bouge et se transforme, notamment lors de
l'accouchement, en fonction des positions et des mouvements
(mouvements du rachis et des membres Inférieurs en particulier)
(1)
Les premiers chapitres font cheminer le lecteur pas à pas dans
la compréhension de l'anatomie du bassin, statique et en mouvement
Les nombreux dessins anatomiques du bassin sont souvent replaces
par "transparence" sur le dessin du corps de la femme, ce qui
permet d'intégrer d une façon concrète les notions exposées Dans
les chapitres suivants, les auteures intègrent la descente du fœtus
dans le bassin, puis l'analyse des diverses positions
d'accouchement. Enfin, les différents mouvements que la femme peut
effectuer pendant le travail et l'accouchement sont envisagés, avec
la description de leurs conséquences sur le bassin. Des
propositions concrètes de postures sont présentées, sans néanmoins
être dogmatiques.
Tout au long de cet ouvrage, les illustrations, principalement
des dessins réalises par l'une des deux auteures, sont claires et
précises. Des propositions pratiques afin de repérer les éléments d
anatomie sur soi-même, les imaginer ou expérimenter l'effet de
positions sur la configuration du bassin, sont ajoutées a maintes
reprises. Un Index des mots utilisés renvoyant a leur définition
est placé en fin d'ouvrage, suivi d'une page de bibliographie.
Cet ouvrage précis et facile à lire peut être utile aux
professionnels de la naissance. Ils peuvent aussi mieux comprendre
et expliquer l'anatomie en rapport avec les mouvements du bassin,
dont les notions sont difficiles a bien percevoir Les futurs
parents peuvent aussi y trouver des conseils et des Informations
pour mieux connaître le corps de la femme et mieux se préparer à
l'accouchement.
Question Parents
Cet ouvrage aborde toutes les aspects, physiologiques et pratiques du chant prénatal. Il en explique le pourquoi et le comment, à chaque étape de la grossesse. Les ateliers de chant prénatal proposent des exercices originaux basés sur la voix et la respiration qui permettent aux femmes enceintes de s'approprier pleinement de leur grossesse et cet événement majeur et unique qu'est l'accouchement.
Graphos (blog)
Les éditions Atelier Perrousseaux, qui nous ont déjà gratifiés de deux superbes volumes d’une Histoire Typographique qui est devenu un ouvrage de référence incontournable sur le sujet, viennent de faire paraître un nouvel ouvrage sur un sujet fort peu traité par les historiens de la typographie, j’ai nommé la « lettre française d'art de main » ou « lettre façon d'écriture », plus connue sous le nom de « lettre de civilité ». À la frontière de la typographie et de la calligraphie, ces lettres sont calquées sur une des cursives de l’époque et servaient à imprimer notamment des manuels éducatifs. On les composait dans ce caractère bien particulier en se disant qu’il était plus facilement lisible à l’âge où l’on apprend à lire et à écrire justement cette cursive scolaire. En dehors de l’ardu problème typographique qui consiste à rendre par des rectangles de plomb toutes les subtilités d’une cursive avec ligatures, trait continu et caetera, ces lettres sont très esthétiques et loin, dans leurs formes, des caractères romains et italiques auxquels une typographie plus classique nous a habitués et plus proches d'une cursive gothique que nous étudierons bientôt chez Graphos.
Découvrez donc dans cet ouvrage les liens qui ont perduré tardivement entre typographie et calligraphie, les influences réciproques (si, si) entre ces deux modes de production du texte écrit, cela vous donnera bien des idées et des modèles desquels vous inspirer pour calligraphier ce caractère un peu oublié du corpus calligraphique habituel. Les nombreuses illustrations sont accompagnées d’un texte remarquable de Rémi Jimenes qui met parfaitement en valeur à la fois la naissance, l'évolution et l’utilisation typographique de ce caractère mais aussi les influences de et sur la calligraphie de cette cursive, bien loin des modes d'inspirations qu’y puiseront plus tard Hermann Zapf ou Alan Blackman.
Bref, pour une fois un ouvrage qui met en lumière les nombreuses interrelations entre typographie et calligraphie et une bien belle source d’inspiration pour nous autres scribes.
>[Sylvie Litté]
La sortie du beau livre de Rémi Jimenes sur les caractères de civilité était attendue avec impatience par de nombreux bibliophiles. Il vient heureusement compléter la série d’ouvrages d’Yves Perrousseaux sur l’histoire de la typographie.
La tâche était ambitieuse, aucun ouvrage en langue française de cette ampleur n’avait encore couvert le sujet, un comble pour un art typiquement français !
Sa lecture est un vrai plaisir ; on y apprend des tas de choses sur les « lettres françaises d’art de main », des origines à ses développements successifs (je dirais même ses mutations) jusqu’au XIXe siècle. On savait le style de ces caractères dérivé des écritures de chancellerie. Une nostalgie de copiste, pourriez-vous penser, que nenni ! Il s’agissait, au contraire, d’une volonté délibérée des humanistes de la Renaissance de « faire moderne » et d’affirmer la grâce et le caractère (c’est le cas de le dire !) des lettres françaises sur les italiennes.
Si Geoffroy Tory, le précurseur, défend la langue française, qui n’a rien à envier en beauté à la latine, c’est pourtant aux caractères romains qu’il s’attache à fixer les justes proportions. Il avait bien envisagé de traiter en parallèle des lettres françaises: « Si j’eusse pu trouver mention par écrit de nos susdites lettres de forme et bâtardes … je les eusse mis en ordre selon leur due proportion ». Et oui, seulement, il ne risquait pas d’en trouver en 1529, le bougre, puisque c’est Robert Granjon, en 1557, qui, le premier, publia un ouvrage en cursive gothique !
A l’origine de toute typographie il y a une écriture manuscrite que le graveur prend pour modèle, le style italique de Griffo des éditions aldines cherchait aussi à se rapprocher de l’art inimitable de la main. Mais les caractères de civilité se rapprochent plus fidèlement encore de la souplesse des lettres cursives ; à l’origine, ce sont des variantes de la gothique bâtarde (ce qui est plutôt paradoxale car l’écriture gothique n’était plus à la mode depuis quelques décennies, au point que Pétrarque écrivait déjà qu’elle avait été inventée pour autre chose que pour être lue !). Ensuite, il faut un modèle, les Maitres d’écriture royaux sont de bons candidats ; Pierre Habert, calligraphe et valet de chambre du Roi, a pu inspirer Granjon, tandis que Pierre Hamon, calligraphe réputé, a inspiré Philippe Danfrie.
Il faut avoir l’œil exercé pour distinguer tel type à tel autre, mais comme les autres ouvrages de la série, celui-ci est très pédagogique et il vous donne l’inventaire des différents types, comme ceux de Granjon, par exemple : les capitales, les bas de casse, les ligatures, les finales. Voilà l’art de main décodé !
Cette nouvelle typographie sera contrefaite malgré le privilège dont bénéficie Granjon pour 10 ans, et se diffusera rapidement, en France mais aussi à l’étranger, notamment dans les pays du Nord. Pourtant, le caractère de civilité ne parviendra jamais à supplanter les lettres romaines. Il est d’un usage plus difficile pour l’imprimeur, et le crénage des types les rend fragiles à la presse.
Ce que le livre de Rémi Jimenes montre bien c’est la fortune en dent de scie de cette typographie. A la mode de 1560 à 1620, elle disparait presque complètement au XVIIe siècle, pour revenir en force au début du XVIIIe siècle. Seule exception confirmant la règle, le météore Pierre Moreau, qui invente une nouvelle typographie tirée des arts de la main, selon une démarche proche de celle de Robert Granjon. Mais il appartient à la corporation des Maitres-écrivains et non à celle des imprimeurs et son expérience sera vite brisée par ces derniers.
Le gothique cursif s’offre donc un come back tonitruant dans les années 1730 grâce à Jean Baptiste de la Salle, le fondateur des Ecoles Chrétiennes, qui publie en 1703 Les Règles de la Bienséance et de la Civilité Chrétienne. Cette fois le pli est pris, il deviendra difficile ensuite de publier un livre de civilité qui ne soit pas composé avec ces caractères, sauf bien plus tard, lorsque les éditeurs ne verront plus de motifs à suivre un style que plus personne n’utilise et ne lit facilement. C’est l’âge d’or de la civilité, plus de 200 ouvrages ont été comptabilisés entre 1703 et 1863 !
Les lettres sages et bien alignées de Granjon et de ses suiveurs étaient principalement réservées aux textes officiels, aux ordonnances, privilèges et autres épitres dédicatoires, mais le Gothic Revival de la période suivante touchera surtout les éditions populaires et la production de colportage : mauvais papier, souvent manipulés par les enfants, reliures modestes (si on excepte le maroquin bleu de Duru pour l’exemplaire du Baron Pichon des Règles de la Bienséance !). Ces manuels faisaient coup double, celui d’enseigner les règles de savoir-vivre en même temps que l’écriture manuscrite. L’ouvrage montre bien les cousinages entre la typographie de civilité et les manuels de calligraphie destinés à enseigner l’art de bien former les lettres, la ronde et la bâtarde.
On regrette juste que cette partie consacrée aux productions proprement calligraphiques des Maitres-écrivains, les Louis Senault, les Honoré-Sébastien Roillet, etc, ne soit pas plus développée. Sans doute par ce que leurs ouvrages étaient plus souvent gravés que typographiés.
A la fin de l’ouvrage un appendice donne un inventaire utile des principales éditions de livres scolaires rédigés avec des caractères de civilité, depuis les Règles de la Bienséance de JB de la Salle, pour qui voudrait commencer une collection de ces impressions pittoresques.
Impossible de traiter sur une seule page, fut-elle internet, de toute la richesse du livre de Rémi Jimenes, Le mieux reste de le lire. Bon, je vous laisse, et j’y retourne…
Il est bien trop rare que les éditeurs modernes –entendons, les éditeurs d’aujourd'hui– accordent suffisamment d’importance à la «mise en livre» des manuscrits qui leur sont confiés. Pourtant, les travaux d’histoire du livre montrent bien non seulement que le texte ne saurait exister seul, mais que le livre en tant qu’objet apporte au lecteur, par les dispositifs matériels qu’il met en œuvre, bien autre chose que le seul texte. «Mettre en livre» avec compétence et élégance un livre qui traite précisément d’un aspect de la «mise en livre», à savoir l’histoire du caractère typographiques, est tout particulièrement bien venu.
On ne peut par conséquent qu’être reconnaissant à l’éditeur Atelier Perrousseaux de l’ouvrage que Rémi Jimenes a consacré aux Caractères de civilité d’avoir réussi à nous offrir un livre dont l’élégance formelle se combine avec un contenu textuel de qualité. L’étude de la typographie et des caractères reste trop peu développée en France, et encore mal intégrée aux travaux d’histoire générale du livre –une exception remarquable étant bien évidemment celle du Musée de l’imprimerie dirigé par Alan Marshall à Lyon. L’exposition d’Écouen sur Geoffroy Tory et son Champfleury constitue aussi, en ce moment même, une excellente occasion d’approcher ce domaine.
Rémi Jimenes, doctorant au CESR de Tours, définit les caractères de civilité, alias lettre française d’art de main, comme « une typographie gothique reproduisant l’écriture cursive qu’employaient les hommes de plume français au milieu du XVIe siècle » (p. 10). Histoire et civilisation du livre donnera de cet élégant volume un compte rendu circonstancié, mais le sommaire que nous publions ci-dessous donne une bonne image d’un contenu présenté à la manière d’une pièce de théâtre classique.
Les diverses éditions des Jeux Olympiques d'hiver ont été le décor privilégié de nombreux athlètes pour inscrire leurs plus belles performances dans la légende du sport hivernal. C'est ce que nous rappelle ici Eric Monnin, professeur français d'éducation physique à l'Université technologique de Belfort-Montbéliard et ancien champion de judo, au fil des chapitres de son histoire des Jeux Olympiques d'hiver. Il décrit la place essentielle de cette compétition sur la scène sportive internationale, de la première édition tenue en 1924 à Chamonix jusqu'à nos jours. Tout en privilégiant une approche historique, l'auteur n'en néglige pas pour autant l'aspect émotionnel indissociable à la compréhension de toute compétition sportive. En effet, les pages vous font vivre le bonheur et le désarroi des athlètes au cours des diverses éditions des Jeux. Richement documenté par des images d'archives du Comité International Olympique, De Chamonix à Vancouver: un siècle d'Olympisme d'hiver est une lecture qui s'adresse aux curieux, mais également aux passionnés souhaitant parfaire leurs connaissances des sports et des Jeux Olympiques d'hiver.
Article paru dans Le Point n°2009 du 17 mars 2011 !
Article dans la revue Plume mars-mai 2011
Madame Vigot-Lagandré présentée par le journal l'Indépendant ! Honneur aussi aux légumes !
Article de "La Marseillaise"
Le Pays de Forcalquier-Montagne de Lure est ancré dans l'histoire de la typographie. Le village de Lurs y accueille «Les Rencontres Internationales de Lure», créées en 1952 par MaximilienVox et, plus récemment, la Communauté de Communes a été labellisée «Pays du Livre et de l'écriture», dans le but de fédérer les professionnels du livre et de leur donner les moyens d'exercer leur activité. Après avoir habité Forcalquier, YvesPerrousseaux est maintenant installé à Reillanne: «Actuellement à la retraite, j'occupe mon temps, avec un plaisir certain,à réaliser une Histoire de l'écriture typographique, en plusieurs tomes, de Gutenberg ou 20' siècle». Le Bas-Alpin explique qu'«une telle démarche n'avait pas été réalisée depuis les travaux de FrancisThibaudeau au début des années 1920. Je veux transmettre, d'une façon didactique, ce patrimoine culturel mal connu, en France du moins,qui a fixé à travers les époques,les modes et l'évolution des techniques, la pensée de l'homme dans le livre et d'une façon plus générale dans l'imprimé». L'ensemble de cette Histoire de l'écriture typographique, en plusieurs volumes,est conçu pour proposer une vision générale et complète du sujet. C'est en quelque sorte une véritable encyclopédie de la typographie,et c'est une première dans le monde.«De gros problèmes de santé m'ont fait perdre plus de deux ans,continue YvesPerrousseaux. Mais que les lecteurs se rassurent : le troisième volume vient de paraître, le quatrième est en préparation,il sera consacré au 19e siècle...»
L'atelier Perrousseaux l'éditeur vient de s'offrir une cure de jouvence et arbore, désormais un nouveau logo, remis à jour de la première livrée créée par YvesPerrousseaux à la fin des années 1960,dans le que l'on retrouve toujours le hibou,vénérable emblème de la maison. Ce changement n'est pas uniquement cosmétique, puisqu'il préfigure la nouvelle ligne éditoriale de Perrousseaux pour 2011. En effet,outre les ouvrages de typographie et de graphisme qui continuent d'être le cœur de la collection, l'année qui vient verra arriver également deux nouvelles sous-catégories au sein du catalogue: Bandes dessinées et Internet. La collection Bandes dessinées présentera des ouvrages d'analyse et de réflexion autour du 9"art, point de convergence logique des thèmes chers à l'atelier Perrousseaux (l'image et le langage) ; les deux premiers titres,Entre l'élite et la plèbe de Jean-NoelLafargue et L'espace blanc entre les cases de StéphaneDeschamps, sortiront en fin d'année 2011. L'autre nouveauté, la collection Internet, aura pour but d'éditer des ouvrages de typographie adaptés et destinés aux développeursWeb, répondant clairement à des problématique en perpétuelle évolution. Les deux premiers titres, qui traiteront de la Lisibilité de la typographie sur Internet et des Grilles & de la macro-typographie de la page Web, signés respectivement par AurélienFoutoyet et Anne-SophieFradier, seront publiés à la fin 2011.
Topoguide du corps humain
Article paru dans "Décision santé" du mois de décembre 2010
LE LIVRE DU MOIS
Comment palper le corps
Loin des traités anatomiques à la française, voici un ouvrage d'un nouveau genre. Il ne vise pas l'exhaustivité. L'objectif pédagogique est plutôt d'apprendre au lecteur à repérer, puis à palper les différentes structures. L'ensemble des viscères et organes sont donc écartés. En revanche, le lecteur est conduit peu à peu à reconnaître les différents systèmes musculaires et squelettiques.
À la manière des sentiers de randonnées, il s'agit ici d'explorer le corps humain à la manière d'un territoire inconnu. Au-delà de nombreuses astuces pédagogiques, la lecture est largement aidée par 1200 dessins. Si l'ouvrage est destiné en priorité à des ostéopathes et autres massothérapeutes, il sera utile à de nombreux soignants curieux de ces nouvelles thérapies.